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Bon, on va pas se voiler la face, l’étude, assez superficielle, de mon cours de communication corporate ne m’a servi à rien pour mon examen. Par contre, cela a éveillé en moi une question : quelle est la place des outils du web 2.0 dans le lobbying ?

Cette question doit être séparée en deux volets, dont le premier sera traité ici. Il s’agit tout d’abord d’étudier la place que pourrait prendre les outils du web social au sein même des structures de lobbying. Je vais surtout m’intéresser aux structures des lobbys européens, puisque ce sont les seules que je connaisse. Le second volet sera d’évoquer l’utilisation de ces outils pour une communication entre ces structures de lobbys et leurs cibles, que ce soient les institutions européennes, les médias ou le grand public.

La question de l’utilisation en interne des structures de lobbying d’outils du web 2.0 peut sembler peu pertinente. Il serait tout à fait possible de ne pas différencier cette question de celle liée à n’importe quelle organisation. Néanmoins, les structures quelques fois particulières des associations européennes de lobby soulèvent quelques considérations particulières.

Ainsi, même si on commence à remettre en cause cette manière de fonctionner, il est bon de rappeler que les principales structures de lobbys industriels sont des associations très hiérarchisées. Ce sont souvent des organismes qui rassemblent des associations professionnelles nationales, elle-même rassemblant les grandes entreprises nationales du secteur concerné. Ces méga-structure dont la seule force est la représentativité sont totalement inadaptée à l’utilisation d’outils du web social. Leur flexibilité est quasiment nulle et la nécessité de trouver de respecter une forme de hiérarchie et de trouver des compromis entre de nombreux acteurs très divers rend impossible la mise en place de wikis ou de blogs sans provoquer une guerre de tranchées. Et même si ces outils permettaient de développer des positions communes, il est fort probable que celle-ci seraient remises en cause par leur manque supposé de légitimité.

Mais ces structures monolithique ont montré leurs limites au niveau du lobbying européen et une évolution profonde est en cours dans ce milieu. On voit donc émerger des structures plus flexibles et fondamentalement différentes. Ainsi, les structures transversales et crées sur des dossiers spécifiques et temporaires deviennent petit à petit courantes. Cette forme de structure se rapproche indubitablement d’équipes virtuelles. Autours d’un sujet particulier, des experts (les lobbyistes sont fondamentalement des experts, où en mandatent pour leurs dossiers souvent très techniques) se penchent sur des solutions précises et techniques. Ils viennent d’entreprises et d’organisations différentes (industries, associations de consommateurs, ONG,…) et effectuent un travail de traitement d’information. Les outils collaboratifs de traitement de l’information devraient sans aucun doute constituer un atout formidable pour ce type de structure. Du wikis interne au partage d’informations via du social bookmarking, les outils du web 2.0 peuvent même participer à une réduction importante des coûts. La collaboration virtuelle intensive que permet ces outils va rendre les nécessités de déplacement moins importantes, mais surtout va ouvrir la porte à l’intégration d’experts extérieurs bien plus éloignés de Bruxelles au sein des réflexions qui vont animer la structure.
De plus, les problèmes très clair de Knowledge Management que posent ce type de structures temporaires pourraient en partie être traité par une utilisation intelligente des outils de collaborations de nouvelle génération et permettre une meilleure conservation et partage non seulement dans l’équipe même du projet, mais aussi avec d’autres équipes qui pourront se servir des réflexions déjà émises dans leurs propres travaux.

Bien sur, tout cela est avant tout une question d’évolution des modes de fonctionnement. Mais il semblerait que cette évolution est actuellement en cours. Et il me semble qu’il ne serait pas nécessairement stupide de réfléchir à ces nouveaux outils de collaboration qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’évolution des pratiques de lobbying vers plus d’efficacité. Peut-être que cette question n’intéresse que moi, mais si vous avez un avis, il m’intéresse énormément vu que ce que j’évoque ici sont de simples réflexions sans m’appuyer sur une quelconque expérience !

Ces deux derniers jours m’ont fourni plein d’occasions de parler des trending topics sur Twitter et la modification du service aujourd’hui est une raison supplémentaire, ce qui me fait néanmoins rentrer dans le rang des blogs qui parlent de Twitter. Ma conscience pourra-t-elle y survivre ? Ca devrait aller, je crois…

Cette fonction est, je crois, assez récente. En tout cas, je ne l’ai remarqué qu’il y a peu, et depuis deux jours, je constate qu’on peut y trouver pas mal de pépites.
Mes choix :
#Apple Shampoo : quoi ? Apple se lance dans les cosmétiques ? Allons donc voir ce qui s’y passe… Et en fait, non, personne ne sait de quoi ça parle à part celui de qui tout à commencé, mais qui ne prévoyait pas qu’Apple allait étendre sa gamme pour tenter de concurrencer Procter & Gamble. Il évoquait simplement une chanson du groupe de punk-rock FM Offspring, et demandait de choisir entre le titre Apple Shampoo ou Josie. C’est Apple Shampoo qui a gagné, victoire inscrite dans la conscience collective, c’est à dire Wikipedia.
#TwitterPornName : vous connaissez sans doute ce spam qui circulait déjà par mail. Vous receviez d’un ami une liste avec les noms d’acteurs/trices porno de chacun de ses amis, constitué selon le jeu du nom de votre rue de naissance et du nom de votre premier animal de compagnie. Totalement anodin, crois-t-on ? Sauf que ces informations sont utilisées par de nombreux site comme question de sécurité. Un petit malin mal intentionné pourrait s’en servir pour pirater vos divers comptes sur le net ! Mais malgré cela, il semblerait qu’une grande partie de la communauté Twitter est tombée dans le panneau vu que #TwitterPornName est resté plusieurs jours de suites dans les trending topics alors même que de nombreux utilisateurs avertis préconisaient la prudence.
#fixreplies ou #twitterfail : plus la communauté de Twitter grandira, plus celle-ci va devenir réfractaire au changement. On l’a bien vu avec Facebook où chaque petit ou grand changement du site apporte son lot de groupes « rendez-moi le vrai Facebook ». Ici, il s’agit d’une modification dans le mécanisme de de replies de Twitter (pour plus de détails, je vous invite à lire le blog de Twitter). Ca ne change pas grand chose, mais cela réduit d’une certaine façon le potentiel de découverte de nouveaux utilisateurs. Rien de fondamental, néanmoins, mais suffisamment pour déchaîner les passions, propulsant deux mots-clef de protestation dans les trending topics (#fixreplies et #twitterfail).
Tout ça pour dire quoi ? Pas énormément de chose, si ce n’est que ce mécanisme qui peut sembler à priori intéressant doit absolument être revu rapidemment, vu sa puissance et la facilité à laquelle on peut le détourner. Facile de faire lire un tweet et augmenter son taux de clics sur un lien commercial, il sauffit d’intégrer dans le tweet les quelques sujets les plus tendances et toutes les personnes qui cliquerons sur ce sujet verront votre tweet promotionnel. Et le comble, c’est que cela renforce la tendance et donc permet d’utiliser encore plus ce mot-clef pour être visible. Bref, à moins de trouver un moyen de modérer l’utilisation de ce trending topics, il va vite perdre son intérêt, puisqu’on risque bientôt d’y trouver plus de spams que d’infos pertinentes !

Ces derniers jours, je suis tombé sur deux sites Internet autours de campagne de communication de deux marques fort différentes, et pourtant relativement similaire (les campagnes, pas les marques). D’une part, The Steamy Room par l’agence LDV United pour Pearle (design du site par The Parking Lot) ; d’autre part Fear Tracker par 1MD.be et Bwat pour VW. On s’attend à priori plus à voir VW utiliser du web interactif vu la cible plutôt « jeune » de ses voitures Golf et Polo, tandis que Pearle est relativement coincé par une communication assez traditionnelle à la télévision. Pourtant, les deux marques se retrouvent côte à côte avec un mini-site web interactif qui propose de mettre en avant deux produits : les lentilles de contact pour Pearle, la Golf GTI pour VW. Ces deux campagnes sont assez intéressantes, chacune ayant des forces et des défauts. Petite analyse…


Commençons par celui dont on m’a le moins parlé, Pearle, et ses lentilles de contact. Le mini-site The Steamy Room vous propose de voir combien les lentilles de contact sont avantageuses dans certaines situations. Ainsi, vous vous retrouvez, muni de vos lunettes, à l’entrée de vestiaires (homme ou femme – le vestiaire des hommes étant bien évidemment sensé attirer les femmes, et inversement pour celui des femmes. Vision un peu simpliste, mais bon, passons…). Il fait chaud, les protagonistes sont sexys et gentiment dénudés, mais vos lunettes s’embuent continuellement à cause de la vapeur, ce qui vous oblige à agiter continuellement votre souris pour les essuyer et vous empêche de profiter pleinement du joli spectacle qui s’offre à vous.

La première grande force de The Steamy Room est la clarté du message : les lunettes vous gâchent certains moments agréables, passez aux lentilles. La marque Pearle et le produit sont visibles tout au long du site, on sait de quoi on parle. De plus, cela s’accompagne d’un Call to Action bien agressif puisqu’on vous offre un bon pour un kit gratuit de lentilles de contact mensuelles ou 5 jours de lentilles de contact journalières.

Mais tout n’est pas rose au pays des lentilles. L’action souffre de sérieux désagréments. Deux désagréments principaux sont à noter. Le premier est la structure même du site. En comparaison avec le site pour VW, l’accès au jeu est moins naturelle. En rentrant par l’URL de base (www.thesteamyroom.be), plusieurs clics et choix doivent être effectués pour accéder à l’application. Cela n’a l’air de rien, mais le choix de langue puis le clic sur « commencer le jeu » alors qu’on peut également cliquer sur 6 autres liens qui ont l’air vachement sympas aussi diminue inutilement le taux d’arrivée dans le « jeu ». Cela est corrélé avec le fait qu’une fois le jeu lancé, il ne se termine pas tout seul. Il continue indéfiniment jusqu’à ce qu’on clique sur un autre lien pour en sortir. L’autre approche qui consiste à d’abord faire participer au « jeu » puis seulement montrer l’offre promotionnelle me semble plus pertinente, et ne nuit pas, tout du contraire, à la réussite en « nombre » de l’offre promotionnelle.

Deuxième gros point noir de The Steamy Room, le manque de « viralité » de l’action. Certes, on peut créer une e-card où on est entouré d’hommes (si on est une femme) ou de femmes (si on est un homme) et l’envoyer à ses amis. Mais pas de petits boutons pour twitter, facebooker, bloguer et autres. Cela limite bêtement le potentiel de déploiement de l’action sur le web !

Rajouter à cela une production juste correcte, notamment en terme d’intégration du jeu dans le site, ainsi que quelques petites erreurs de détails comme la cible « étudiant » un peu trop visible dans les petits caractères, et vous risquez de voir une action pourtant bien pensée échouer à cause de détails assez « techniques » finalement.

De l’autre côté du ring, VW nous offre un tout autre visage. En arrivant sur Fear Tracker, on n’a aucune idée de la destination du site. Tous les détails font réellement croire à une bande annonce pour film d’horreur. Pendant le chargement, les instructions nous sont données. On va visionner une bande annonce interactive et on pourra insérer des images et des sons en appuyant sur des touches de notre clavier. Après quelques images, on comprend que le ton de l’humour est de mise, tant par la voix off qui présente le film que par les sons et les images que l’utilisateur insère pendant le film. L’ambiance fait directement penser à La Cité De La Peur, c’est assez drôle et bien foutu, jusqu’à la fin du film où on apprend que le protagoniste principal n’est autre que la nouvelle Golf GTI.

La grande force de l’action, au delà de son aspect « gratuit » et offert, de la bonne structure du site et des incitants à la dispersion de l’action, est sa production. Le film est réellement bien foutu, les interactions avec l’utilisateur marchent plutôt pas mal (en tout cas en version française), l’humour, même si il n’est pas original pour un sous, fonctionne si on prend la peine de s’y attarder.

Car c’est le gros problème de cette action. Il est presque impossible de savoir à quoi est destiné ce film si on ne va pas jusqu’au bout (oui, on peut apercevoir le sigle VW dans le film, mais bon, à la première vision, je ne l’avais pas vu). De plus, si on est pas attentif, l’humour peut nous passer complètement au-dessus de la tête et on risque alors de quitter le site sans avoir vu la marque.

On peut aussi regretter le manque de clarté du message. « Envie de crier pour une bonne raison » nous demande le site à la fin du film. Je ne vois aucune raison de crier pour un moteur GTI (ça fait peur, ça va plus vite ?), je ne vois aucun lien entre le film d’horreur et une nouvelle Golf, même en terme émotionnel (puisque maintenant on achète une voiture comme on achète un parfum).

Bref, les forces d’une des actions (lisibilité du message et du produit pour Pearle, qualité et structure de la production pour VW) sont les faiblesses de l’autre. Cela s’explique sans doute par des volontés différentes pour chaque annonceur : Pearle veut faire une action de promo qui va inciter les jeunes à tester les lentilles, il vise donc à avoir le plus de bons imprimés et à faire venir les gens dans le point de vente. Cela se sent et peut réduire à néant les efforts consentis pour rajeunir l’image de la marque. Tandis que VW travaille uniquement sur l’image au risque de ne pas voir l’attribution à la marque se faire correctement et donc n’obtenir aucun résultat pour la Golf. Un équilibre entre ces deux approches est possible, peut être en mettant ensemble les stratèges de Pearle avec les créatifs de VW ?

Voilà, je viens de passer une heure à effacer mes photos, enlever le marquage d’autres, me désinscrire de la plupart de mes groupes et de toutes les pages promotionnelles de Facebook. Pourquoi, me direz-vous ? Et bien parce que les conditions d’utilisation du site ont changé. Rien de révolutionnaire, je n’en aurais rien su si quelques articles de blogs n’avaient pas attirés mon attention (ici, ou encore ).

Bon, c’est vrai, le fondateur de Facebook s’explique et on comprend plus ou moins où il veut en venir. Néanmoins, je reste très sceptiques quand à ces nouvelles conditions d’utilisation.

Ce qui change par rapport à la précédente version, principalement, c’est le retrait de l’obligation de Facebook de supprimer vos données du réseau si vous vous désinscrivez du site. Cela implique évidemment que vous ne pouvez pas non plus effectuer ce retrait de donnée sur demande. En d’autres termes, et comme l’explique très bien Zuckerberg, quand vous partagez une photo et qu’elle atterrit sur le compte d’un ami, l’ami en question possède alors cette photo, et Facebook aussi. En soi, ce n’est pas très grave si cela ne permettait pas à l’entreprise d’utiliser ces données à des fins commerciales même quand vous quittez le site.

Vous mettez donc en ligne un article, une vidéo personnelle, quelques photos que vous envoyez à vos amis, et Facebook pourra en profiter tant qu’il en restera une trace sur leur réseau. Partager avec ses amis, c’est donc partager avec Facebook… La comparaison avec les services de webmail n’est pas entièrement fausse, mais elle diffère sur un point très important : un service de webmail ne peut pas utiliser les contenus transmis à des fins commerciales, même si ces données sont toujours présentes sur les serveurs du service après votre désincription.

Bref, sans que cela mette en cause ma politique personnelle d’ouverture aux nouvelles technologies de la communication, à l’ouverture et au partage de donnée sur le net, cela me fait néanmoins douter du contrôle que je peux encore avoir sur les données qui transitent pas Facebook.

Plus que cela, je me suis demandé si j’avais réellement besoin de Facebook, si je ne pouvais pas simplement supprimer mon compte pour limiter les dégâts. Mais je ne crois pas que cela soit réellement une solution. Se priver d’outils efficaces et répandus ne doit pas être une réponse à une menace sur la vie privée. Je me servirai donc désormais uniquement de Facebook afin de communiquer à des personnes des informations factuelles temporaires. J’y hébergerai le moins possible de données exploitables et je conseillerais à toute personne qui produit des documents sur lesquels elles souhaitent conserver des droits de ne pas les publier sur Facebook et de les retirer dès à présent du site.

En gros, Facebook va devenir pour moi une sorte de Caramail amélioré, ce mythique service qui a fermé ses portes ce week-end… Quand on compare à l’ambition de base du réseau social, il y a un écart, ou plutôt un canyon.

Je n’ai certainement pas pour objectif de transformer ce blog en un nouveau Fluctuat.net ni Chronicart. Je ne souhaite pas obtenir un niveau de webdesign qui fasse dire à mes visiteurs : « Ouaw, quel beau menu ». Je ne cherche pas à un jour peut-être gagner de l’argent avec ce que j’écris ici. Néanmoins, je considère qu’il y a quelques réflexes formels et technologiques indispensables pour un blog, dont le premier est sans doute la mise en avant d’un flux RSS.

Vous savez, ce petit bouton orange en forme d’onde radio ? Pour ceux qui ne le sauraient pas (il y en a), il s’agit d’une technologie qui permet de recevoir les mise à jour d’un site qui est pris en charge sous forme de listes d’article et de page, mais de façon automatique. Pas besoin d’aller voir sur le site en question, ni d’appuyer sur un bouton quelconque, chaque fois qu’un nouvel article est posté, le titre, un résumé ou l’article au complet apparaîtra sur votre lecteur de flux RSS (dont le plus connu, online, est sans doute Google Reader).

Pourquoi est-ce important ? Parce que certains d’entre nous ne passent pas leur vie devant leur écran, et encore moins à vérifier régulièrement si de nouveaux articles sont arrivés sur les sites qu’ils apprécient. Dès lors, il est indispensable de pouvoir signaler à nos lecteurs occasionnels que des nouvelles fraiches sont en ligne. Le mécanisme de newsletter est bien connus, mais il est assez contraignant (parce qu’il faut la rédiger, la newsletter), intrusif et donc peu efficace (combien de newsletter effacée sans y jeter un oeil ?). Le flux RSS est automatique (mais configurable), peu intrusif et donc laisse le choix au lecteur.

Si j’écris cela maintenant, c’est parce que je croyais que l’idée de flux RSS était comprise et appliquée par tous les bloggeurs de qualité. Et je me suis rendu compte qu’en fait non. Je lis régulièrement des blogs très bien rédigé et très intéressants qui ne dispose pas du sacro-saint bouton d’affiliation RSS. Ou encore, mes collègues apprentis journalistes de l’ULB qui tiennent un site d’information médias en ligne Sic! (que je vous invite à consulter) n’ont pas compris que ce bouton devait être visible, donc en haut de leur page d’accueil. Il est tellement bien caché sur le site (un petit bouton, en bas de la colone à droite) que j’ai du envoyer un message pour leur suggérer d’en mettre un pour apprendre qu’il y était déjà.

Cela n’a l’air de rien, mais de nombreux site ont déjà raté mon affiliation simplement parce que, comme je ne trouvais pas de bouton RSS facilement accessible, et que j’avais la flemme d’ouvrir mon agrégateur, faire un copier/coller de l’URL du site et espérer que cela fonctionne, je ne l’ai simplement pas suivi.

Donc voilà, un petit billet en tout amitié pour les quelques blogueurs amateurs, comme moi, qui me lisent, pour leur suggérer un tout petit effort de ce côté !

Je ne suis pas un « early adopter ». Je viens seulement de commencer réellement à me consacrer à Twitter. Mais comme tout le monde, j’ai des zines (comme on dit par chez nous). Et je me suis par exemple entiché du site Plurk.com suffisamment tôt pour vous proposer une petite review de son évolution, et même une petite comparaison avec le concurrent-phare Twitter.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Plurk est un service de micro-blogging qui propose donc comme Twitter de poster des messages de maximum 140 caractères que toutes les personnes suivant votre flux pourront lire. Quelles différences fondamentales avec Twitter qui justifie que l’on s’y intéresse? Aucune. Fondamentalement, le service est le même. Mais il existent une série de petites différences qui, je crois, ont mises l’une à côté de l’autre une influence considérable sur la manière dont on l’utilise.

Quelques différences en vrac : les plurks (correspondants des twits – les petits messages postés donc) de toutes les personnes que vous suivez s’affichent sur une ligne du temps colorée, personnalisable avec des petits monstres tout à fait sympathique. Chaque plurk a sa petite fenêtre propre (en plus de son URL) sur cette timeline et quand on clique sur cette fenêtre s’affiche toutes les réponses faites au plurk. Conséquence de ce changement d’interface, en plus de rendre ce service beaucoup graphiquement attirant, il facilite grandement les discussions. Evidemment, différents clients twitter permettent de faciliter ces conversations, mais plurk le fait « nativement ».

Néanmoins, cette interface rend le partage de lien et la promotion beaucoup moins efficace à mon sens pour la simple raison que les plurk sur la timeline sont coupés après une quarantaine de caractères. L’utilisateur de cette façon doit faire une démarche positive (cliquer sur le plurk) pour voir le message dans son entierté et donc le lien éventuel, ou la description de celui-ci. Ce défaut est en partie compensé par la prise en charge dans Plurk des images et des vidéos de YouTube (et DailyMotion je crois).

Bon, à part cette différence d’interface, le système de Karma est une autre différence marquante. Le Karma est un score de chaque utilisateur qui mesure son activité sur le site. L’algorythme qui le mesure n’est pas connu, mais il comprend le nombre de messages postés, les réponses à ces messages, les personnes qui deviennent fans (des followers sur Twitter) et ceux qui vous demandent de devenir amis (followers réciproquent qui nécessite de s’accepter l’un l’autre). En soi, cela a pour effet de motiver certains, parce qu’un Karma élevé permet d’accéder à des bonus de customisation de sa timeline, des nouveaus smileys.

Mais surtout, ce Karma va me permettre, sans chiffre d’adhésion du site, de supposer l’évolution de son adoption. En effet, il est possible sur ce site de suivre l’évolution du karma de chaque utilisateur. Mais également sur la page d’accueil l’évolution du karma moyen sur Plurk.

Si on en croit la courbe ainsi dessinée, on constate qu’après une période turbulente jusque fin avril 2008, la courbe de Karma a soudainement chuté. Cela correspond de toute évidence à une période de forte adoption du service Ryanlim, et donc probablement à une forte adoption de Plurk. En effet, des gens avec un Karma proche de zéro, des débutants, sont arrivés en masse pour utiliser le service ce qui a forcément fait baisser le Karma moyen (il est allé plus bas que le Karma moyen d’origine, qui correspond à priori au Karma moyen d’adoption du service de suivi du Karma).

Suite à cette période de forte adoption, on a vu une période de forte augmentation (logique, beaucoup de nouveaux venus, donc beaucoup de gens qui progressent). Ce qui est par contre étonnant, c’est qu’après une période finalement assez plane qui correspond selon moi à un entre-deux (les actifs deviennent de plus en plus actifs, et des nouveaux arrivent suffisamment pour maintenir le Karma moyen à un niveau stable, sans compter les défections « normales »), le Karma moyen est reparti à la hausse (plus ou moins à partir de septembre 2008).

Or, c’est à ce moment-là, plus ou moins, qu’on a pu observer sur Plurk un mouvement de désertion. Il s’explique par la nature même du système de Karma à récompense. Il maintient l’intérêt tant qu’on a des objectifs à atteindre, des palliers. Mais une fois ces palliers atteints, les personnes qui étaient sur Plurk et y postaient pour le système de Karma ne voyait plus l’utilité du site et désertaient. Restèrent les autres, les motivés, qui continuèrent à progresser (moins vite, car la progression du Karma n’est pas linéaire).

Et donc, à priori, à ce moment-là, le Karma moyen aurait du descendre, à cause de l’abandon de leurs comptes par certains haut niveaux. Si il n’a pas diminué, c’est qu’il y a eu des gens pour maintenir la moyenne au même niveau. Deux possibilités alors : des nouveaux arrivants sont arrivés au rythme des désertions et ont soutenus la progression du Karma suffisamment vite ou alors, au contraire, très peu de nouveaux arrivants qui diminuent la moyenne de Karma et les motivés qui compensent alors les pertes engendrées par le départ des autres. Au vu de l’observation sur le terrain, je pencherai pour cette seconde proposition. En Belgique en tout cas, et plus généralement en francophonie, je constate qu’il y a très peu de nouveaux utilisateurs réguliers ces derniers mois.

Tout ça pour dire quoi ? Tout d’abord rappeler que Plurk ne s’utilise pas de la même façon que Twitter. Plurk est un outils de contacts interpersonnels. Il vise à créer des liens personnels entre les utilisateurs ou à maintenir ces liens, à la façon de Facebook. Des groupes se créent, des rencontres en réel s’organisent. Comme Plurk est moins intéressant pour partager des liens et du contenu internet, il sert plus à partager des expériences et des impressions personnelles, sa vie de tous les jours. Par nature, cela n’intéresse que les personnes plus proches. Cela explique selon moi la lenteur d’adoption déduite des éléments ci-dessus et les nombreuses défections. Cela risque par ailleurs de porter préjudice au site, notamment parce qu’il n’est pas utilisable pour faire de la promotion, et que donc on voit mal des gros blogs ou des gros trendsetters s’y installer pour partager leurs avis « professionnels ». Mais c’est aussi ce qui fait le charme de l’outil évidemment, qui est, en réalité, bien plus destiné à un grand public que Twitter.

NDLR : la démonstration ci-dessus est grandement handicapée par un biais de taille. La ligne de mesure du Karma des utilisateurs est en réalité celle des utilisateurs inscrits sur le service Ryanlim. Il se pourrait donc que les tendances décrites soient en fait plus des tendances d’adoption de ce service que celles de Plurk. Néanmoins, ces tendances se confirment par mes constatations dans l’utilisation du service. Cette corrélation s’explique selon moi par le fait que le service est très connu sur Plurk et que de nombreux utilisateurs s’y inscrivent pour suivre l’évolution de leur Karma.