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C’est dans le cadre de Tour et Taxi (connu pour être un lieu très VIP) que se tenait vendredi 28 août la soirée de la RTBF destinée aux médias (mais dont la publicité est très largement réalisée auprès du grand public). Une soirée privée et gratuite sur invitation (un groupe Facebook donne la possibilité d’en avoir à la demande) avec des stars (comme Plastic Bertrand) au doux nom de RTBF DJ Experience.

Même si le concept pourrait paraître bancal, il faut admettre que dans la réalisation, la RTBF a plutôt assuré. Trois salles (dont une VIP) et trois ambiances sont ouvertes, et les moyens techniques pour rendre attrayants les hangars de Tour et Taxi sont impressionnants. D’un côté, la Screen Box avec ses écrans géants diffusant des images de la soirée filmées par un petit dirigeable. De l’autre, la Laser Box avec podium et lasers verts du plus bel effet.

C’est d’ailleurs sur cette salle que j’ai jeté mon dévolu afin d’écouter certains membres appréciés de la RTBF s’essayer au mix. Après Damien Van Achter (Community Manager) qui a confirmé le retour triomphant des 90’s sur les pistes, on aura apprécié Hugues Dayez (journaliste cinéma) qui a mouillé sa chemise pour concurrencer Plastic Bertrand avec des grands hits des années 80. Dans l’ensemble, la musique est inégale et manque d’homogénéité, mais la bonne humeur du public et l’ambiance contribuent à faire oublier ces petits écarts.

D’autant plus que du côté des bars, rien à redire, on est servi assez rapidement. Peut-être grâce au système de paiement électronique à l’aide d’une carte proton dédiée à la soirée à acheter sur place et recharger. Les quelques frais engagés et le prix un peu élevé de la bière (3 euros pour une Vedett en canette) iront dans les caisses de Cap 48 (ASBL luttant pour l’intégration des handicapés dans la société), ce qui nous donne bonne conscience pour en boire une de plus au calme, dans un transat à l’extérieur en regardant sur écran géant certaines des meilleures émissions de la chaîne nationale.

Si cette soirée avait été totalement commerciale, l’impression n’aurait sans doute pas été la même : au final, on a dansé sur de la musique mal mixée et peu recherchée dans un grand hall en buvant de la bière en canette. Mais la sympathie que l’on porte à nos animateurs favoris derrière les platines et le côté “belgitude” de l’initiative suffisent à emporter mon adhésion. Ce n’est probablement pas le cas de tous.

PS : je suis sélectionné parmis les meilleurs commentateurs du site Truvo.be. Si vous avez envie, vous pouvez voter pour moi sur ce site (3 pts pour Yann Lebout) et vous pouvez même jeter un oeil à ce que j’écris via ce lien. Je ne vous promets rien si je gagne, parce qu’il n’y a rien à y gagner 😉

On ne peut pas le nier, “Les Ardentes” est devenu un jalon important des festivals belges, et ce en seulement 4 éditions. Réputation méritée et soutenue par le cru de cette année ? Je suis allé vérifier cela lors de la journée du samedi.

A l’arrivée, petit tour du site, vraiment très aéré. Un peu trop dans l’après-midi, il donne l’impression d’être vide, seulement occupé par de très nombreux stands de sponsors et de vendeurs de nourriture très variée. On a parfois l’impression d’être à une foire au boudin, avec accessoirement l’un ou l’autre concert dans un coin.

Mais venons-en à la musique justement. Mes premiers émois sonores viendront d’une découverte : “John & Jehn”. C’est que ce duo guitare/basse est assez accrocheur. Il n’y a rien à faire, une fille qui joue de la basse, ça a beaucoup de classe. La musique post-punk “d’époque” marche pas mal sur certains titres. Dommage qu’un batteur n’accompagne pas le duo de cordes, cela donnerait sans doute plus d’énergie à un live tout à fait maîtrisé.

Je rejoints ensuite la foule nombreuse pour écouter « Yoav« . L’artiste multinational donne ce qu’on attend de lui : une perfection technique et des jolies chansons. Je reste pourtant assez froid par rapport à cette démonstration de maîtrise impressionnante, mais qui trouve sa place plutôt dans mon salon que sur une scène.

Je quitte donc avant la fin pour rejoindre « Joakim« . En live, il joue plutôt rock et il est particulièrement habile pour “faire foirer” ses titres. Des morceaux qui commencent de manière classique mais finissent généralement en délires électro-rock kitsch et surchargés. C’est jouissif et original, même si le manque de communication avec le public qui s’attendait de toute évidence à autre chose empêche l’ambiance de décoller.

Je cours ensuite assister au concert de ma tête d’affiche de la journée : “Peaches”. Pour ma première rencontre en live avec la plus si jeune dame, elle n’a pas failli à sa réputation. Elle donne un show certes pseudo-sulfureux mais certainement pas pseudo-énergique, se lançant dans la foule et sur mes lunettes dès le troisième titre. Musicalement ? Rien de plus que sur les albums. C’est basique, un peu provoc’ et ça marche.

Juste le temps de passer écouter la fin du set de « IAMX » qui ne surprend plus personne (si ce n’est peut-être par son état pitoyable sur scène), et je dois reprendre le dernier train vers Bruxelles en maudissant la SNCB de me priver du live de Tricky.

En résumé, une chouette découverte (John & Jehn), une confirmation (Joakim), un bon show (Peaches) et beaucoup de déjà vu pour un festival qui va malheureusement trop souvent piocher des artistes qui ont beaucoup tournés et qui manquent peut-être d’originalité.

Un petit tour d’horizon musical :

Découvrez la playlist Ardentes avec Peaches

Les photos du concert de Peaches par @Kmeron :

[Vu la demande frénétique du monde entier, et surtout de ma colocataire adorée, je poste ici les différents articles que j’ai écrit dans le cadre d’un concours pour le télé-moustique. Veuillez donc excuser le décalage temporel de ces articles.]

Dans le monde merveilleux du cinéma, il est primordial de ne pas sous-estimer l’importance des bandes-annonces. Car si des films assez moyens bénéficient d’une très bonne audience grâce à un teasing réussi, certains films sympathiques peuvent rater leur public à cause d’une bande-annonce loupée. Ce sera sans doute le cas du premier film de Riad Sattouf (dessinateur de bande dessinée), “Les Beaux Gosses”.

Car non, ce long métrage adolescent n’est pas une simple version française des buddy movies américains à la “American Pie”, ce qui serait une entreprise vouée à l’échec. C’est pourtant ce que le film promo peut laisser croire. L’idée est de suivre les péripéties amoureuses de deux ados boutonneux de 14 ans. Alors, forcément, cela donne des scènes gags de l’ado qui s’entraîne à “rouler des pelles” devant son miroir ou encore des scènes typiques de lycée. Mais heureusement, “Les Beaux Gosses”, cela n’est pas que cela.

Alors, oui, il faut le reconnaître, les personnages sont caricaturaux, taillés pour se transformer en blagues ambulantes. Vincent Lacoste (Hervé) et Anthony Sonigo (Camel) campent d’ailleurs avec beaucoup de réussite les deux anti-héros losers du film. On se serait néanmoins vite lassés si le réalisateur n’avait pas réussi à insuffler une sorte de réalisme dans ses situations et surtout une évocation puissante des sentiments adolescents. On ressent et on croit à cet idéalisme de jeunes gens autant qu’on souffre de la cruauté dont ils peuvent faire preuve. S’il est difficile de s’identifier aux personnages trop caricaturaux, on pourra néanmoins se sentir proche de ce qu’ils ressentent, de leurs questions et de leurs difficultés, car nous les avons traversées et nous ne les avons pas toujours dépassées.

Maintenant, on n’est pas face à un chef-d’oeuvres de l’image cinématographique, et une vision DVD pourra contenter les plupart des cinéphiles, mais il est a noter que la musique par le groupe Flairs est très réussie, autant sous influence pop sixties que french touch à la Air.

Certes, on peut regretter que les personnages féminins n’aient pas bénéficié du même traitement que les personnages masculins (le point de vue du film est tout a fait centré sur celui des “garçons”). Mais cette comédie dépasse largement la moyenne des comédies françaises en allant bien plus loin qu’une série de gags que laissait présager la bande annonce. Dans ce film, vous ne trouverez pas un humour comparable au controversé “Bienvenue Chez les Chtis”. On peut espérer que cela en réconciliera certains avec les comédies issues de l’Hexagone.


La fameuse bande-annonce :