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Je ne parle pas souvent de jeu vidéo sur ce blog. Et pour cause, je n’ai et ne prends fondamentalement pas le temps d’y jouer. Plus jeune, j’ai été un joueur assez assidus sur PC. J’ai eu un Game Gear et une Mega-Drive, mais la plupart des mes expériences vidéo-ludique ont été consommées avec un clavier et une souris. Je n’étais pas à proprement parler un hardcore gamer (même si j’ai joué à Unreal Tournament, Warcraft I, II et III, SimCity et Civilization un peu toutes les versions), j’étais plutôt attiré par les expériences de jeu originales.

J’ai ainsi particulièrement apprécié des jeux comme Dungeon Keeper, GTA, Evil Genius, Freedom Force ou les Sims (oui, à l’époque, c’était original). C’est donc tout naturellement, lorsque je n’ai plus eu d’ordinateur de jeu, que je me suis tourné vers la Wii où j’ai également privilégié les jeux plutôt originaux (Okami, Super Smash Bros Brawl, MadWorld et autres Bully). Maintenant que je ne suis plus étudiant et que je ne prends plus le temps de lancer ma console une heure (ce qui est assez triste, quand on y pense… On joue beaucoup trop peu), les seuls jeux auxquels je jouent sont ceux de mes périphériques portables que je sors dans les transports.

Et bien, force est de constater que les plateformes iOS s’en sortent pas mal pour proposer des expériences video-ludiques de qualité et originale. La dernière en date s’appelle « Superbrothers: Sword & Sworcery EP« , uniquement sur iPad. Ouais, c’est un nom impossible, il vous en coutera 3,99€ pour une durée de vie assez courte, à priori (je ne l’ai pas encore fini), mais la qualité est au rendez-vous. Le jeu se veut exploiter au maximum les capacités de l’appareil. Il sera donc préférable de jouer au casque pour profiter de la bande-son composée pour le jeu et franchement réussie, d’ouvrir grand les mirettes pour profiter de l’univers graphique plutôt original et poétique, de bien comprendre l’anglais pour saisir l’humour « très geek » des textes et de prendre le temps d’un jeu sans grandes difficultés, surtout relaxant et contemplatif. Paradoxalement, si vous n’avez pas l’habitude des jeux vidéo, il vous sera peut-être plus difficile d’en profiter, le soft jouant assez bien des références en détournant certains poncifs de l’industrie. Néanmoins, si vous avez un iPad, vous ne devriez pas passer à côté de ce Apps!

Temps d’écriture : 32 minutes

Maintenant que tout le monde a donné son avis sur le dernier-né des studios Apple, j’ai nommé l’iPad, et que de mon côté, j’ai eu le temps d’y réfléchir un peu (j’aime bien réfléchir avant de parler, sinon je dis encore plus de conneries), je reviens avec un avis que j’espère pertinent. En tout cas, le plus objectif possible. Pour arriver à cela, pour parler de l’iPad et de son utilité, de sa conception, de son prix et de tout le reste, le plus simple est de le comparer à d’autres produits qui partagent certaines de ses utilisations.

L’iPad et l’iPhone… ou pas

Eliminons donc tout de suite la comparaison la plus oiseuse qui a été réalisée à son propos et ne comparons pas l’iPad à l’iPhone. La raison en est simple : l’iPad ne permet pas de téléphoner, l’iPad ne se glisse pas dans votre poche et ne s’emporte donc pas à tout moment partout avec vous. Bien sûr, on peut utiliser les mêmes applications sur l’un comme sur l’autre, mais c’est également le cas entre le MacBook Air et le Mac Pro. La comparaison entre les deux produits ne semblent néanmoins pas spécialement pertinente pour aucun des deux produits. Je ne crois pas que la comparaison de l’iPad avec l’iPhone le soit plus.

L’iPad et le Kindle

Une des utilisations-phare de l’iPad est la lecture de la presse et de la littérature. Il se compare là au Kindle, le lecteur d’eBook d’Amazon. Et il est clair qu’il ne soutient pas la comparaison : l’écran n’est pas à encre numérique, ce qui amènera de toute façon un confort de lecture moindre et surtout une autonomie nettement inférieure. Reste néanmoins le shop d’Apple, dont on ignore encore l’étendue de l’offre, en particulier en Europe où Amazon peine à proposer la presse et la littérature locale. C’est peut-être un domaine où l’iPad a une carte à jouer, d’autant plus que les prix proposé ont l’air agressifs. Reste le Whispernet d’Amazon qui permet de disposer de ce shop à tout moment gratuitement (enfin, le prix est compris dans l’achat de publications) ce qu’Apple ne fournit pas réellement, mais qui dans les faits risque d’être le cas, vu l’ensemble de la connectivité que propose l’appareil et les abonnements 3G « à la demande » prévu avec l’iPad. Au total, en termes de service et d’expérience utilisateur, l’iPad reste en dessous du Kindle a cause de sa conception technique (écran « classique ») mais se rattrapera peut-être sur la bibliothèque disponible. Reste évidemment le prix qui décidera toute personne sensée à la recherche d’un lecteur d’ebook pour la solution d’Amazon (ou similaire de ses concurrents).

L’iPad et le EEE PC

L’iPad est également similaire à un Tablet PC. Mais là, la comparaison est difficile à réaliser honnêtement. Parce que le marché du tablet PC est encore assez flou. La plupart de ces appareils misent encore sur l’hybridation : notebook tablet, ultraportable tablet ou netbook tablet sont bien plus courants. C’est d’ailleurs à cette dernière catégorie de produits que l’iPad peut se comparer au mieux, de part sa gamme de prix et la puissance de son hardware. Dans cette gamme, on trouve le EEE PC T91 de Asus ou l’Archos 9. Pourtant, difficile de trouver beaucoup de similitude entre ces deux produits et l’iPad. Tant le T91 que l’Archos 9 sont des solutions qui tournent sous Windows 7, et acceptent donc par nature et à priori tous les programmes susceptibles de fonctionner dans cet environnement. A priori, bien sûr, car vu le côté hardware assez limité de ces appareils, difficile d’imaginer faire tourner des jeux avancés ou logiciels de retouches photo. Même la lecture de vidéos reste limitée sur ce type d’appareil. Bref, disposer d’un environnement ouvert peut sembler être un gros avantage sur ce type d’appareil, mais il faut vraiment se poser la question de la qualité de l’expérience utilisateur qui est proposée. Et c’est cette expérience utilisateur qui va réellement déterminer la valeur de l’iPad par rapport à ces autres produits : qualité et fluidité de l’interface, stabilité, performance de l’écran tactile, toutes des caractéristiques pour lesquelles Apple a prouvé sa capacité à faire beaucoup mieux que Microsoft. Reste évidemment la grande inconnue : le confort de la saisie avec le clavier tactile de l’iPad par rapport au confort des (petits) claviers physiques des EEE PC.

L’iPad et le Gameboy

L’iPad pourrait également être comparée à une console de jeu. De la même manière que Facebook est devenu une grosse plate-forme de jeux onlines, l’iTunes Store est devenu un gros vendeurs de jeux casuals, et même pas uniquement. L’iPad promet de renforcer encore cet aspect et il a quelques atouts : l’accéléromètre et l’écran tactile au doigt offre des possibilités de jeux originaux qu’aucune autre plate-forme ne peut proposer. Maintenant, ne nous leurrons pas, l’iPad n’a pas les mêmes capacités qu’une console de jeu portable comme la PSP. Reste que dans le créneau des jeux plus casual, créneau dominé par Nintendo, l’iPad pourrait tirer son épingle du jeu. Si son prix ne le rendait pas totalement inabordable en tant que console de jeu (ouais, je répète beaucoup le mot jeu. Jeu, jeu, jeu,… Mais jeu ne suis pas égocentrique).

Au final, on le voit, il y a deux manières d’aborder cet appareil. On peut le voir comme un hybride entre plusieurs autres devices qui fait tout moins bien : un moins bon support pour livre numérique que le Kindle, un moins bon ordinateur ultra-portable qu’un netbook ou un tablet PC (ce qui reste néanmoins à voir) et une moins bonne console de jeu qu’une PSP. Mais je crois que cette manière de le voir est liée à notre manière d’aborder de nouveaux produits : par comparaison.

Or, si on prend l’iPad pour ce qu’il est censé faire, consulter des pages web et ses mails, regarder des photos, des vidéos et écouter de la musique, gérer son calendrier, ses contacts et prendre quelques notes, je pense, connaissant la maîtrise de l’expérience utilisateur de Apple, qu’on devrait avoir un objet qui prend en charge ces fonctions de manière assez exceptionnelle. La véritable question est donc de savoir si un objet destiné à ces utilisations, et uniquement celles-là, répond à un besoin. Je le crois que oui, en tout cas. A ce prix-là, encore plus.

PS : je n’ai même pas parlé de Flash ou du multitasking… Pour faire court, Flash, c’est de la merde qui sert juste aux développeurs web paresseux à ne pas devoir optimiser leur développement pour plusieurs plateformes. Et le mono-tasking d’Apple est plus rapide et efficace pour travailler sur plusieurs programmes que le multitasking de tous ses concurrents.

J’adore finir par un troll !