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Avant de commencer cette critique, je tiens à préciser que contrairement à beaucoup d’autres et malgré le fait que j’ai énormément apprécié The Dark Knight du même réalisateur, mes attentes vis-à-vis du dernier Nolan étaient relativement limitées. La faute à Leonardo di Caprio que j’ai toujours trouvé insipide, et simplement parce que les trailers centrés sur l’action ne me semblaient pas spécialement attirant.

Inception

Je n’ai donc pas été déçu d’Inception. Même si le film a de très nombreuses petites faiblesses. Le point fort du film est très certainement son idée scénaristique et la consistance de son univers. Même si certains essayent d’attaquer la cohérence de la théorie sur les rêves développée dans Inception, je trouve au final que les règles avancées sont cohérentes (bien que totalement fictionnelles et qu’il ne tente pas d’explication pseudo-scientifique). J’ai donc apprécié ce scénario en couches de rêves imbriqués qui permettent une complexité sympathique tout en offrant une certaine lisibilité de l’action. Rajouté à cela une image assez léchée, une musique plutôt réussie et un montage qui sert réellement le propos, et vous obtenez une oeuvre intelligente et agréable pour l’été.

Mais on est loin du chef-d’oeuvre à cause de menus défauts virant parfois au désagréable. Le premier étant la narration. Si l’idée scénaristique est très bien exploitée, le propos est lui totalement anecdotique. Que ce soit le thriller d’action ou les réflexions pseudo-psychanalytique du personnage principal, rien ne passionne vraiment. Si on rajoute à cela certains personnages baclés (le personnage d’Ellen Page notamment), un Leonardo di Caprio aussi monocorde qu’à son habitude et certaines longueurs dans les scènes d’action, et on obtient un film qui ennuie par moment. Rien de totalement rédhibitoire, un bon film, mais juste un bon film…

Temps d’écriture : 22 minutes

[Vu la demande frénétique du monde entier, et surtout de ma colocataire adorée, je poste ici les différents articles que j'ai écrit dans le cadre d'un concours pour le télé-moustique. Veuillez donc excuser le décalage temporel de ces articles.]

Dans le monde merveilleux du cinéma, il est primordial de ne pas sous-estimer l’importance des bandes-annonces. Car si des films assez moyens bénéficient d’une très bonne audience grâce à un teasing réussi, certains films sympathiques peuvent rater leur public à cause d’une bande-annonce loupée. Ce sera sans doute le cas du premier film de Riad Sattouf (dessinateur de bande dessinée), “Les Beaux Gosses”.

Car non, ce long métrage adolescent n’est pas une simple version française des buddy movies américains à la “American Pie”, ce qui serait une entreprise vouée à l’échec. C’est pourtant ce que le film promo peut laisser croire. L’idée est de suivre les péripéties amoureuses de deux ados boutonneux de 14 ans. Alors, forcément, cela donne des scènes gags de l’ado qui s’entraîne à “rouler des pelles” devant son miroir ou encore des scènes typiques de lycée. Mais heureusement, “Les Beaux Gosses”, cela n’est pas que cela.

Alors, oui, il faut le reconnaître, les personnages sont caricaturaux, taillés pour se transformer en blagues ambulantes. Vincent Lacoste (Hervé) et Anthony Sonigo (Camel) campent d’ailleurs avec beaucoup de réussite les deux anti-héros losers du film. On se serait néanmoins vite lassés si le réalisateur n’avait pas réussi à insuffler une sorte de réalisme dans ses situations et surtout une évocation puissante des sentiments adolescents. On ressent et on croit à cet idéalisme de jeunes gens autant qu’on souffre de la cruauté dont ils peuvent faire preuve. S’il est difficile de s’identifier aux personnages trop caricaturaux, on pourra néanmoins se sentir proche de ce qu’ils ressentent, de leurs questions et de leurs difficultés, car nous les avons traversées et nous ne les avons pas toujours dépassées.

Maintenant, on n’est pas face à un chef-d’oeuvres de l’image cinématographique, et une vision DVD pourra contenter les plupart des cinéphiles, mais il est a noter que la musique par le groupe Flairs est très réussie, autant sous influence pop sixties que french touch à la Air.

Certes, on peut regretter que les personnages féminins n’aient pas bénéficié du même traitement que les personnages masculins (le point de vue du film est tout a fait centré sur celui des “garçons”). Mais cette comédie dépasse largement la moyenne des comédies françaises en allant bien plus loin qu’une série de gags que laissait présager la bande annonce. Dans ce film, vous ne trouverez pas un humour comparable au controversé “Bienvenue Chez les Chtis”. On peut espérer que cela en réconciliera certains avec les comédies issues de l’Hexagone.


La fameuse bande-annonce :