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Le Critikakouatique est un personnage de Fred, dans sa série Philémon. Logés sur leur siège flottant, ils assaillent le bateau-théâtre voguant sur l’océan du A pour assister à sa représentation. S’ils ne sont pas satisfait, ils envoient par le fond le navire et les comédiens qui s’y trouvent.

incredule

Me voici donc à jouer aux critiques en direct théatralisé (puisque je ne fais qu’écouter un CD) pour en livrer les impressions, entre chaud et froid (je réagis à ce que j’entends, mais j’ai déjà écouté l’album auparavant). Une première expérience que j’estime concluante, et que j’espère refaire, un prochain dimanche!

Voici le résumé de l’heure passée en compagnie de Del Naja/Marshall et leurs amis:

Si ça vous intéresse, j’avais déjà parlé de cet album dans mon top 2010

Les médias sociaux, Facebook et Twitter les premiers, attirent depuis maintenant de nombreux mois les projecteurs des médias. Il semble donc logique que le regard des entreprises finissent par s’enflamer pour ces nouveaux outils de communication. Le salon Cocoon fait partie de ces entreprises belges au faîte des tendances. Mais est-ce que l’utilisation de ces outils est optimale ? Analysons…

Il faut bien avouer que Cocoon ne fait pas les choses à moitié : des grands panneaux publicitaires dans tous le pays avec, en bas du panneau, la phrase « suivez twitter.com/cocoonexpo et gagnez ». Pas écrit très grand, mais immanquable de la fenêtre de ma chambe. Il me semble, mais je peux me tromper, qu’il s’agit pour la Belgique de la première campagne d’affichage grand format qui mette en avant un compte Twitter. J’entends déjà les évangélistes du web glousser de bonheur. Mais il serait intéressant de prendre un peu de recul par rapport à cette stratégie.

Selon le dossier envoyé aux candidats exposants, le salon a accueilli plus de 90.000 visiteurs en 2008. Le nombre de compte actif sur Twitter en 2007  était estimé à 2000. En comptant une augmentation de 500% en 2 ans (c’est envisageable, même si c’est peut-être optimiste), on arriverait à l’heure actuelle à 10.000 comptes Twitter actifs en Belgique. On peut donc se demander si l’utilisation d’une plate-forme qui accueille environ 10% en nombre de l’objectif de fréquentation du salon est une bonne idée. Quand bien même la population de Twitter serait particulièrement dans la cible du salon, généralement, on utilise des supports de communication électronique susceptibles de toucher plus de gens que notre cible. Néanmoins, l’idée de faire suivre le compte pour offrir des cadeaux me semble une assez bonne idée : les gens choisissent de dialoguer avec vous parce qu’ils savent qu’ils peuvent y gagner quelque chose.

Bref, je suis très curieux de connaître la réflexion stratégique qui a poussé à indiquer le compte Twitter sur l’affichage du salon. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et jetons un coup d’oeil au résultat concret. Et là aussi, on peut se poser quelques questions… Tout d’abord, les chiffres : 16 following / 20 followers / 26 tweets. C’est négligeable ! Quand au contenu, il est principalement néerlandophone (2 tweets sur 26 en français) et renvoie principalement à la page Facebook. Pas de dialogue, pas de concours pour gagner quoi que ce soit, contrairement à ce qu’annoncé sur l’affiche. On peut pas dire que la présence sur Twitter soit un point fort du salon. Du côté du compte Facebook, par contre, c’est un peu mieux. La possibilité de venir gratuitement un jour au salon en s’inscrivant à un événement, un compte qui répond aux questions qui lui sont posées sur son Wall, du contenu régulièrement posté,… Ca reste assez néerlandophone, mais c’est plus équilibré, et les contenus importants sont traduits (même si il est clair que le compte est géré par une ou des personne(s) néerlandophone(s) uniquement). Bref, on se demande pourquoi ne pas avoir fait la promotion du compte Facebook (qui bénéficie en plus tout à fait des nouvelles adresses personnalisées) plutôt que du compte Twitter sur les affiches, d’autant plus que c’est le cas sur le site de l’événement.

C’est bien beau de critiquer, me direz-vous, mais quoi améliorer alors. Il est d’abord important de se demander si le choix de Twitter était pertinent. Personellement, vu la développement actuel du marché en Belgique, je ne crois pas. Néanmoins, je crois au potentiel de Twitter comme support de dialogue et de promotion d’événements. Mais celui-ci doit alors s’accompagner d’une présence sur l’événements, d’un rappel du compte et d’un hashtag destiné à l’événements de façon a inciter les visiteurs à mettre en ligne leurs propres contenus et avis. Le compte peut ensuite servir à entamer le dialogue avec les visiteurs, à promouvoir certains contenus intéressants. Là, on est réellement dans une utilisation sociale du média alors qu’on est resté plutôt dans une utilisation type « espace publicitaire » dans ce cas-ci. Cela peut encore convenir pour Facebook, mais avec 600 fans de l’événement, on est encore loin du succès de foule et d’un aspect véritablement communautaire…

Malgré toutes ces critiques qui montrent que cette présence sur Twitter est peut-être loin d’être optimale, le fait qu’une entreprise ou qu’une agence se soit intéressée à l’outil et ai décidé à un moment de lui donner une place importante dans sa stratégie (même si cela n’a pas été assumé par la suite – d’autres exemples de ce type suivront prochainement sur ce blog à mon avis) est un signe qui montre que le service Twitter va finir par devenir un support sur lequel on finira par déployer des stratégies marketing pour y capter l’audience et la transformer en clientèle. Prêt pour la déferlante ?

Le texte qui suit est directement tiré d’une partie de mon mémoire actuellement en rédaction. Il me semble pertinent de le mettre en ligne en réaction à certains articles que j’ai lu concernant Twitter dans l’entreprise (ici et ). Désolé donc du format quelque peu indigeste du post, ainsi que de son manque d’accessibilité, mais je tenais à mettre cela en ligne parce que je trouve qu’il faut malgré tout faire attention à l’emballement qu’on observe pour le phénomène Twitter.

Le micro-blogging a le vent en poupe actuellement, en grande partie grâce à la visibilité dans les médias dont bénéficie le service-phare de cette catégorie d’outils : Twitter. Les blogs mais également les médias traditionnels parlent de plus en plus régulièrement de Twitter, que ce soit dans le domaine du journalisme ou du marketing. De l’euphorie extrême au scepticisme le plus complet, on trouve toutes les réactions sur ce nouveau service qui consiste simplement à partager avec un ensemble de personnes qui décident de vous suivre des messages de 140 caractères et à vous-même suivre les messages d’autres personnes.

Il faut bien reconnaître que l’exposition médiatique de Twitter est bien supérieur à sa pénétration au sein du public, quand on compare le site à Facebook. Les dernières statistiques de plus en plus précises sur le site montrent clairement qu’en terme de portée, Twitter est négligeable au niveau mondial et encore plus au niveau belge avec 2000 comptes Twitter en mars 2009. A l’heure actuelle, Twitter serait donc plus un outil de veille à surveiller plutôt qu’un canal à réellement prendre en compte dans une communication externe, même si il est clair que Twitter peut jouer un rôle déclencheur en cas de communication virale.

Quand à la communication interne et le micro-blogging, qu’en est-il ? On l’évoque de plus en plus vu sa popularité, mais le micro-blogging est un service difficile à appréhender, entre la messagerie instantanée, le partage de liens, le réseau social,… Certains analystes sont favorables à l’implantation de ces outils et même en particulier de Twitter au sein de l’entreprise. Il est vrai que Twitter peut être un outil formidable pour des événements d’entreprises. J’ai pu le constater lors de la conférence “Convergence Web” ou le débat se déroulait autant dans la salle que sur Twitter. Ce type d’outil peut alors amener une interactivité dans la rencontre professionnelle qui peut être intéressante à exploiter.

D’autres avantages sont mis en avant pour une utilisation régulière dans l’entreprise. Le partage de la situation de chaque employé (ou Ambient Awareness), où il est et ce qu’il fait, en est un premier (même si certains outils plus précis que Twitter prennent nettement mieux en charge les positions géographiques comme brightkite qui se retrouve dans le paysage des médias sociaux de Fred Cavazza dans la catégorie Partage/Lieux).
La recherche de sources via Twitter peut également être utile, même si cela s’avérera sans doute plus fructueux dans des domaines de niche comme le “cloud computing”, et que pour le reste, Google reste encore de loin plus performant.
Troisième utilisation repérée, la création et le maintien de relations interpersonnelles entre les employés, même si de nombreux autres outils dont les réseaux sociaux sont particulièrement dédiés à cet objectif.
L’échange, le partage (et même l’archivage selon certains) de liens internet est une quatrième utilisation possible de Twitter, et de manière plus générale du microblogging dans l’entreprise. Cette dernière, tout comme les précédentes, est néanmoins nettement mieux prise en charge par d’autres outils plus spécialisés que sont les outils de “social bookmarking”.

Cela montre la difficulté d’aborder le micro-blogging en entreprise. Il permet de faire un peu de tout relativement bien (je reste dubitatif sur l’efficacité du micro-blogging pour archiver des liens internet), mais est assez peu ciblé. Il semble donc particulièrement difficile de prévoir ce que les employés vont faire de leur micro-blog. L’outil semble dès lors plus adapté pour venir en renfort d’autres, car il peut ajouter un “liant social” à ces différents services et individualise beaucoup plus les échanges, ce qui peut, dans certaines situations où il y a un manque de relation inter-personnelles, être un avantage.

Ces deux derniers jours m’ont fourni plein d’occasions de parler des trending topics sur Twitter et la modification du service aujourd’hui est une raison supplémentaire, ce qui me fait néanmoins rentrer dans le rang des blogs qui parlent de Twitter. Ma conscience pourra-t-elle y survivre ? Ca devrait aller, je crois…

Cette fonction est, je crois, assez récente. En tout cas, je ne l’ai remarqué qu’il y a peu, et depuis deux jours, je constate qu’on peut y trouver pas mal de pépites.
Mes choix :
#Apple Shampoo : quoi ? Apple se lance dans les cosmétiques ? Allons donc voir ce qui s’y passe… Et en fait, non, personne ne sait de quoi ça parle à part celui de qui tout à commencé, mais qui ne prévoyait pas qu’Apple allait étendre sa gamme pour tenter de concurrencer Procter & Gamble. Il évoquait simplement une chanson du groupe de punk-rock FM Offspring, et demandait de choisir entre le titre Apple Shampoo ou Josie. C’est Apple Shampoo qui a gagné, victoire inscrite dans la conscience collective, c’est à dire Wikipedia.
#TwitterPornName : vous connaissez sans doute ce spam qui circulait déjà par mail. Vous receviez d’un ami une liste avec les noms d’acteurs/trices porno de chacun de ses amis, constitué selon le jeu du nom de votre rue de naissance et du nom de votre premier animal de compagnie. Totalement anodin, crois-t-on ? Sauf que ces informations sont utilisées par de nombreux site comme question de sécurité. Un petit malin mal intentionné pourrait s’en servir pour pirater vos divers comptes sur le net ! Mais malgré cela, il semblerait qu’une grande partie de la communauté Twitter est tombée dans le panneau vu que #TwitterPornName est resté plusieurs jours de suites dans les trending topics alors même que de nombreux utilisateurs avertis préconisaient la prudence.
#fixreplies ou #twitterfail : plus la communauté de Twitter grandira, plus celle-ci va devenir réfractaire au changement. On l’a bien vu avec Facebook où chaque petit ou grand changement du site apporte son lot de groupes « rendez-moi le vrai Facebook ». Ici, il s’agit d’une modification dans le mécanisme de de replies de Twitter (pour plus de détails, je vous invite à lire le blog de Twitter). Ca ne change pas grand chose, mais cela réduit d’une certaine façon le potentiel de découverte de nouveaux utilisateurs. Rien de fondamental, néanmoins, mais suffisamment pour déchaîner les passions, propulsant deux mots-clef de protestation dans les trending topics (#fixreplies et #twitterfail).
Tout ça pour dire quoi ? Pas énormément de chose, si ce n’est que ce mécanisme qui peut sembler à priori intéressant doit absolument être revu rapidemment, vu sa puissance et la facilité à laquelle on peut le détourner. Facile de faire lire un tweet et augmenter son taux de clics sur un lien commercial, il sauffit d’intégrer dans le tweet les quelques sujets les plus tendances et toutes les personnes qui cliquerons sur ce sujet verront votre tweet promotionnel. Et le comble, c’est que cela renforce la tendance et donc permet d’utiliser encore plus ce mot-clef pour être visible. Bref, à moins de trouver un moyen de modérer l’utilisation de ce trending topics, il va vite perdre son intérêt, puisqu’on risque bientôt d’y trouver plus de spams que d’infos pertinentes !