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Après les plus grandes déceptions musicales de l’année 2009, on passe aux albums les plus kitschs de l’année écoulée. Ne comprenez pas kitsch comme (nécessairement) mauvais, au contraire. Mais il faut bien avouer qu’il sera difficile de détrôner le formidable gagnant de la catégorie l’année dernière, Neon Neon. Reste que certains candidats sérieux se bousculent au portillon…

5. Calvin Harris « Ready For The Weekend »

Cet album aurait pu se trouver dans mes déceptions de l’année, c’est vrai. Car j’attendais beaucoup du deuxième album de Calvin Harris après son excellent « I Created Disco » déjà assez kitsch. Sauf que dans le premier cas, il y avait une forme de second degré qu’on retrouvait dans la production un peu branque qui donnait une subtilité. Celle-ci manque fondamentalement dans ce deuxième opus. Car en plus de pomper les sons des années 90 (oui, y compris les horribles voix de la house européenne que nous avons dû supporter tout au long de nos enfances), il pompe aussi la production tsoin-tsoin typique de cet époque. Bref, un exemple type de kitsch qui tourne au mauvais goût. On pourra quand même sortir quelques titres du lot (sans doute les singles dont « I’m not alone » qui illustre parfaitement mon propos mais réussit à rester efficace), mais Calvin Harris nous offre aussi l’exemple parfait de ce qui ne faut pas faire dans le créneau « rempompage des 90’s ».

4. Pet Shop Boys « Yes »

On ne peut pas parler de kitsch sans parler des papes du kitsch, les Pet Shop Boys, qui ont ressorti un album. Difficile d’égaler leur niveau, il ne mérite néanmoins que la 4ème place car ils se renouvellent peu ! On ne peut pas dire que l’album « Yes » se démarque fortement de son précédent « Fundamentalism« . Comme d’habitude, on a quelques singles qui marchent vraiment bien (surtout un, systématiquement en première plage de l’album), et le reste, on le supporte. Mais les pépés de la variété anglaise tournent toujours (ils sont au Lotto Arena début de l’année prochaine) et j’ai pu assister à leur concert pour me rappeler que, quand même, « West End Girl« , « Suburbia » et « It’s a sin » sont des monuments de mélodies électro-pop.

3. Simian Disco Mobile « Temporary Pleasure »

Un autre deuxième opus attendu au tournant. Les compositeurs du titre « Never Be Alone » qui a permis à Justice de devenir mondialement connu avaient en effet réussi un excellent premier opus (« Attack, Decay, Sustain, Release » que je trouvais personnellement supérieur à celui de Justice). Eux aussi se sont donc plongés dans la vague nineties, avec un peu plus de succès que Calvin Harris. D’abord, parce qu’ils se sont entourés pour cet album. Gruff Rhys (Super Furry Animal, Neon Neon) a déjà l’expérience de composition kitschissime et le morceau d’ouverture est tout à fait dans la lignée de ce qu’il a fait avec Boom Bip pour Neon Neon. Beth Dido (Gossip), de son côté, assume sans problème le rôle de diva house 90’s et rend crédible un morceau qui, sans sa voix, aurait été insupportable. Jamie Liddel réussi le morceau le plus travaillé de l’album avec Alexis Taylor (Hot Chip). Bref, si on retrouve effectivement les sons hyper synthétiques, kitschs et maintenant désuets de la pop/house des années 90, on est face à un album qui réussit à rester dans son temps malgré tout. Pas parfait, mais mieux que ce que la plupart des critiques en ont dit.

2. Patrick Wolf « The Bachelor »

Attention, ici, c’est du lourd ! Patrick Wolf est français, et je ne sais pas si il est lié à Laurent Wolf qui commet dans la musique électro commerciale, mais en tout cas, Patrick Wolf fume de la bonne. Il suffit de voir la pochette de son dernier album « The Bachelor » où il place dans des images très travaillées tiré de l’univers heroïc-fantasy des éléments assez improbables. C’est psychédélique, ça fait mal aux yeux, et bizarrement, c’est attirant. un peu comme la musique de l’album, avec violon tuné (sa marque de fabrique) et voix grandiloquente débitant des textes qui le sont tout autant. Difficile de le comparer à quoi que ce soit, difficile également de dire que c’est bien, vu que c’est quand même sur la tangente du bon goût. Mais en tout cas, c’est kitsch à en mourir, et rien que pour ça, ça vaut la peine d’y jeter une oreille !

1. The Golden Silvers « True Romance »

Honnêtement, on aurait pu penser que plus kitsch que Patrick Wolf, ce n’était pas possible. Encore moins dans la veine « années 80 » déjà surexploitée. Et bien, détrompé vous, les anglais n’allaient pas laisser un français s’emparer du trophée si facilement et nous ont pondu un groupe qui ne peut exister que là-bas. Les Golden Silvers, c’est le condensé des années 80 anglaises (New Order, Cure, Duran Duran,…) repris dans leur forme originale au premier degré. La chanson titulaire de l’album est inimitable, tout comme le clip franchement marrant ! Et en plus, comme c’est plutôt bien produit, on pourrait presque apprécier (pas tout, il y a des morceaux qu’on ne peut simplement pas supporter jusqu’à la fin). Bref, même si le revival des années 80 est sur la fin, on attend encore les bonnes production estampillées années 90 pour détrôner les grosses lignes de basses et les claviers vintages. Merci à l’équipe de 5 Heures pour la découverte, et on finit sur la vidéo formidable du premier single « True Romance »

Nous sommes entrés dans le mois de décembre. Et comme sur tous les blogs qui traitent de musique, il est temps de se lancer dans la rétrospective de l’année écoulée à l’aide du moyen formidable que vous connaissez tous : les tops ! Si je compte bien, il nous reste 5 semaines avant l’année 2010, j’écrirai donc 5 tops, même si je ne sais pas encore lesquels (bon, à part le classique « meilleur album » la dernière semaine). Je précise que mes tops sont totalement subjectifs, composés d’un nombre non déterminés d’éléments, porte sur des albums de 2009, mais également de 2008 et parfois même avant.

Mais aujourd’hui, et pour commencer en fanfare, je vous propose le top des albums les plus décevants de l’année.

6. Birdy Nam Nam « Manual For Successful Rioting »

Birdy Nam Nam est un groupe français qui a la cote en live. Il faut admettre que leur technique aux platines est assez impressionante et qu’il réussise à rendre leurs concerts assez explosifs. Malheureusement, il n’avait pas réussi à rendre ça dans leur premier album plus rétro-jazzy et assez décevant, non pas en termes de production, mais simplement en termes de propos. Leur second album (qui n’a PAS été produit par Justice, uniquement le dernier morceau) change donc son fusil d’épaule en tentant un propos beaucoup plus dansant et direct, dans l’air du temps et… identique à tous les autres ! Si le propos est maintenant beaucoup plus efficace, on est triste de ne pas entendre la différence entre des gens qui composent sur ordinateurs et des pros de la platines. Bref, il manque le petit supplément d’âme nécessaire pour sortir du lot. Peut-être que ce sera pour le troisième opus ?

5. Animal Collective « Merryweather Post Pavillon »

Vous vous en souvenez peut-être, mais au début de l’année, une déferlante musicale est apparue sur les blogs : le nouvel album de Animal Collective était un chef d’oeuvre. Les expériences précédentes que j’avais eues avec le groupe (l’album Sung Tong) m’avaient fait jurer de ne plus jamais exposer mes oreilles à ces bricolages sonores qui m’exaspèrent au plus haut point. Mais les nombreux articles parlant d’un album plus accessible et vantant ses immenses qualités ont eu raison de ma résolution. Grand mal m’en a pris : « Merryweather Post Pavillon » est un album d’Animal Collective avant tout. Il provoque des crises d’épilepsie (Brother Sport), fait passer une bonne nuit (In The Flowers) où donne juste le mal de mer (Taste). J’ai même poussé le vice jusqu’à écouter leur concert au festival de Dour. J’ai bien dormi. C’est décidé, je n’aurai plus jamais le moindre espoir concernant ce groupe.

4. Fischerspooner « Entertainement »

Comment Fischerspooner a pu tomber aussi bas? C’est vrai, son premir album recelait de véritables perles, une quasi-concurrence au Homework de Daft Punk. Et puis, plus rien. Un deuxième album assez nul. Et l’attente. Alors, quand on annonce un nouveau Fischerspooner, l’espoir renaît. On se dit que le duo va peut-être remonter la pente. Quand on voit que malheureusement, le lancement se fait à l’aide du support du label Kitsuné (qui place deux titres dans deux compilations), on prend déjà peur. Fischerspooner est donc au niveau des « dernières sensations musicales branchouilles ». Et en fait, c’est même moins bien que ça. L’album est inécoutable, oscillant entre Pet Shop Boys de seconde zone et pseudo-expérimentation sonore. Encore un groupe qu’il va falloir oublier (et oublier les horribles titres en français dont il a affublé ses chansons).

3. Depeche Mode « Sound of the Universe »

J’ai une petite faiblesse pour Depeche Mode. Mais j’ai aussi remarqué que j’apprécie généralement plus les albums les moins reconnus par la critique. Je ne fais pas exception ici encore, puisque le dernier DM a été accueilli assez positivement, et que je ne l’aime pas trop. Autant j’avais adoré le précédent, autant le côté très pop synthétique des arrangements de celui-ci me dérange. Entendons-nous bien, ce n’est pas la catastrophe, et certains titres sont excellents (Wrong en premier, In Chains également), mais dans l’ensemble, l’album me plait beaucoup moins tout comme le choix des singles après Wrong. Je reste néanmoins friand du groupe mais j’attends la suite avec une petite pointe d’anxiété…

2. Lady Sovereign « Jigsaw »

Encore un de mes talons d’achille : le hip-hop anglais. J’avais beaucoup aimé le premier album de Lady Sovereign et ses titres formidables comme Tango, Love me or Hate Me, Random,… Je m’attendais donc à une montée en gamme de la jeune dame sur son deuxième opus. J’ai bien vite déchanté. Certes le morceau d’ouverture « Lets Be Mates » est franchement catchy et marrant (I’m weird, you’re weird, let’s be mates), mais la suite s’embourbe dans une électro-pop sans saveur ni finesse qui correspond en plus très peu au côté très « rentre-dedans » de la jeune dame « qui-rote-qui-pète ». Dommage, elle vient rejoindre ainsi nombre de star du hip-hop anglais en recherche de nouveauté et de progression (Skepta, Dizzee Rascal, Wiley,…)

1. N.A.S.A. « Spirit Of Apollo »

Cet album-là est une véritable déception. Comment est-il possible de réussir à ramener (attention, c’est parti) Spank Rock, M.I.A., Santogold, Kanye West, Lykke Li, George Clinton, DJ Qbert, The Cool Kids, David Byrne, Tom Waits, Kool Keith, RZA, KRS-One et encore plein d’autres sur un même album et faire quelque chose de plutôt moyen. Certains titres fonctionnent plus ou moins comme Watchadoin? mais dans l’ensemble, c’est loin d’être la fête. En plus de manque d’unité dans l’album, problème que l’on peut encore accepter, l’écriture des morceaux laisse à désirer et la production est extrêmement plate. Ce n’est pas inécoutable, mais ce n’est pas terriblement bon non plus. Or, avec des invités de cette prestance, c’est le minimum qu’on puisse demander, le terriblement bon…

On aurait pu également trouver dans cette liste le dernier U2 ou le dernier Lilly Allen qui sont très mauvais, mais je n’avais aucune attente vis-à-vis de ces albums.

Qui pouvait donc mettre à mal un phoque si ce n’est un autre phoque ? Seal n’est plus premier des ventes hebdomadaires d’albums (bon je l’admets, ça fait quelques semaines, mais j’attendais la confirmation que la tendance n’est pas passagère). Pourtant, les phoques dominent définitivement le classement des ventes d’albums, les reprises de Seal se classant toujours deuxième derrière les vocalises tristounettes de Anthony And The Johnsons et son dernier album « Crying Lights ». Entre l’américain folk (et PD comme un phoque) et l’américain pop/soul (appelé aussi phoque défiguré) s’annonce un combat de titan qui risque de laisser tous les prétendants au titre du phoque d’or sur le carreau, des dansouillants Franz Ferdinant qui ont du mal à convaincre avec les éléments plus électroniques de leur nouvel opus à Axelle Red et son premier opus en anglais. On notera néanmoins les bonnes performances de Saule, qui semble donc réussir l’exploit d’un succès critique et publique.

5) Franz Ferdinant « Tonight »
4) Axelle Red « Sisters & Empathy »
3) Saule « Western »
2) Seal « Soul »
1) Anthony & The Johnsons « The Crying Light »

Du côté du cinéma, pas de grandes nouvelles à annoncer. Les comédies tiennent toujours le haut du panier, sur les toiles avec LOL, Bridget Wars ou De l’autre côté du lit, malgré les exceptions notables du nouveau Fincher (et son Brad Pitt rajeunissant) et Volt, le nouveau Disney (ou Pixar, ou les deux, on sait plus très bien). En DVD aussi, surtout par le « Bienvenue Chez Les Chtis » qui risque de squatter la première place quelques mois encore, suivi par un peu de tout, d’Indiana Jones à Gad Elmaleh.

Enfin, en livre, stupeur, les quatres premières places du classement ne sont pas attribuées aux quatre tômes de la saga dont le film Twilight est tiré. Car la quatrième place est volée par le dernier tôme du Petit Spirou.

Le Télémoustique a un côté très déprimant. Parce qu’après le Kroll et le Dubus, on tombe sur les pages culturelles, et tout en bas à droite, sur un petit cadre reprenant les ventes en Belgique d’albums de musique, ainsi que de livres, de DVD, de jeux vidéos et la fréquentation des salles. On se rend alors compte combien la culture de masse est éloignée de ce que je considère le bon goût. Jugez par vous même…

5) Dido « Safe Trip Home »

4) Gun N’ Roses « Chinese Democracy »

3) Zazie « Zest Of Zazie »

2) Enya « And Winter Came »

1) Seal « Soul »

Sans parler du ciné où « De L’autre côté du Lit » tient le haut du panier, tandis qu’en DVD, c’est « Bienvenue Chez Les Ch’tis » qui continue de remplir les poches du maintenant mort et enterré Claude Berri.

Et vu comme c’est parti, ces tops ne sont pas près d’évoluer rapidemment…

PS : Et en livre ? L’ensemble de la saga Twilight évidemment, toujours deuxième en terme de fréquentation dans les salles belges.

Les voilà, enfin, mes albums favoris sortis en 2008. Le top le plus prestigieux, ou presque, mais aussi celui qui a le moins de sens. D’autant plus qu’il me manque pas mal d’écoutes de certains pour pouvoir les inclure – peut-être – dans le top. C’est le cas de Fleet Foxes (mais peu probable, les première écoutes de leur EP ne m’ont pas convaincu), Vampire Weekend, Last Shadow Puppet, Jeronimo ou Ladyhawke. Bref, un top gratuit, un peu comme un bilan à modifier l’année prochaine, puisque j’aurai, à priori, écouté beaucoup plus de trucs de 2008 à ce moment-là !

12) N*E*R*D – « Seeing Sound »
Le groupe de Pharrel Williams est passé complètement inaperçu avec cet opus, alors qu’il contient des tueries de malades. Bon, j’admets, certains morceaux sont très mauvais, mais à côté, peut-on réellement en vouloir à cet album qui nous délivre coup sur coup « Time For Some Action », « Everyone Nose« , « Antimatter », « Spaz » et quelques autres titres tout à fait passables. Un tout bon album de N*E*R*D, donc, sans grande prise de risque, mais avec un savoir-faire indéniable.

11) Cadence Weapon – « Afterparty Babies »
Nos amis de Cadence Weapons avaient sans doute trop impressionné dans leur premier opus avec des titres comme « Fathom » ou « Oliver Square ». Du coup, à l’écoute du début de ce deuxième album, les critiques se sont sans doute arrêtés et ont pu vociférer que c’était raté. Et c’est vrai que le meilleur de l’album se trouve à la fin. Il n’empêche que des titres comme « Do I Miss My Friend » ou « Real Estate » sont assez culotés, tandis que « House Music », « Getting Dumb » et « We Move Away » sont trop puissants pour être ignorés. Moins barré que le premier opus, mais franchement efficace, cet album ne mérite pas d’être boudé comme il l’a été.

10) The Presets – « Apocalypto »
C’est quoi un grand album ? Pas « Apocalypto » des Presets, sans doute. « Apocalypto », c’est un hymne hédoniste aux années 80, à la pop synthétique qui rappelle à gros coup de vocalises « de tapettes » et de claviers dégoulinants les Pet Shop Boys par exemple. Et pourtant, sur des titres comme « My People », « This Boy In Love« , « Together » ou « Anywhere », le duo trouve une efficacité, une énergie et une forme de libération finalement assez moderne qui fait de leur musique un pantin désarticulé en grand écart entre Sebastien Tellier et Justice. Finalement assez déconcertant et original derrière une apparence de bonbon commercial formaté.

9) British Sea Power « Do you like rock music »
On avait pourtant un peu parlé de ce groupe à la sortie de leur opus précédent. Et ici, pas un mot sur l’excellent « So You Like Rock Music ». De la grandiloquence quand il en faut, des guitares, des cordes et des organons. Quand on croit que cela va tomber dans les poncifs trop usés du rock anglais facile, il y a toujours bien quelques riffs bien placés, une déferlante de batterie pour permettre au groupe de rester en équilibre sur le fil ténu du bon goût. Et puis, avec des titres comme « All In It », « No Lucifer », « Atom » ou « Waving Flag », difficile de rester insensible. L’armada anglaise au mieux de sa forme.

8) The Whip « X Marks Destination« 
J’avais déjà chroniqué cet album, je vais juste en rappeler les éléments principaux : des riffs de guitares qui fonctionnent comme des boucles, des morceaux en mélopée du côté de la voix et de la batterie, le tout renforcé par quelques claviers et samplers. Avec une capacité foudroyante de ces longs morceaux à nous vriller la tête de refrain et de riffs qui reviennent inlassablement toujours plus forts. Et puis, il y a « Trash« , « Divebomb« , « Blackout » et autres « Save My Soul », tous des singles imparables. Si le monde était bien fait, ils auraient autant de succès que Ting Tings…

7) Santogold « Santogold »
Si ça tombe, avec quelques écoutes en plus, cet album aurait encore pu grappiller quelques places. Beh oui, ça ne fait que deux semaines que j’ai découvert cette charmante galette, et déjà, je ne peux plus vraiment m’en passer. C’est aussi fou-fou que M.I.A. avec cette capacité impressionnante à digérer des influences multiples. Ce sont des titres aussi différents et puissants que « Creator », « My Superman », « I’m A Lady », « You’ll Find A Way » ou le fameux « Say Aha ». Plus une collection de titre qu’un véritable album, ces titres sont néanmoins de toute bonne facture !

6) Dan Le Sac Vs Scroobius Pip  » Angles »
Étrangement, alors que cet album était taillé pour moi, les premières écoutes ont été laborieuses. Je l’ai donc laissé tomber quelques semaine avant d’y revenir. Et là, j’ai finalement pu apprécier le flow si particulier de Scroobius Pip et les sons ciselés de Dan Le Sac. Les hommages-reprises-sampling à Dizzee Rascal (« Fixed ») ou Radiohead (« Letter From God To Man »), les délires surréalistes (« Magician’s assistant ») et les gros morceaux qui s’imposent tant grâce à la variétés des sons utilisés que par cet accent Cockney qui fait mouche (« Angles », « Development »). Le hip-hop indépendant dans sa meilleure forme.

5) The Notwist « The Devil, You + Me »
En arrivant dans le top 5, on retrouve des noms beaucoup plus cités par d’autres blogueurs et journalistes. Le dernier des Notwist en fait partie. En rendant leur pop typiquement allemande et froide plus accessible et plus vivante, The Notwist réussissent à renouer avec un succès mérité, mais dans un registre tout à fait différent de « Pick Up The Phone ». Et au milieu des morceaux plus organiques assez frappants « Good Lies », « Hands On Us » ou « Gloomy Planets », on retrouve des pépites aux sons industriels destructeurs comme « Alphabet », « Gravity » ou l’excellent « On Planet Off ». Du grand public pas vendu.

4) Beck « Modern Guilt »
Je n’ai pas bien compris pourquoi ce titre s’est souvent retrouvé mal classé dans les tops de fin d’année. Etait-ce la réminiscence du décevant « Guero » ? Ou alors cette classe étrange qui ressort de chanson tantôt très simple, tantôt faussement brouillon. Pourtant, de cette pop solaire, rien n’est à jeter. Beck retrouve avec cet album son statut de cool attitude à toute épreuve, sans renier une forme de complexité. Des titres comme « Gamma Ray » et « Replica » pourtant très différents offrent finalement des sentiments tout positifs qui sont à savourer !

3) Neon Neon « Stainless Style« 
On l’a souvent vu bien classé, mais jamais suffisamment bien pour prendre ce projet au sérieux. Et bien, ce disque-concept devrait l’être. Enchaînant des titres si proches et éloignés à la fois (« Raquel » et « Trick For Treat »), le duo offre un des albums des plus rafraîchissants de cette année. Puissant, dansant, souriant, il n’y a pas de second degré dans cet hommage aux années 80. Et quand c’est bien fait, le premier degré cras et velus, ça fait simplement beaucoup de bien. Un indispensable, réellement.

2) Yoav « Charmed And Strange« 
Là, je pense que je pourrai plus dire beaucoup sur Yoav, après ce classement. Mon coup de coeur de 2008, une pop à la guitare tellement simple que ça en devient ridicule, des émotions pour ménagères de plus de 40 ans peut-être, mais une réelle sincérité, je crois, dans ce qui est offert. Yoav m’a accompagné toute mon année avec cet album et ses titres parfaits comme « Club Thing », « Adore Adore », « Angel And The Animals » ou la reprise très réussie de « Where Is My Mind« . On entendra peut-être plus jamais parler du jeune homme (je vois mal comment il va pouvoir faire évoluer sa musique), mais il restera ce premier album d’une réalisme simple et parfait.

1) Portishead « Third« 
Est-ce que « Third » est le meilleur album de 2008 ? Objectivement, peut-être pas. Mais pour un groupe qui a modifié ma manière de percevoir et d’écouter la musique avant de disparaître pendant 10 ans et qui m’a donc incité à avoir cette attitude détestable face au come-back – le dédain – il est assez frappant de constater qu’ils ont réellement réussi à se réapproprier leur univers largement emprunté par d’autres groupes, et remettre les pendules à l’heure. Le trip-hop, c’est pas un ours en peluche dans la forêt, le trip-hop, c’est sombre, industriel, hanté. A la façon de Mezzanine de Massive Attack, le groupe a réussi à contenir toute leur rage pour offrir un diamant noir. « Silence », « Machine Gun », « Threads », « Small » ou « We Carry On » sont terrifiantes et belles. Une musique totale, qui absorbe son auditeur et le transforme, petit à petit, en cet Homme de 2008, si proche et éloigné de celui de 1998.

Après le top pop/rock, le top hip-hop, voilà le top électro. Moins pointus et mieux fourni… Sans doute parce que je suis assez consommateur de cet électro facile année 80. Donc, ne me parlez pa (trop) de Justice, Boyz Noize et autres rejetons Ed Bangers. Non pas que je ne les aime pas, mais c’est pas trop ce qu’on écoute chez soi.

8) Soldout « The Call »
Il y a peu a sauver du deuxième album de Soldout. Mais ce qu’il y a a sauver se défend malgré tout pas mal. Ce titre est maîtrisé et tout en puissance contenue, avec un chouette travail sur les sons, les voix. Rien de révolutionnaire, mais du tout bon quand même…

7) Ladytron « Black Cat »
Suis-je le seul à avoir remarqué que Ladytron, le groupe méga hype du revival année 80, a sorti un album en 2008. Qui n’est même pas si mauvais que ça, en plus ! Et ce morceau d’ouverture est franchement réussi, entre claviers synthétiques assez typiques et gros beat directement issus de la New-Wave. Tout l’album n’est pas à la hauteur de ce morceau, mais il y en a quelques autres qui valent le coup d’y jeter un oeil.

6) Hercules And The Love Affair « Blind »
Un nouveau projet du label DFA que j’affectionne particulièrement, avec Tim Goldworthy, moitié pensante de LCD Soundsystem, à la production. Et la voix d’Anthony and the Johnson’s qui habite ce titre de manière suprenante. Déroutant et excellent, émouvant et assez dansant, même si on préfèrera des versions remixées pour les pistes (comme la version de Serge Santiago sur la compilation Fabric 41)

5) The Whip « Divebomb »
Une deuxième présence de The Whip dans mes tops. Avec du lourd ! Découvert sur la compilation Kistuné 4, ce titre m’a fortement marqué cette année. Hyper direct et puissant, le titre tire sa force de ses déferlantes sonores qui reviennent par vagues pour toujours plus vous étourdire sur la piste de danse. Pas fin, mais on en mange quand même sans fin.

4) Various « Soho »
Bon, j’aurais pu mettre ce titre en hip-hop, mais ce groupe Various a tellement d’influence dans son album « The World Is Gone » que je n’aurais pas voulu risque de le voir trop vite classifier dans un style qui n’a pas nécessairement la meilleure réputation. Le titre « Soho » tient en même temps du morceau de dubstep et d’électro industrielle. Mais sur l’album de Various, vous trouverez du folk et du trip-hop. A découvrir à l’occasion…

3) Lcd Soundsystem & Soulwax « Daft Punk Is Playing At My House [Soulwax Shibuya Re-remix]
Avec la sortie de leur compilation de remix, Soulwax nous ont proposé une nouvelle version, encore, du titre génial de James Murphy. En reprenant dans l’intro des samples de Daft Punk, en améliorant encore la montée vrombissante du funk technoïde new-yorkais, le duo belge frappe fort et est arrivé à la meilleure version du titre.

2) Shy Child « Noise Won’t Stop »
Titre titulaire de l’album de ce duo dégeanté, voilà une sorte de punk à clavier. On va être honnête, la version studio n’arrive pas à la cheville des prestations live beaucoup trop rares en Belgique de ce groupe. Néanmoins, le cri qui cloture le titre a raisonné à de nombreuses reprises dans mes oreilles et rappelé la rage musicale qui m’entraîne et me sors mes idées quelques fois noires de ma tête.

1) Calvin Harris « This is the Industry »
Oui, c’est une connerie, cette chanson. Mais qu’est-ce qu’elle me fait marrer ! Son arrogance dans sa désuétude. ses paroles totalement stupides, ses clichés sonores qui sont tellement gros qu’ils fonctionnent. Calvin Harris est à suivre, et à voir en live si j’en crois les commentaires de beaucoup. Et puis, c’est aussi une private joke, et c’est peut être ce qui fait finalement qu’elle se retrouve au dessus de ce top, puisqu’on apprécie une chanson par ce qu’elle nous fait vivre plus que par ses qualités « techniques »

Pour retrouver ces titres, rendez-vous sur mon profil Blip.fm. En attendant, voilà les dernières chansons que j’y ai posté !