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Allez, un petit ensemble de news musicale toutes fraîches regroupées sans beaucoup de logique, mais avec beaucoup de coeur (c’est pour la St-Valentin).

Quelques concerts

19/03: Timber Timbre (en solo) à la Rotonde du Botanique. Ce sera mieux, c’est presque sûr, qu’aux dernières Feëeriëen.

01/05: Matthew Dear à l’AB (à 12€). Son dernier concert à la Rotonde du Botanique est le dernier live où j’ai vraiment été impressionné. Priorité absolue sur toutes les activités liées à la Fête du Travail.

17/04: Xiu-Xiu à la Rotonde du Botanique. Un des faiseurs de pop expérimentale parmi les plus allumés et les plus sensibles. On le compare parfois à Anthony & The Johnsons. Cela n’a rien en commun, et c’est beaucoup mieux.

Deux vidéos

Une mauvaise prise live de « Dear God I Hate Myself » de Xiu-Xiu, pour que vous n’y alliez pas sans savoir un peu à quoi vous attendre…

Et puis, le clip du morceau « In The Grace Of Your Love », le meilleur titre du dernier album de The Rapture, est sorti. A priori, la vidéo ci-dessous ne marche pas (bandes de cons), sauf s’ils ont modifié les paramètres entre-temps, mais vous pouvez voir le clip à cette adresse: http://vimeo.com/36427625. Heureusement que le morceau est vraiment excellent.

In the Grace of Your Love – The Rapture from Dream The End on Vimeo.

J’étais donc ce jeudi dernier au Botanique pour le concert de The Dø (ouais, je me fais chier à l’écrire avec le o barré, mais sans doute pas dans tout l’article). Si j’avais été complètement emballé par le titre « Slippery Slope » de leur deuxième album, le second single m’avait bien refroidi et j’y arrivai donc sans attentes démesurée.

Bien m’en a pris, car le résultat a été plutôt médiocre. Il n’y a rien de bien concret pourtant à reprocher au groupe: il joue bien, ils proposent de véritables relectures de leurs morceaux tendant vers le côté tribal/bruitiste qui me plait justement sur « Slippery Slope ». Mais le tout manque cruellement d’âme. Les interludes en percussions métalliques n’amène ni tension ni attente, juste ennui, et les solos de guitares électriques/saxophones/… en fin de chaque morceau deviennent vite rébarbatives. Sur quelques morceaux, on perçoit au loin ce que le groupe aimerait faire (Slippery Slope, On My Shoulder, Dust if Off), mais les quelques moments où leur univers arrivent à réellement nous emporter sont vite gâchés par des passages pseudo arty totalement artificiels. Ils auraient mieux fait de rester plus pop ou avoir des morceaux beaucoup plus solides pour supporter ces grands travaux.

Heureusement, ma soirée, dans l’ensemble, a été très positive pour moi. Car j’ai eu l’occasion de découvrir en première partie de ce concert « Random Recipe », un groupe québécois de musique « fusion »: deux voix, une plutôt soul et une plutôt rap, un guitariste/claviériste et un percussioniste ont réveillé une salle qui ne s’attendait sans doute pas à cela. Les influences sont nombreuses, mais ce qui ressort de la prestation, c’est l’énergie et le partage, ainsi qu’une certaine maîtrise technique. Celle-ci n’est pas suffisante pour sauver l’enregistrement studio, un peu trop plat faute d’une production à la hauteur de titres, même si cela reste tout à fait écoutable, mais est tout ce qu’il faut pour placer une excellente soirée. Je suivrai donc de loin la carrière de ce groupe (pas distribué en Europe) et je vous invite à vous rendre ce vendredi au Café de la Maison du Peuple de Saint-Gilles à 22h pour assister à leur prestation sur scène, clairement l’endroit où les titres vibrent!

Temps d’écriture : 24 minutes

On ne peut pas le nier, “Les Ardentes” est devenu un jalon important des festivals belges, et ce en seulement 4 éditions. Réputation méritée et soutenue par le cru de cette année ? Je suis allé vérifier cela lors de la journée du samedi.

A l’arrivée, petit tour du site, vraiment très aéré. Un peu trop dans l’après-midi, il donne l’impression d’être vide, seulement occupé par de très nombreux stands de sponsors et de vendeurs de nourriture très variée. On a parfois l’impression d’être à une foire au boudin, avec accessoirement l’un ou l’autre concert dans un coin.

Mais venons-en à la musique justement. Mes premiers émois sonores viendront d’une découverte : “John & Jehn”. C’est que ce duo guitare/basse est assez accrocheur. Il n’y a rien à faire, une fille qui joue de la basse, ça a beaucoup de classe. La musique post-punk “d’époque” marche pas mal sur certains titres. Dommage qu’un batteur n’accompagne pas le duo de cordes, cela donnerait sans doute plus d’énergie à un live tout à fait maîtrisé.

Je rejoints ensuite la foule nombreuse pour écouter « Yoav« . L’artiste multinational donne ce qu’on attend de lui : une perfection technique et des jolies chansons. Je reste pourtant assez froid par rapport à cette démonstration de maîtrise impressionnante, mais qui trouve sa place plutôt dans mon salon que sur une scène.

Je quitte donc avant la fin pour rejoindre « Joakim« . En live, il joue plutôt rock et il est particulièrement habile pour “faire foirer” ses titres. Des morceaux qui commencent de manière classique mais finissent généralement en délires électro-rock kitsch et surchargés. C’est jouissif et original, même si le manque de communication avec le public qui s’attendait de toute évidence à autre chose empêche l’ambiance de décoller.

Je cours ensuite assister au concert de ma tête d’affiche de la journée : “Peaches”. Pour ma première rencontre en live avec la plus si jeune dame, elle n’a pas failli à sa réputation. Elle donne un show certes pseudo-sulfureux mais certainement pas pseudo-énergique, se lançant dans la foule et sur mes lunettes dès le troisième titre. Musicalement ? Rien de plus que sur les albums. C’est basique, un peu provoc’ et ça marche.

Juste le temps de passer écouter la fin du set de « IAMX » qui ne surprend plus personne (si ce n’est peut-être par son état pitoyable sur scène), et je dois reprendre le dernier train vers Bruxelles en maudissant la SNCB de me priver du live de Tricky.

En résumé, une chouette découverte (John & Jehn), une confirmation (Joakim), un bon show (Peaches) et beaucoup de déjà vu pour un festival qui va malheureusement trop souvent piocher des artistes qui ont beaucoup tournés et qui manquent peut-être d’originalité.

Un petit tour d’horizon musical :

Découvrez la playlist Ardentes avec Peaches

Les photos du concert de Peaches par @Kmeron :

On va faire d’une pierre, deux coups, en parlant du deuxième opus de Bat For Lashes en même temps que de son concert qui date déjà un peu mais qui m’a marqué, le 15 juin à l’Orangerie du Botanique.

Je ne suis pas un fan de la petite Natasha Khan, et même si j’aimais bien son premier opus Fur And Gold, je n’en ai pas fait une jaunisse quand je n’ai pas pu avoir de place pour son concert originalement programmé dans la Rotonde. Mais finalement, vu le succès de la petite dame, on la verra à l’Orangerie, et je peux me procurer la dernière place (niak niak, désolé pour ceux qui n’en ont pas eu après moi) pour aller voir son folk hippie gothique.

Et grand bien m’en a pris, je crois que j’ai assisté au meilleur concert de mes Nuits, en concurrence avec Thunderheist le lendemain. Passons sur la première partie, le pop-rock à deux guitares et voix totalement anecdotique de Dan San, pour nous concentrer sur la belle Natasha. Pas de corps, pas de visage, mais belle d’esprit. Elle rayonne sur scène, gambadant comme un faon dans la forêt, ici habitée par des icônes christiques et des idoles d’animaux. Son groupe est totalement dans le délire, l’imagerie est en place.

Je n’avais pas encre écouté Two Suns avant le concert et j’y allais donc à la découverte du nouvel album. Excellente idée, car les morceaux tirés de ce second opus m’ont paru beaucoup plus solides en live que ceux tirés du premier. A l’exception près de « What’s a girl to do » et « Horse and I« . A quoi est du cette réussite ? Assurément aux arrangements des percussions particul!èrement percutants – quelle bonne idée de renforcer les beats électroniques par une batterie acoustique, ou inversement – mais aussi grâce à la voix de Natasha Khan, qui assure sans vouloir faire la diva, ce qu’elle n’est pas.

C’est donc dans une optique résolument positive que je me suis acheté Two Suns (sur Amazon UK, 7 livres). L’album s’ouvre sur le titre « Glass« , formidable, qui place la barre très haut d’emblée. Ce qui rend la suite difficile, la balade piano/voix « Moon And Moon » n’étant pas vraiment à la hauteur. On peut ensuite citer le premier single « Daniel » qui fait le boulot, sans être aussi excellent que la version live jouée aux Nuits. La deuxième partie de l’album est dans l’ensemble plus réussie, avec « Pearl’s Dream« , « Two Planets » tout en percussions ou « Good Love« .

Mais c’est seulement après la deuxième écoute que je me suis rendu compte que cet album n’était pas un simple album de pop où chaque chanson est une fin en soi. La force de Two Suns est dans son ensemble, à mi-chemin entre les délires celtiques de Sinead O’Connor et la pop déglinguée de Björk. J’admets néanmoins être beaucoup plus sensibles aux morceaux plus centrés sur les percussions qui bénéficient décidément tant en live qu’en album d’un soin particulier.

En bref, ce n’est pas parfait, comme pour le premier opus, mais si on prend la peine de rentrer dans cet univers musical, on appréciera la cohérence de l’ensemble. J’ai en tout cas bon espoir pour la suite de la carrière de Natasha Khan, car cette musique ne fait pas que surfer sur une forme de mode, mais propose réellement un univers.

Two Suns