Avant de commencer cette critique, je tiens à préciser que contrairement à beaucoup d’autres et malgré le fait que j’ai énormément apprécié The Dark Knight du même réalisateur, mes attentes vis-à-vis du dernier Nolan étaient relativement limitées. La faute à Leonardo di Caprio que j’ai toujours trouvé insipide, et simplement parce que les trailers centrés sur l’action ne me semblaient pas spécialement attirant.

Je n’ai donc pas été déçu d’Inception. Même si le film a de très nombreuses petites faiblesses. Le point fort du film est très certainement son idée scénaristique et la consistance de son univers. Même si certains essayent d’attaquer la cohérence de la théorie sur les rêves développée dans Inception, je trouve au final que les règles avancées sont cohérentes (bien que totalement fictionnelles et qu’il ne tente pas d’explication pseudo-scientifique). J’ai donc apprécié ce scénario en couches de rêves imbriqués qui permettent une complexité sympathique tout en offrant une certaine lisibilité de l’action. Rajouté à cela une image assez léchée, une musique plutôt réussie et un montage qui sert réellement le propos, et vous obtenez une oeuvre intelligente et agréable pour l’été.
Mais on est loin du chef-d’oeuvre à cause de menus défauts virant parfois au désagréable. Le premier étant la narration. Si l’idée scénaristique est très bien exploitée, le propos est lui totalement anecdotique. Que ce soit le thriller d’action ou les réflexions pseudo-psychanalytique du personnage principal, rien ne passionne vraiment. Si on rajoute à cela certains personnages baclés (le personnage d’Ellen Page notamment), un Leonardo di Caprio aussi monocorde qu’à son habitude et certaines longueurs dans les scènes d’action, et on obtient un film qui ennuie par moment. Rien de totalement rédhibitoire, un bon film, mais juste un bon film…
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