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Voilà ce qui pourrait définir la situation à laquelle je suis confronté actuellement quand je dois choisir mon browser. Parce que tout le monde y est allé de sa nouvelle version, que ce soit Internet Explorer, Firefox, Safari, Opera ou Chrome. Et (presque) tous ont des arguments à faire valoir pour justifier le droit d’être nommé « navigateur par défaut » sur mes ordinateur. Petit tour des propriétaires pour faire son choix.

Avant toute chose, il faut savoir que j’utilise deux ordinateurs : un Macbook Pro sous Mac OS X comme ordinateur principal et un EEE PC 901 sous Windows XP comme ordinateur de transport. Evidemment, cela ne simplifie pas mon choix qui ne sera pas le même pour les deux machines. Néanmoins, une évidence s’est vite imposée à moi : ce ne sera pas Internet Explorer. Sur mon Mac, cela ne tourne pas. Et sur mon PC, ça rame beaucoup. De toute façon, malgré la fantastique pub comparative que Microsoft nous a faite, je ne vois pas quels avantages on peut trouver à ce IE 8. Je me concentrerai de toute façon sur mon navigateur pour mon Mac, puisque le choix sur le PC se limite à choisir le navigateur le plus léger (Chrome 2 jusque ici)

Cela nous laisse malgré tout 4 choix : Firefox 3.5, Safari 4, Opera 10 et Chrome 3 alpha sur Mac si on suit la numérotation affichée.

Pour rappel, depuis la sortie de la béta de Safari 4, j’avais abandonné Firefox 3 pour le navigateur d’Apple dont j’avais adoré le design et la rapidité. Hélas, avec la version définitive, j’ai bien du admettre ma déception. Les onglets ont repris bien sagement leur place en dessous de la barre d’adresse alors qu’ils étaient au-dessus dans les béta et que cela donnait une impression de grande taille à la fenêtre de navigation. De plus, et même si la présentation de l’historique en cover-flow et l’efficacité de la recherche dans celui-ci sont vraiment des fonctions que j’ai apprécié, la barre d’adresse est la plus décevante des navigateurs testés. La recherche de chaines de caractères dans une URL ne fonctionne pas vraiment (il faut tapper les premiers caractères de la chaîne) et le moteur de recherche intégré est Google et uniquement lui. Cela a suffit à remettre en cause mon utilisation de Safari 4, même si il est clairement le plus rapide à l’ouverture sur mon Mac et qu’il gère magnifiquement bien et rapidemment les pages lourdes, pour me pencher sur les autres possibilités qui m’étaient offertes.

Pour résumer :

Positifs :

  • Rapidité au démarage et à l’utilisation
  • Historique en cover-flow

Négatifs :

  • Pas de recherche « full text » dans la barre URL
  • Pas d’ajout de moteurs de recherche possible
  • Retour à un design plus conventionnel

C’est plus ou moins au moment de la sortie de la version définitive de Safari 4 qu’Opéra 10 est apparu. J’avais déjà testé des versions antérieures sur d’autres ordinateurs, sans jamais être vraiment convaincu, mais là, ça buzzait quand même pas mal sur les fonctionnalités Unite, et j’ai voulu tester. J’ai bien fait. Le design reprend ce qui m’avait plu dans les béta de Safari 4, les onglets au dessus de la barre d’adresse. Pourtant, faute d’un design vraiment étudié, l’espace d’affichage n’en ressort pas vraiment grandit à cause de la hauteur assez importante de la barre d’URL et des onglets. Dommage, car à part ça le design est assez réussi, si on cache la barre d’outil latérale. C’est dans celle-ci qu’on trouve les fameuses nouvelles fonctionnalités Unite, mais également les widgets, signets, notes et historique. Pas très élégante, cette barre verticale concentre néanmoins toute une série de bonnes idées. Si il n’y a rien à signaler du côté de l’historique à part son efficacité et des signets, la buzz venait des fonctions Unite. Elles sont encore buggées, mais il est clair qu’elles offrent un potentiel assez important, notamment pour le transfert de fichiers. C’est d’ailleurs ce qu’on pense de l’ensemble de Opéra 10 : énorme potentiel, mais beaucoup de bugs. Le navigateur plante souvent et gère assez mal certains sites lourds (comme Plurk ou Deezer par exemple). Le confort d’utilisation chute donc de manière assez dommageable, alors qu’en termes de fonctionnalités (y compris pour la barre d’adresse en recherche « full text » et la possibilité d’ajouter des moteurs de recherche), il n’y a rien à redire.

Pour résumer :

Positifs :

  • Les fonctionnalités de bases sont toutes présentes et efficaces
  • Les fonctionnalités avancées sont prometteuses

Négatifs :

  • Stabilité et rapidité du navigateur sur les sites lourds
  • Bonnes idées du design qui sont mal concrétisées dans la réalisation

Puisque j’en étais à tester des navigateurs en béta, je me suis lancé sur la version Mac de Chrome. Difficile de savoir de quelle version il s’agit, puisque la version actuelle sur PC est la version 2 mais que la version affichées sur Mac est 3.0.190.0. Bref, en tout cas, ce qui frappe à l’ouverture du programme (rapide), c’est le dépouillement de l’interface, en particulier en comparaison de Opéra et Firefox (on y vient). Une barre d’URL et des onglets situés au-dessus. Et c’est tout. Personnellement, j’apprécie vraiment ce design minimum (c’est apparemment ce vers quoi devrait tendre Firefox 4). Et puis, cette barre URL fait tout ce qu’il faut : rechercher dans l’historique en « full text », proposer et envoyer des requêtes vers le moteur de recherche de Google. Evidemment ici, pas question de rajouter de moteurs de recherche à la barre. Ce design hyper simple est complété par une page d’accueil qui reprend les sites les plus visités (comme sur chaque browser testé ci-dessus d’ailleurs) et permet d’accéder à un historique très basique. Ca reste malgré tout un peu léger quand on compare aux autres concurrents, surtout qu’à l’utilisation, j’ai vite trouvé Chrome assez lourd et pas toujours efficace sur les gros sites. Impression confirmée par ce site web qui teste l’utilisation de la mémoire et qui monte un Chrome qui monte très vite (même si il s’agit de la version Windows). Cela reste évidemment des versions béta et il est possible que ces résultats changent du tout au tout d’ici à la sortie officielle de la version 3

Pour résumer

Positifs

  • Design épuré
  • La meilleure barre d’URL

Négatifs

  • Utilisation des ressources et gestion des gros sites
  • Fonctionnalités réduites

On en arrive à celui que j’avais abandonné au début de cet article, Firefox dans sa dernière version 3.5 (testé en version Release Candidate, mais la version officielle 3.5 est sortie hier). La version 3.5 corrige principalement des problèmes techniques par rapport à la version 3. Et c’est très bien comme ça ! Avec son éco-système d’add ons, Firefox peut fournir une liste infinie de fonctionnalité. C’est ainsi que j’ai pu retrouver certaines de mes extensions (comme bêtement le Download Helper pour télécharger les vidéos en flash) et que certaines se sont mises à jour dès aujourd’hui pour être compatible avec la version 3.5. Alors, au niveau des performances, est-ce mieux que la version 3 ? Honnêtement, sans benchmark pour l’appuyer, j’ai la nette impression que le programme gère nettement mieux les pages lourdes pleines de scripts, les onglets ouverts en grand nombre. Le navigateur reste assez laid (même avec des thèmes personnalisés), mais il rejoint le peloton de tête en terme de vitesse d’affichage et de stabilité (mais pas en terme de temps de démarage !), et est sans doute celui qui peut offrir non seulement toutes les fonctions de base nécessaires mais également plein de fonctions supplémentaires grâce à ses extensions.

Pour résumer

Positifs :

  • Nombre de fonctionnalités infini
  • Performances améliorées

Négatifs :

  • Design
  • Pas de test sur le long terme des performances

Et c’est donc après un petit tour chez la concurrence que je me retrouve de nouveau à utiliser le navigateur de la Mozilla Foundation, même si je garde au coin de mon esprit la version béta de Opéra 10 qui, si elle s’améliore en termes de stabilité pourra être fort intéressante.

Vous l’aurez remarqué, cela fait longtemps que je n’ai plus écrit ici. Je suis actuellement en stage en entreprise, je suis donc moins libre de mon horaire, d’autant plus qu’avec les restrictions importantes que j’ai en terme d’accès à Internet, je ne pourrais même pas profiter d’une pause pour vous donner de mes nouvelles.

Néanmoins, des nouvelles, j’en ai. A commencer par les premières conclusions à la suite de l’utilisation de Safari 4 sur mon ordinateur personnel. Il s’agit d’un MacBook Pro à 2,2ghz et 2 Go de mémoire vive, le premier modèle en MacBook pro de la génération précédente. Jusqu’ici, j’ai presque exclusivement utilisé Firefox 2 puis 3b comme browser. Après avoir essayé la mouture 3 de Safari (et aussi d’autres navigateurs comme Opéra), je suis revenu vers Mozilla, en grande partie par habitude et pour certaines extensions et fonctionnalités. A l’heure actuelle, j’utilise beaucoup moins ces extensions, et je ne pouvais pas ne pas tester la bêta de Safari 4 qui est quand même un navigateur réputé.

Première constatation, c’est beau. On ne s’en rend pas compte au début, mais la surface d’affichage est nettement plus grande, l’interface est vraiment léchée. En retournant sur Firefox 3 pour cet article, cela m’a immédiatement sauté aux yeux. Evidemment, cela n’est pas le plus important, mais c’est ce qu’on voit en premier.

En terme de vitesse, et donc simplement de confort pour le surf, je serais moins positif vis-à-vis de Safari, étant donné que j’ai la même impression que pour la version 3. Peut-être s’agit-il de quelque chose qu’on peut configurer. Néanmoins, j’ai l’impression que Safari affiche suivant un ordre différent les éléments d’une page. Et plus particulièrement, j’ai l’impression que Safari attend que la totalité des éléments de la page soient téléchargés pour l’afficher. Cela donne l’impression de longs temps d’attente avant de commencer le surf, par rapport à Firefox. Pourtant, de nombreux test (dont celui-ci) donne Safari nettement plus rapide que Firefox 3. Mais il s’agit de test de rapidité pure dans des benchmark, pas dans des conditions réelles.

C’est sans doute le plus gros point noir, mais il est de taille ! Parce que pour ce qui est des fonctionnalité, je trouve Safari 4 assez complet, presque autant que Firefox. La fonction Top Sites est vraiment utile, à moitié reprise du navigateur Opéra. Quand on compare le Fast Dial d’Opéra (disponible via une extension sur Firefox) et le Top Sites de Safari 4, encore une fois, le design de ce dernier est exceptionnel. La barre d’URL active est presque aussi efficace que celle de Firefox, et c’est peut être cette fonction qui va me décider à adopter définitivement Safari 4. Dommage par contre que, contrairement à Firefox, il n’est pas possible d’ajouter d’autres moteurs de recherche que Google au menu de recherche de Safari. Néanmoins, tant les suggestions que la liste des précédentes recherches sont présentes. Bref, tout pour ne pas utiliser le très joli Historique en Cover Flow. Etrange que cette nouvelle interface ai été choisie, l’historique étant, à mon avis, amené à disparaître si il n’est pas intégré à la barre d’URL et la barre de recherche.

Pour le reste, il y a une fonction Private Browsing non testée, des plug-ins que je n’ai pas encore essayé, un pop-up blocker qui m’a semblé moins efficace que celui de Firefox. En terme de ressource, cela reste en dessous de Firefox 3, qui bien que s’étant amélioré depuis ses dernières versions, reste gourmand en mémoire.

En gros, je retiens l’interface réellement superbe et quelques nouvelles fonctions non pas révolutionnaires mais qui font que Safari 4 rattrape Firefox 3. Au passif, un surf un peu moins confortable du à des temps d’affichage plutôt longs à mon goût. En espérant que ce point sera traité avant la sortie officielle !

Pour le télécharger et le tester : http://www.apple.com/safari/download/

MàJ : je suis positivement impressionné par la gestion de certains script et programmes internet (sans en connaître le langage). Un confort d’utilisation de Plurk jamais atteint avec Firefox 3 en tout cas !