Vous ne le savez sans doute pas, mais dans ma prime jeunesse, je jouais pas mal aux jeux vidéo. Grand fan de Sega, j’ai commencé par la Game Gear (la console portable de Sega, en couleur bien avant la Game Boy, mais qui bouffait la batterie de façon incroyablement vorace) puis j’ai eu une Megadrive 2 (alors que la première Playstation pointait déjà son nez). Après, grand trou noir de console puisque je me suis particulièrement mis aux jeux sur PC. Jusqu’à il y a deux ans, je jouais régulièrement sur ordinateur, puis je n’ai plus eu de machine convenable pour jouer puisque je suis passé sur Mac. Passé sur Wii, je dois avouer que j’hésitais encore à reprendre un PC pour pouvoir profiter de temps en temps de gros jeux de stratégie et de rôle.

Mega Drive 2

Avec l’arrivée de Steam sur Mac, cette hésitation commence à disparaître. Steam est une plate-forme de jeux en ligne. Développée par Valve, elle servait au départ à rassembler les nombreux joueurs en réseau de Half Life 2 et ses fameux mods (Counter Strike par exemple). Elle s’est par la suite développée comme plate-forme de distribution de jeux dématérialisés sur PC et est devenu d’ailleurs la plus importante. Le catalogue de la plate-forme comprend énormément de « blockbusters » mais permet également de voir émerger des jeux qualifiés de « indies » développé par des indépendants qui trouvent là un moyen d’accéder au marché sans passer par les réseaux très cadenassés des distributeurs physiques.

L’arrivée de Steam sur Mac est en ce sens une très bonne nouvelle. J’ignore comment les portages de jeux sur mac sur déroulent, mais le fait est que le catalogue est plutôt restreint en distribution physique. Si Steam permet d’augmenter le nombre de portage de jeux sur mac, et le nombre de portages de jeux plus « hardcore gamers », Apple peut y gagner énormément en se débarrassant d’un des derniers arguments souvent invoqué pour justifier le choix du PC : pas de jeux. Actuellement, le nombre de titres (et de gros titres en particulier) disponibles est assez faible mais Valve promet des nouvelles sorties toutes les semaines.

Reste à voir l’efficacité et la stabilité de la plate-forme. Et jusqu’ici, je ne suis pas déçu ! L’installation se passe sans encombre (simple glisser-déposer) et la plate-forme se met à jour au lancement sans encombre. L’achat et l’installation des jeux est très fluide, presque aussi facile que sur le fameux Store d’Apple qui reste un modèle de simplicité pour la vente de contenu. On achète le jeu en quelques clics, il se télécharge et dès que le téléchargement est terminé, vous avec un raccourci sur le bureau et/ou dans votre répertoire application pour le lancer.

En plus de cela, Steam propose quelques fonctionnalités supplémentaires de « cloud gaming » : une fois acheté, le jeu peut être récupéré sur plusieurs ordinateurs configuré avec votre compte, tout comme la progression dans ces jeux. Des goodies exclusifs sont bien sûr disponible comme des aspects communautaires autours des jeux. Ce dernier point me semble d’ailleurs encore assez mal exploité, même avec des récompense à récupérer et des forums.

Au niveau technique, je ne sais pas trop comment cela fonctionne, mais il est à noter que pour lancer un jeu, la plate-forme devra être ouverte. S’il est possible de jouer sans connexion, tout est fait pour que vous ne le fassiez pas.

Bref, dans l’ensemble, je suis assez content de cette plateforme. Le succès sera au rendez-vous si le catalogue s’étoffe suffisamment. Dans ce cas, c’est sûr, je ne reviendrai jamais vers le PC. Mais bon, rien n’est moins sûr !

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