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J’ai vraiment envie d’écrire un article sur Facebook. D’une part parce que c’était le sujet du dernier Café Numérique, et que les présentation étaient intéressantes et variées, d’autre part parce que les déclaration du PDG de Facebook dernièrement ont pu en agacer certain. Le problème, c’est que c’est difficile de rajouter quelque chose de pertinent à tout ce qui a déjà été dit sur ce site. Et en plus, quand je parle de Facebook, j’ai toujours envie de dire « on vous l’avait bien dit ».

Honnêtement, les journalistes qui s’amusent à annoncer un changement radical de Facebook au niveau de la vie privée se foutent un peu du monde. C’est vrai que les options par défauts rendent actuellement Facebook beaucoup plus public qu’avant. Mais bon, cela ne change rien au fait que depuis le début, vous ne pouvez pas réellement contrôler ce que vous rajoutez à Facebook. Le réseau est ainsi conçu que vos contenus sont dupliqués, partagés, distribués ce qui rend impossible toute marche arrière une fois la publication. Vos contenus deviennent publics. Les évolutions successives depuis plusieurs mois (années ?) montrent que cette tendance a toujours été présente. Mais il devient urgent que les gens intègrent bien ce facteur primordial !

Maintenant, si les moyens ont changé, le fait de s’exprimer et s’étaler publiquement n’est pas neuf. Combien ne se sont-ils pas épanchés sur les libres-antennes radiophoniques, combien n’ont-ils pas fait tout pour leur minute sur RTL-TVI. L’envie d’être connu et si possible reconnu du public n’est pas venue de Facebook, l’outil répond juste à un besoin et l’amplifie de manière impressionante. Cette amplification est également un élément primordial à prendre en compte.

Et donc, quand vous dites quelque chose sur Facebook, c’est tout aussi public que si vous le disiez au micro de la RTBF. Sauf que ce passage de quelques secondes se retrouvent comme enregistré sur les cassettes VHS (ou les décodeurs Belgacom TV) de tous vos proches (et de pas mal de proches de vos proches). Plus besoin que quelqu’un soit devant son écran au moment où vous prononcez les mots, il peut les retrouver quelques heures ou quelques jours plus tard. L’effet d’amplification n’est donc pas de la même nature que les mots lachés au micro de AB3 (bon, ils font pas d’émission, mais faisons comme si), car ils vont toucher beaucoup de personne, pendant longtemps. Ils ne disparaîtront pas une fois prononcés. En fait, ils ne disparaîtront plus jamais.

Pour ces différentes raisons, il devient urgent et crucial d’offrir une éducation aux nouveaux médias aux jeunes et aux parents, mais à tout le monde également. Il ne faut pas avoir peur de Facebook, il est totalement contre-productif d’appeler au boycott face à des décisions de l’entreprise Facebook, puisque son produit répond à un besoin tellement imposant qu’un appel au boycott est aussi efficace que l’appel au boycott du chocolat. Mais il va devenir d’une nécessité absolue d’aider les gens à se servir de ces outils dans leur travail et dans leur vie privée.

En réalité, je suis d’accord avec Mark Zuckerberg, la manière dont on perçoit la vie privée évolue, et il est probable que les enfants qui surfent pour le moment sur Facebook n’auront pas la même vision que les quarantenaire qui s’y inscriront dans 1 an par dépit. Je ne crois pas qu’il soit utile de lutter contre ce phénomène (qui est finalement assez similaire en termes de changement de paradigme à ce qu’on a pu observer fin des années 60, début des années 70), je crois qu’il faut éduquer à cette transformation pour qu’on puisse en tirer le meilleur : plus de collaboration, plus de tolérance. Et plus de chatons.

Après le Café Béta lors du lancement du Café Numérique il y a de cela quelques semaines, nous avons pu hier assister à un Café Numérique particulier également, puisqu’il s’agissait de fêter les 5 ans de la « première web TV belge », le site Misteremma.com. Ah oui, il s’agissait aussi, paraît-il, de la 7ème édition du Yulbiz bruxellois…

Donc commençons par ce qui a pu marquer les esprits hier soir au Mirano, lieu de rencontre hebdomadaire entre les geeks les plus passionnés et les curieux au sujets des technologies numérique. Le site internet Misteremma.com fêtait ses 5 années d’existence. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce site propose des séquences vidéos de rencontres entre le proprio et différentes célébrités avec lesquelles il parle de tout et surtout de rien. Le site propose également depuis peu des séquences cinémas dans lesquelles Mister Emma critique en compagnie de Nicolas Gilson quelques sorties cinés avec l’objectif en 2010 de s’axer sur le cinéma belge.

Il a ensuite été aussi question de gagner des cadeaux : des packs Nivea, des t-shirts GTA, des bons d’achats J & Joy et sans doutes d’autres délicieux cadeaux que j’oublie. Tout ça comment ? Grâce à un blind test sur les jeux vidéo. Je suis parti avant ce moment d’anthologie, mais selon l’organisateur, cela fut assez bordélique. Par ailleurs, en guise de premier prix d’un concours de baiser de cinéma, il était également possible de gagner un GSM Nokia avec abonnement Cherry. A part ces concours, on a pu jouer au nouveau GTA, on a pu boire du Malibu et se dandiner sur de la musique commerciale qui allait trop fort.

Après cette description, vous vous demandez peut-être ce que cet événement avait comme rapport avec le Café Numérique. Et bien, relisez mon premier paragraphe. Il s’agissait également d’une soirée Yulbiz ! Le Yulbiz, comme l’a très bien expliqué Vincent de 1MD malgré le brouhaha ambiant, c’est une rencontre informelle de blogueurs, d’entrepreneurs du web et de passionné de ces nouveaux outils de communication. L’événement est originaire de Montréal mais s’est à présent exporté dans le monde entier.

C’est sans doute pour cette raison que, dans la salle, en plus des serveuses Malibu « barely legal » (je ne sais plus de qui est l’expression, qu’il se manifeste si il veut se la voir attribuée) selon eMich et les « peoples » (ou pas) qui tentaient de rivaliser, il y avait aussi des gens, un peu perdus, qui étaient là pour échanger plus que des mondanités mais aussi des expérience en tant que blogueur (ou lecteur de blog), des conseils plus techniques ou plus littéraires. Il faut bien avouer que cet objectif n’a pas été atteint, l’ambiance ne s’y prêtant guère…

Qu’à cela ne tienne, le Café Numérique ne peut pas toujours réussir tous ses événements ! Mais le retour à une formule plus classique la semaine prochaine (2 décembre) sera certainement l’occasion pour tout un chacun de faire la connaissance avec l’organisation. On y parlera en effet des cadeaux de Noël, depuis le choix du cadeau (un smartphone est-il un bon cadeau de Noël ?) jusqu’à son achat sur la plate-forme Ebay (avec Julien Brasseur, un représentant de l’entreprise pour un exposé peut-être plus théorique mais également un exposé plus pratique de Quentin De Meuter, rédacteur sur Enchères et en Blog). Le 9 décembre, le sujet sera la loi Hadopi et le droit d’auteur. Vous pouvez de toute façon suivre l’actualité de cet événement sur leur site internet.

Ce mercredi, c’était le Betagroup 13. Mais c’était aussi (ou peut-être surtout) l’ouverture inaugurale du Café Numérique. Ca suffit largement pour un post de blog, ça…

D’autant plus que cette 13ème édition du Betagroup était un peu particulière vu qu’elle se déroulait au Mirano. Cet ancien cinéma reconvertit en boite est le lieu qu’a choisi le Café Numérique pour établir son camp de base hebdomadaire le mercredi. Même si le Betagroup n’est pas amené à se donner chaque mois dans le cadre du Café Numérique, l’occasion était bonne de profiter du cadre magnifique du lieu pour tenter d’offrir un autre visage que les couloirs de l’ULB à cet événement. Un autre visage, et une autre ambiance aussi. Si certains semblent penser que le Mirano offre un cadre plus approprié au networking et aux dialogues entre entrepreneurs et inverstisseurs, d’autres regrettent le manque d’adaptation de la sono et un public moins attentif qu’à l’ULB. De l’avis de l’organisateur, il manquait un côté un peu geek buveur de bière en canette qui fait, c’est vrai, en grande partie le charme du Betagroup. Qu’à cela ne tienne, nous avons quand même pu voir en démonstration les 5 traditionelles start-up mensuelle (elles ne sont pas nécessairement dans leur ordre d’apparition, mais cela ne doit pas être loin !)

1) Symbioz
Apparemment, le créneau de la géo-localisation doit être hyper rentable, parce que le nombre de start-up se lançant dans ce business est impressionant. Symbioz fait partie de celles-ci. Ce qui est proposé, c’est une géo-localisation en temps réelle via le GPS de votre GSM sous Androïd. Ces données sont stockées sur serveurs, ce qui permet de pouvoir retrouver vos parcours mais également votre vitesse et votre altitude [edit: et ce, depuis votre inscription]. Si l’utilité du service pour un individu ne me semble pas très claire (il n’est même pas question ici de fonction sociale pour partager votre position en temps-réel avec votre réseau), le secteur visé est plutôt celui des transports routiers. Le problème, c’est que l’autonomie d’un GSM est nettement insuffisante pour permettre une utilisation professionelle et la boîte se penche dès lors pour le moment sur les possibilités de développer une sorte de « boite noire ». Mais dès lors, je ne perçoit plus nécessairement la pertinence du service par rapport à la concurrence qui ne doit pas manquer d’exister.

2) WonderGraphs
Le postulat de base de Wondergraphs est que les graphiques de Excell sont moches et compliqués à réaliser. Donc, on va proposer un service hébergé pour faire facilement de beaux graphiques. Même si le Cloud Computing devenait une tendance forte, je crois que les entreprises chercheraient néanmoins à centraliser leurs services, ne fut-ce que pour faciliter la gestion des contacts avec leur fournisseur. Et donc, disposer d’un outil uniquement pour faire des graphes me semble assez limité. Néanmoins, l’outil semble être performant et propose quelques fonctionnalités intéressantes (qu’il faudrait pouvoir tester en réel, puisqu’on a pu voir qu’une vidéo) notamment le fait de stocker vos comportements et de pouvoir proposer des mises en forme courantes en fonction du type de données des tableaux. L’interface est jolie, le résultat semble à la hauteur, il se pourrait donc même que ça marche. Souvent, ce sont les petits services qui peuvent avoir le plus de succès.

3) Babelway
Un autre « petit service », ou en tout cas destiné à un marché assez précis. Babelway propose un moyen de faciliter l’échange de donnée. Grâce à cet outil, vous pouvez formater un type de donnée transmis via un protocole particulier vers un autre type et un autre protocole. Par exemple, transposer des fiches de commandes d’un logiciel particulier envoyé sur un serveur FTP vers un format CSV classique envoyé sur un mail. Concrètement, cela permet à des fournisseurs de centraliser la réception de bons de commande sous un seul format dans un seul lieu plutôt que d’être dépendant du système de chaque client. Sans que le service soit particulièrement excitant (ni la présentation d’ailleurs), on peut supposer qu’il existe là des possibilités de développement, surtout avec une politique de pricing adapté à la taille de chaque client.

4) Getyoo
Getyoo, c’est un peu l’inverse de Babelway. C’est catchy et présenté de manière très vivante, mais cela n’a, selon moi, aucune chance de se développer. En gros, Getyoo, c’est un carte de visite électronique stockée sur une clef USB avec émetteur/récepteur de donnée NFC via une plate-forme privée. Les petits plus, ce sont l’environnement web sur lesquels sont stockées les données rapatriées, assez joli et social, mais également la possibilité de communiquer avec des tags qui serviraient à promouvoir des produits en fournissant du contenu (vidéo YouTube, bons de réduction) via la clef et le rapatriement sur l’ordinateur. Non, ce n’est pas une technologie basé sur le RFID ni Bluetooth (et donc ce n’est pas interopérable ni compatible avec d’autres systèmesen fait, ça utilise NFC, technologie qui vise à remplacer le RFID). Et puis surtout, la clef coûte 27 euros (ou 37 ?). Je vois mal comment la start-up va pouvoir atteindre la masse critique absolument nécessaire au fonctionnement de leur produit si ils se contentent de la vendre au détail. La seule issue que je vois serait de s’associer à des annonceurs ou des gestionnaires d’espaces publicitaires pour que ceux-ci financent en grande partie le déploiement de cette clef. De toute façon, cela nécessite un business model complètement différent, et même une approche différente dans la présentation du produit. Si ils visent un public pro, la présentation devrait être un peu plus professionelle (tout en gardant la dynamique). Bref, Getyoo, ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose (un peu comme The Peas Project ? Non, je suis méchant, là…)

5) Spezzle
Perdu dans Bruxelles, les deux gars de Spezzle (dont un super-geek) ont présenté leur service en dernier. Il n’aurait pas été totalement inutile qu’ils passent plus tôt pour bénéficier d’une salle plus calme et plus fraîche. Car honnêtement, je n’ai absolument rien compris de leur service (si ce n’est qu’il avait rapport au CMS Druppal). Dès lors, j’attends les explications des spécialistes afin de compléter cet article.

A part ces 5 start-ups, on a eu droit à une démonstration du « Surface » de Microsoft, une table tactile destinée au travail collaboratif mais sur laquelle il est possible de développer de nombreux autres services (celui qui nous était présenté était destiné à la chaîne de débit de boisson Belgian Beer Cafe). Je fais confiance à la machinerie marketing de Microsoft pour vous donner toutes les infos pertinentes au moment de sa sortie. Là, ils sont occupés avec Windows 7.

A côté des présentations, c’était l’occasion de revoir la clique des blogueurs belges et pouvoir discuter de plein de sujets, dont le Café Numérique qui semble disposer de forces vives pour le soutenir. D’ailleurs, ils vous donnent rendez-vous mercredi prochain (le 28 octobre 2009) pour l’AndroïdParty 3 et toutes les semaines suivantes pour un programme qui promet d’être varié (vous pouvez le retrouver ici). A part ça, on a cassé du sucre sur le dos de Proximedia (et franchement, je crois qu’on a eu raison), Mateusz a dévoilé son intention d’investir, Ramon est prêt à partir pour la Webmission à Séville et l’échevin de la Culture de Saint-Josse m’a déclaré sa flamme pour Schaerbeek. Le temps de boire quelques bières à 2,5 euros, manger l’un ou l’autre panini à 4,5 euros et se faire jeter dehors vers 11h30, et la soirée était pliée.