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Une assez bonne pioche, cette semaine à la médiathèque… Entre l’électro-rock et quelques remixs, des expérimentations réjouissantes.

Tout d’abord, le troisième opus de Bloc Party dénommé « Intimacy » qui s’ouvre sur deux bombes « Ares » et « Mercury ». Même si la suite est plus classique, je trouve que l’album ne vaut pas le dédain dont il a été victime, même si c’est vrai qu’il soutient difficilement a comparaison avec des trucs comme Klaxons.

Ensuite, la compilation de remix du patron du label Tigersushi, j’ai nommé Joakim. Avec d’excellents morceaux, même si je ne connais pas toujours l’original. De l' »Always Too Late » d’Annie en version que N*E*R*D n’aurait pas renié à « My Pocket Piano » de DJ Medhi réellement envoutant, Joakim propose une collection de morceaux variée ce qui montre qu’il aborde chacun d’eux sans aucune recette préconçue. Un vrai plaisir, même si tous les titres ne sont pas de la même qualité…

Vient ensuite l’album de Daedelus « Love To Make Music To », très varié. Je n’adhère pas beaucoup, je dois le dire, aux délires R n’B de l’ami, mais pas contre, certains morceaux offrent de bonnes décharges d’infra-basse qui font plaisir à mes petites oreilles. En tout cas, difficile de me prononcer sur ce LP sans quelques écoutes supplémentaires.

C’est aussi le cas de l’album de Fujiya et Miyagi « Lightbulbs ». Il y a bien sûr quelques morceaux immédiats : « Uh » et son funk irrésistible, « Knickerbocker » en cavalcade punk-funk ou « Pussyfooting » et son clap qui entraine nos mains dans le mouvement. Mais à côté de cela, des morceaux plus calmes qui semblent un peu trop guimauves lors des quelques écoutes un peu distraites de ce LP… A confirmer, donc.

Bonne écoute !


Découvrez Fujiya & Miyagi!

Le monde de la communication est devenu, ou en tout cas est considéré comme un centre de pouvoir de plus en plus influent. Que ce soit au niveau marketing, au niveau PR, au niveau du lobbying ou tout ce qui concerne les nouvelles technologies de la communication. Les pressions sont donc de plus en plus fortes pour qu’une véritable pratique de la déontologie se mette en place dans ses métiers. Il est vrai que même si des codes, souvent tacites, existent, le mot déontologie n’est pas celui qu’on entendra le plus dans une agence de communication.

En tout cas, nos amis et collègues nous rappellent régulièrement ce fait, en nous caricaturant souvent comme des « business men » sans scrupules aucun, uniquement motivé et orienté vers le profit, en sacrifiant volontier l’honnêteté intellectuelle et l’intégrité sur l’autel de la rentabilité. Sans vouloir m’acharner à démonter cette accusation, je me permettrais de rappeler à nos confrères qu’il serait bon de regarder dans son près vert avant de s’intéresser à celui de ses voisins.

Car oui, il me semble que contrairement au profession citée plus haut, celle de journaliste est soumise à un code de déontologie tout à fait clair et dispose d’autorités compétentes (enfin, surtout en région flamande, mais ça devrait venir – un jour – en communauté française) pour statuer sur les violations de code. Par ailleurs, la plupart des grandes entreprises de médias disposent de leur propre code de déontologie interne.

Cela se justifie pleinement par la responsabilité sociétale dont les médias sont tenants et à laquelle les « communicateurs » sont peu ou pas soumis. Les médias indépendants sont une condition sine qua non de la réalisation d’une société démocratique, mais ceux-ci ont aussi une grande responsabilité sur l’opinion publique et dans l’éducation de la population. Ils jouent un rôle prépondérant dans la manière avec laquelle le grand public aborde la société, ses faits, ses tendances. Dès lors, si la liberté de la presse doit être absolument défendue âprement, elle a pour pendant que la presse accepte ce rôle et qu’elle se soumette donc à des règles très strictes dans la manière d’aborder le traitement de l’information.

La RTBF rentre d’autant plus dans ces considération qu’il s’agit d’un service public. Il doit donc respecter au maximum les normes déontologiques de la profession et dispose d’ailleurs d’un code de déontologie interne tout à fait précis. Pourtant, les journalistes de la chaine publique on tendance ces derniers temps à commettre quelques maladresses impardonnables et que je trouve personellement choquantes. Pas plus tard qu’au journal d’hier soir (15/05/2008, 19h30), dans le reportage de Luciano Arcangeli concernant une saisie de drogue à Charleroi, le reporter précise en tout début de billet la nationalité, l’ethnie des personnes arrêtées. Il s’agit ni plus ni moins d’une violation directe des divers codes de déontologies journalistiques . non pas qu’il soit abslument interdit d’annoncer la nationalité d’une personne dans une production journalistique, mais que cette information ne doit être rendue publique uniquement si elle est pertinente. Entre nous, je ne vois pas en quoi le fait que des criminels soient d’une nationalité ou d’une autre soit pertinente, surtout quand le délit n’a aucun rapport avec l’origine des personnes qui le commettent.

Le plus désolant, c’est que le sujet suivant traitait de sérieux problèmes qui connait actuellement la minorité tzigane en Italie. En effet, une membre de cette minorité a tenté d’enlever un enfant il y a quelques jours. Les journalistes ne sont bien sûr pas passé à côté de cette information et en ont profité pour bien profiter l’origine ethnique de la personne. Dans le contexte actuel de chasse aux immigrés inauguré très vite par Silvio Berlusconi, cette information a suffit pour mettre les feux aux poudres et créé une vague de violence populaire à l’encontre de la minorité tzigane. Les journalistes sont autant responsable des dizaines d’habitations incendiées que les politiques. Et loin de vouloir jouer les oiseaux de mauvaises augures, le jour où on commencera à incendier des appartements immeubles à Matonge parce qu’ils sont occupés par des étrangers, il ne faudra pas aller chercher plus loin que dans le journal parlé de 19h30 pour en comprendre la cause.

Mais ne vous méprenez pas. Le début de mon article ne doit pas être compris comme un dédouanement de la responsabilité des publicistes et lobyistes en terme déontologique. Il y a des efforts à faire, particulièrement en ce qui concerne l’image de la femme dans le publicité. Mais l’impact, et donc la responsabilité, des personnes dans ce domaine est de loin moindre (même si elle est plus incidieuse) que celle des journalistes. Et même si des études tendent à montrer que les phénomènes discriminatoires dans les médias sont relativement limités, il devient nécessaire de bannir complètement ces discriminations, le contexte international est déjà suffisamment discriminant.