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Cet article est issu d’une chronique préalablement diffusée sur le podcast « On a toujours raison » pour l’ouverture parisienne d’Abercrombie & Fitch. Ecoutez-là en live!

Les gens qui me connaissent savent combien les fringues me passionnent. Ils peuvent chaque jour admirer mes efforts renouvelés pour m’habiller avec style. Il y a donc une news à coté de laquelle je n’ai pas pu passer. L’ouverture du point de vente parisien de la chaine de prêt à porter « Abercrombie & Fitch ».

Si vous n’êtes pas, contrairement à moi, jeune, beau, riche et branché, vous ne devez pas savoir ce qu’est cette entreprise. Abercrombie & Fitch propose des vêtements dans un esprit de casual luxury, dans la plus pur tradition de la Ivy League. Ça devait être écrit en grand dans le communiqué de presse, parce que tout ceux qui en parle reprenne cette expression. A mon avis, toute Ivy League qu’elle soit, je crois que les étudiants de ces prestigieuses universités, ils doivent faire comme tous les autres lorsqu’ils vont sont bourrer la gueule à la bière ou lorsqu’il font des nuits blanches pour leurs cours: des sales vêtements de jogging difforme et simplement confortable. Mais bon, je suppose qu’on doit penser à la Ivy League des films dans ce cas-ci… Le casual luxury, c’est donc des t-shirt avec un bête imprimé de la marque et des jeans délavés, comme toutes les autres marques, mais plus cher. Comment faire en sorte de les vendre, alors? En proposant une expérience client unique dont le mot d’ordre est « sexualisation » (même si le mot n’existe peut-être pas).

En effet, dans un magasin A&F, il fait sombre, la musique va fort, un parfum fort emplit vos narines et les tauliers sont presque nus. En choisissant vos t-shirt (un peu à l’aveuglette, mais on s’en fout, je vous l’ai dit, ce sont les mêmes que partout ailleurs), vous êtes tacitement encouragé à vous faire prendre en photo avec les modèles (oui, les tauliers, ce ne sont pas des vendeurs et plus des ambassadeurs, mais des modèles). On rajoute à cela des pièces pour faire un peu le buzz (le bikini sexy pour fille de 7 ans, les slogans misogynes sur les t-shirt) et voilà, le tour est joué, Vous êtes méga-branchés!

Somme toute, blague à part, c’est plutôt bien joué pour cette marque. Elle s’inscrit totalement dans la mouvance actuelle (il vaut mieux être sexy, musclé et positif qu’intelligent, érudit et critique), en poussant suffisamment loin pour choquouiller. Le problème, c’est quand cela pousse l’entreprise à adopter des valeurs morales douteuses. Si elle ne peut pas être tenue responsable de ce que ses clients désirent, elle est en tout cas responsable de la manière dont elle traite ses employés et du respect des lois. Accusée de discrimination dans l’emploi et de racisme dans sa communication publicitaire, elle tente de mettre en place une politique sociale qui fait bien rire (la diversité, chez eux, ça se limite à la couleur de peau). En gros, tant que vous êtes hétéro, beau, musclé et en bonne santé, c’est pas trop grave que vous soyez noir ou asiatique.

Bref, derrière le vernis sexy et osé, on est face à une marque en fait très rétrograde et puritaine, qui met en avant une hiérarchie sociale basée sur l’apparence. D’un point de vue marketing, pourtant, on peut admirer la volonté de proposer une expérience client unique. Mais on peut difficilement tolérer les valeurs au minimum douteuses qui y sont propagées.

J’inaugure une nouvelle rubrique sur mon blog, centrée sur les quelques restos que j’ai l’occasion de tester, à Bruxelles et ailleurs. Les critiques ici posées sont à lire dans l’optique décrite dans la rubrique à propos. Le premier à passer est simplement le dernier resto testé dans nos contrées: une des quatre adresses du café-brasserie STEAKfrit’

Je suis très client, à priori, de la cuisine simple et généreuse qu’on peut trouver dans ce style d’établissement. Mais j’y allais accompagné de quelques uns surtout motivé par l’idée que le steak y était servi à volonté. Avec mon appétit limité et mon rythme d’ingestion plutôt lent, ce genre d’argument porte peu sur moi. Il porte d’autant moins qu’il est généralement pour moi associé à la quantité au détriment de la qualité, mais surtout à la nécessité de demander plus qu’il n’en faut à être resservi, rapport au service en restaurant que je déteste.

Malgré ces a priori, le résultat fut moins mauvais que je le craignais. D’une part, le restaurant n’est pas officiellement « à volonté », d’autre part les aliments sont tout à fait corrects. Mes convives se sont tous laissés tenter par le plat-vedette du resto, le steak-frites en question. La viande (annoncée comme un contre-filet de boeuf irlandais) avait l’air bien cuite (c’est à dire saignante), bien qu’aucune indication sur la cuisson ne soit demandée à la commande, soigneusement grasse et poivrées. Les frites sont amenées dans les fameuses passoires en inox dans lequelles on les laisse se délaisser de leur graisse, ce qui donne un petit cachet sympathique et désuet au service. Sans être inoubliables, elles n’ont pas à rougir face à la plupart de celles servies en restaurant, d’autant plus qu’elles sont accompagnées d’une mayonnaise maison fort réussie. Les serveurs repassent régulièrement re-servir aux tables de ces deux composantes principales du repas (mais s’arrête au bout d’un moment, et le patron refusera de vous en donner plus si vous le demandez). A côté de cela, juste une salade quelconque, qui vient malgré tout à manquer en fin d’orgie.

De mon côté, j’ai opté pour le stoemp-saucisse traditionnel. Le stoemp au chou (plutôt étonnant pour l’été) n’est pas mon favori, mais correct, bien que peut-être un peu trop sec et certainement servi en trop grande quantité, alors que le serveur reviendra plusieurs fois m’en proposer à nouveau. La saucisse est assez décevante. Elle est elle clairement sèche et les épices directement incluses en son centre donnant un goût simplement salé.

Du côté des liquides, la (seule) bière à la pompe est de la Campus qui n’est pas la pire, mais certainement pas la meilleure, et les quelques bières à la carte sont peu attrayantes (de la Delirium?). Malgré ce choix restreint, ce n’est pas non plus pour le vin qu’on s’y rendra puisqu’il n’y a simplement qu’un choix, celui sélectionné par Dercor Vin, que nous n’avons pas testé. Bref, la boisson n’est ici vue que pour couper la soif.

Au final, pour environ 30€ par personne, sans entrée ni dessert, peut-on vraiment recommander cette adresse? Si vous avez grande faim, que le service brasserie décontract’ vous plait et que vous êtes en groupes, pourquoi pas… Mais si c’est pour la cuisine que vous allez au restaurant, passez votre chemin: elle y est quelconque et il y a de bien meilleurs adresses dans ce style au centre de Bruxelles, à un prix comparable.

PS: la décoration de l’établissement place Sainte-Catherine était loin d’être atttrayante, mais c’est « le moins beau de tous », selon un des convives qui en a visité quelques-uns, je ne me prononcerais donc pas là-dessus…

Temps d’écriture: 65 minutes

J’ai été invité, surtout en tant qu’accompagnant, à une conférence de presse pour les blogueurs belges (surtout bruxellois). Il s’agissait pour la marque Samsung de présenter sa gamme de télévision 3D. Je ne suis généralement pas de la partie dans ce genre d’événements (vu les stats de mon blog, c’est logique), et j’ai donc découvert le principe. A cette occasion, j’ai entendu de nombreux commentateurs se posant la question de l’efficacité réelle de ce type d’événement. Question intéressante à laquelle je vais tenter d’amener des éléments de réponses ci-dessous.

Comme pour chaque canal ou moyen de communication marketing, ce qui fait sa réussite est son adaptation au produit et à la cible. On ne fera pas mieux qu’un spot télévisé avant la météo de RTL pour une voiture : tout le monde est concerné et la voiture représente maintenant une valeur émotionnelle forte qui gagne dès lors à la force de l’image télévisée. Il y a des produits pour lequel une conférence de presse à destination de blogueur peut se révéler intéressante.

Ces produits sont nombreux, en fait, puisqu’il y a des blogueurs pour plus ou moins tout. Mais il faut bien admettre que les produits high-tech, les jeux vidéos, la musique ou le cinéma sont des sujets souvent traités dans les blogs, ce qui rends les produits de cette catégorie à priori assez intéressante pour les blogueurs. La difficulté pour Samsung et sa télé, c’est que son produit est certes high-tech, mais il est aussi associé au fameux « électroménager » (vous savez, Vandenborre et son « TV-vidéo-Hi-Fi-, vous avez bien choisi). Ce qui ne passionne pas du tout les blogueurs. Ainsi, je crois qu’une partie non négligeable des personnes présentes étaient loin d’être des gros consommateurs de télévision, accroc comme ils le sont au web. Le choix d’un event blogueur était donc peut-être dans ce cas-là assez contestable.

D’autant plus que le public-cible est beaucoup plus large, à mon sens, que celui des blogs en Belgique. Certes, au début, Samsung va essayer de toucher les early adopters, mais je connais très peu de blogueurs technos et de lecteurs attentifs de ces blogs, de personnes qui fréquentent Twitter, qui se soit précipité sur les écrans plats LCD, sur le Blu-Ray et sur le home-cinema. Bref, j’ai quelques réticences vis-à-vis du choix de ce canal pour cet événement.

Reste que dans une stratégie multi-canal à gros budget (ce qui, vu les affiches qui ont commencé à fleurir sur les abribus, semble être le cas ici), le coût représentant une conférence de presse ou un event blogueur est ridicule. Et les retombées peuvent être intéressante auprès d’un public-cible particulier. Celles-ci ne se mesure pas uniquement au nombre d’article de blog et de messages sur Twitter. Les blogueurs sont des gens généralement sociable, qui vont parler de leur expérience, donner leur avis directement à leurs connaissances nombreuses, et un event pour blogueur peut réellement participer au lancement d’un bouche-à-oreille au sujet d’un produit.

Bref, même si dans le cas de Samsung et ses télés 3D, je ne suis pas entièrement convaincu de l’adaptation parfaite du canal « conférence blogueur » au produit et à la cible, le coût de l’opération étant tellement minime par rapport à une campagne média traditionnelle qu’il serait dommage qu’ils s’en soient privé…

Temps d’écriture : 28 minutes

La cuisine belge est totalement mésestimée. Elle est pourtant une cuisine jouissive, sans doute pas aussi fine et travaillée que la cuisine française, mais pleine de saveur grâce à l’utilisation de produits simples. A Bruxelles, il est possible de trouver quelques tables dans ce style assez sympathiques, en voilà quelques unes.

  • Viva m’boma

Impossible de ne pas commencer cet article par ce restaurant incroyable située Rue de Flandres, juste à côté de la place Sainte-Catherine et dans pas loin de tous les bars flamands si sympathiques de la capitale. Situé dans une ancienne boucherie dont le carrelage blanc au mur a été conservé, la salle est tenue par une famille bruxelloise sympathique et les quelques tables à l’intérieur et sur la terrasse en cas de beau temps sont toujours fort occupées. Normal, les langues de veau à la sauce verte sont une entrée absolument délectable tandis que tous les plats, de l’onglet de cheval et ses vrais frites à la boulette sauce tomate, sont savoureux au possible. En plus, il est possible de s’en tirer pour une somme relativement raisonnable. Pensez à réserver, le restaurant n’est pas ouvert tout le temps et il est plutôt fréquenté.

  • Mirabelle

Le cimetière d’Ixelles regorge d’établissement plus ou moins corrects dans le style « brasserie » mais la Mirabelle est sans doute le seul qui vaut réellement le détour. Ouvert souvent et tard, vous pourrez y déguster un ensemble de plats de brasserie et de plats belges traditionnels (chicon au gratin, rognons, stoemp saucisse et un excellent américain) dans une salle suffisamment grande pour être quasiment sûr de pouvoir trouver place même lorsque vous n’avez pas réservez. Le service est rapide et convivial, l’addition plus élevée que la moyenne des environs tout en restant raisonnable et les plats seuls capables de sustenter les plus affamés. C’est aussi pour ça qu’on aime la cuisine belge…

  • Houtsiplou

Est-ce vraiment une table belge ou de brasserie ? Sans doute pas, le Houtsiplou, place Rouppe, propose bien d’autres mets que les traditionnels stoemp saucisse, chicon au gratin et moules frites. Ils proposent de fameux véritables hamburger, des tartines ou des salades. Ce qui est sur, par contre, c’est que le Houtsiplou est bien belge. Les frites sont réellement délicieuses et le décor est tout en dessin rappelant l’histoire de Belgique (et même avant que celle-ci existe). Le service est peut-être un peu froid, mais vous pourrez manger-là plus ou moins à n’importe quel moment de la semaine, le tout pour un prix très raisonnable. Et ce, même si vous vous laissez tenter (si vous avez encore la place après le plat) par les desserts. Bref, une cantine peut-être, mais une de celle qu’on aimerait vraiment avoir au coin de sa rue pour pouvoir en profiter plus souvent !

  • Le Royal

Autre restaurant de la Rue des Flandres, mais plus loin vers Molenbeek, le Royal s’affiche comme une brasserie tendance, symbole de la reconquête de la bourgeoisie bruxelloise de ce quartier longtemps laissé en friche. A priori, je ne suis pas fan de ce genre d’établissement, en grande partie à cause de la population qui y traine. A raison d’ailleurs, l’établissement ne manquant pas à sa réputation : bruyant, surpeuplé de personnes qui veulent surtout se montrer avant de manger. Le service en pâtit d’ailleurs, il est un peu débordé, tandis qu’on peut difficilement profiter du cadre même si il a plutôt l’air soigné. Reste l’assiette qui vient rattraper ces menus défauts. La carte est longue et propose, à côté d’un nombre assez étendu de plats de brasserie (parmentier de cheval, carbonnade et banquette de veau entre autres), le lieu propose une carte branchée orientée cuisine « fusion légère » avec consonances asiatiques. C’est tout à fait bon, cela reste abordable (même si le fait de faire payer l’accompagnement à côté est assez vicieux et relativement peu justifié vu le prix global) mais cela reste dans les normes. Dès lors, je recommanderais plutôt la Mirabelle où la cuisine a un petit plus et où l’ambiance sera plus détendue. Maintenant, si vous recherchez un spot branché à Bruxelles, allez-y, vous ne serez probablement pas déçus…

Il y a bien sûr de nombreux autres endroits où on peut déguster de la cuisine de chez nous, mais voilà une sélection de ceux que j’ai pu tester. Nul doute qu’elle devrait s’étoffer au fur et à mesure de mes pérégrinations bruxelloises.

Temps de rédaction : 2 heures

Etre fils d’une mère italienne est autant une bénédiction qu’une malédiction. Parce que si on apprend à cuisiner correctement ses pâtes sèches pour qu’elles ne soient ni trop gluante, ni trop dure (uniquement possible avec quelques marques, hélas), on devient aussi fort exigeant quand à la cuisine typique de la botte. Ca fait donc maintenant quelques années que j’ai pu tester de nombreux établissements bruxellois de cuisine italienne, et je vous livre ici quelques commentaires sur certaines adresses déjà célèbres pour les bruxellois.

1. Le Divino

On commence très fort, avec cette adresse que tout le monde doit tester si ce n’est déjà fait… Le Divino est situé en plein centre de Bruxelles, à deux pas de la Place Saint-Géry et de ses cafés branchés (un peu moins qu’avant d’ailleurs). Le lieu a donc à raison cherché à attirer cette clientèle avec une décoration et une image assez léchée et moderne, loin de kitsch de la Tratoria traditionelle. Heureusement, avec la hype n’est pas venue la déconvenue culinaire : on y mange très bien. Les plats de pâtes comme les pizzas, mais également les entrées (excellente bruschetta), sont de très bonne qualité, relativement originaux. La pizza est servies avec des oignons rouges, les pates sont cuites assez bien et les sauces sont travaillées. Il faut particulièrement noter les deux sélections de vin (du mois et du patron) qui m’ont surprises par leur qualité tout en gardant un prix très doux. Si vous passez sur l’heure de midi, le lunch est à 12 euros, plat et boisson au choix. Au soir, il vous en coutera un peu plus cher, mais c’est loin d’être exagéré vu la qualité des plats. Seul bémol du lieu, à part sa grande fréquentation qui vous imposera peut-être la réservation le week-end, la salle qui s’avère être très bruyante et assez encombrée. Dommage, cela gâche une partie du plaisir de cette adresse qu’il faut de toute façon retenir.

http://www.restodivino.be

2. Il Rugantino

Ici encore, il s’agit d’une adresse au centre de Bruxelles, sur le boulevard Anspach, entre la Bourse et Anneesens. Son nom a commencé à circuler depuis quelques mois comme une adresse à tester pour la qualité de sa cuisine, même si on m’avait prévenu de la rudesse du service et du décor. C’est le moins que l’on puisse dire ! Tant les serveurs que la salle donne une impression bien grise du lieu. La salle est immense, assez mal éclairée, et son kitsch n’y fait même pas sourire. Les serveurs, clairement italiens, donnent l’impression qu’on les dérange, et même si les italiens sont sans doute habitués à ce traitement, il faut quand même bien admettre qu’à ce niveau, ça devient réellement dérangeant. Si seulement cela pouvait être compensé par l’assiette… Hélas, le test de la pizza Calzone a été bien décevant. Si le cuisinier n’est pas chiche sur la quantité, il ne semblait pas avoir eu la patience de répartir les ingrédients sur l’ensemble de la pizza. Je me suis donc retrouvé avec des coins noyés sous des champignons de paris fort insipides, d’autres sous du jambon tomaté mal assaisonné. La pizza de la personne qui m’accompagnait avait l’air plutôt dégarnie tandis que le vin du patron était quelconque. Bref, une adresse qui m’avait été chaleureusement recommandée et qui m’a d’autant plus déçue.

Il Rugantino sur Google Maps

3. La Delizia

Il y a par contre certaines adresses dont on attend absolument rien, mais qui s’avère être des découvertes excellentes. C’est la cas de ce restaurant dans la plus pure tradition italienne situé place Saint-Josse. Bon, nous n’avons pas testé toute la carte, loin de là, et je n’ai même pas bu de vin, mais j’ai mangé à cette endroit la meilleure calzone qu’il m’avait été donné de goûter depuis fort longtemps. Les prix sont d’ailleurs assez élevés pour le quartier, le décors est franchement kitsch, le service est donné par des italiens assez froids sans être désagréables, mais si l’ensemble de la carte est à l’image du plat que j’y ai goûté, je risque d’y retourner asseez souvent.

La Delizia sur Google Maps

4. Rino son resto

Le quartier étudiant du cimetière d’Ixelles est un endroit finalement assez peu propice pour une pizzeria de qualité, vu la demande de prix plancher, et que plus plancher que la pizza surgelée, c’est pas possible pour un resto. C’est pour cela que les formules « plats de pâtes » ont beaucoup plus la côte (beh oui, on peut es proposer vraiment pas chers, et ça demande quand même plus de préparation pour l’étudiant chez lui que la pizza surgelée). Le seul italien réputé de qualité du coin est le sono di italia qui est dans des gammes de prix assez élevée (et que je n’ai donc jamais testé). Reste que cela fait maintenant 6 mois qu’un transfuge de cette adresse a décidé d’ouvrir son propre établissement quasiment sur le rond-point du cimetière. Même optique assez haut de gamme, mais un décor beaucoup plus moderne (cuisine à l’avant du restaurant) dans les tons rouge et noir. Classe, quoi. Je dois bien avouer que cette jolie présentation m’a fait l’effet d’une coquille vide. Premier regret, la lenteur du service… Nous avons mis sans doute une heure et demi pour manger notre plat de pâtes. Peut-être sommes nous tombé un mauvais jour, mais il faut bien admettre qu’avec cette longue attente, on espère être récompensé. Et si le plat était de qualité supérieure, je dirais, il était bien trop peu copieux, encore plus quand l’attente est fort longue pour l’obtenir. Bref, si vous avez le temps de prendre un service complet et que le problème de vitesse du service est réglé depuis, cette adresse pourrait être assez agréable grâce à un cadre réussi et une cuisine qui m’a laissé un bon souvenir de bouche. Sinon, passez votre chemin, car ce restaurant est peut-être un peu trop ambitieux et en décalage avec la population du quartier.

http://www.rino-son-resto.be/

5. Mano à Mano

On va terminer avec un classique de Bruxelles. Le Mano à Mano, situé rue Saint-Boniface (entre le belgo-belge et l’ultime atome), est une véritable cantine italienne. Venez tôt, car c’est vite rempli et les tables sont finalement assez peu nombreuse. Pas grand chose à dire sur cette adresse, finalement peu révolutionnaire, mais tellement simple et efficace ! Les pizzas, les plats de pates ou les viandes sont toutes des préparations très connues, mais réalisée de façon très correcte, à des prix abordable. C’est surtout l’ambiance très décontractée qu’on apprécie dans ce lieu qui est un véritable restaurant bruxellois de cuisine italienne.

Mano à Mano sur Google Maps

Il en reste beaucoup que je n’ai pas cité, n’hésitez pas à me signaler une adresse immanquable que j’aurais omise de citer (il y en a beaucoup, j’en suis sûr) !

De ces temps-ci, je suis révolté. Je sais, c’est stupide, ça ne sert à rien, ça n’apporte pas de solutions à quoi que ce soit. Mais il n’empêche que je ne peux m’empêcher de m’énerver quand on parle des transports en commun à Bruxelles, que ce soit la STIB ou Villo.

Villo, magnifique contraction de ville et vélo (tiens, les considérations linguistiques n’ont pas joué ici, parce que pour le coup, ça fait vraiment très francophone. Enfin, on s’en fout, c’est un détail). Un nouveau projet pour promouvoir le déplacement en vélo dans la ville en remplacement de Cyclocity qui avait franchement foiré à Bruxelles. Apparemment, les autorités publiques n’ont pas compris pourquoi. Ils n’ont pas compris que Cyclocity ne servait à rien, et que Villo non plus. Parce que le réseau Cyclocity comme celi de Villo est entièrement ou presque à l’intérieur du centre de Bruxelles, qui est petit et accessible à pied. Qui travaille et vit dans le centre de Bruxelles ? Et surtout, dans ce cas-là, qui va se faire chier à prendre voiture ou vélo pour se déplacer alors qu’il peut tout faire à pied.

Soyons honnête, il y a quelques stations hors de la petite ceintures : quelques unes pour les fonctionnaires européens, une à la gare du Nord et trois quatre à Anderlecht près de la gare du Midi. Par contre, pas une seule station à Ixelles, où les nombreux étudiants seraient, j’en suis sur, tout à fait motivé par le fait de prendre le vélo pour aller au centre, plutôt que le 71 toujours bondé et ralentit par la circulation. Et surtout, rien dans les communes plus éloignées du centre, celles-là même où les gens prennent leur voiture pour se rendre dans l’intra-muros, à cause de la pauvreté des transports en communs. Rien à Uccle ou Forest, sans parler des Woluwé, Watermael, Jette et Ganshoren, ni au nord de Schaerbeek.

Du coup, je ne vois vraiment pas qui utiliserait ces vélos et pour aller où ? Du centre au centre ? Autant le faire à pied, c’est agréable et moins dangereux vu l’absence d’aménagement des voies cyclables. Et surtout, pourquoi payer pour un service qui n’apporte rien du tout. Soyons honnête, les prix sont raisonnables, si le service me permettait d’aller de chez moi au centre, aussi vite, si pas plus vite, qu’en utilisant le bus. Mais si c’est pour aller de la Bourse à De Brouckère, franchement, je ne vois pas l’intérêt !

Mais alors, le comble du summum, c’est le manque total d’intégration de ce service dans les transports en commun de la ville. Pourquoi ne pas avoir intégré ces abonnements dans la magnifique carte Mobib qu’on nous vend à coup de pubs sans véritablement rassurer sur la confidentialité des données qu’elle contient, et encore moins sur son utilité. Un jour, cela servira peut-être de titre de transport unique. Mais pas pour le vélo apparemment, puisqu’il faut prendre une autre carte d’abonnement si on souhaite utiliser le service à l’année. Pas non plus de possibilité de prendre l’abonnement STIB + Villo, avec une réduction pour encourager les usagers réguliers de la STIB à utiliser les vélos de la ville.

La STIB, parlons-en aussi, et son nouveau Métro. On a pu croire à une époque avec la campagne de pub massive qu’on allait réellement voir une révolution du transport à Bruxelles. On avait du mal à y croire, vu le peu de changement sur les cartes. Et en réalité, évolution, il y a eu. Des évolutions dans les retards et des trous dans la régularité des navettes. Il n’est pas rare de devoir attendre 15 minutes pour prendre une rame bondée que vous preniez déjà avant, sauf qu’elle était à l’heure. De plus, cela fait maintenant deux mois que le service est en route et la STIB semble toujours incapable de régler les problème d’affichage du temps d’attente, alors même que cet affichage fonctionnait parfaitement bien avant le Nouveau Métro. J’ai réellement constaté une dégradation énorme du service métro de la STIB, et il est clair que cela n’est plus lié à un lancement et qu’il faudra s’habituer à ces problèmes de façon récurrente (sans compter que les nouvelles lignes 1 et 5 sont déjà en travaux la semaine prochaine).

Bref, on se demande bien pourquoi on devrait utiliser les transports en commun, avec tout ça. La réponse est simple : parce qu’on a pas le choix ! La voiture, ça coute cher, il devient impossible de trouver un parking gratuit (en face de chez moi, on a installé des horodateurs, je plains les riverains qui n’ont pas de garage). Le message est clair : les pauvres ont le droits de faire des efforts pour la planète en utilisant un réseau de transport en commun de moins en moins efficace et des vélos qui ne servent à rien (et qui coutent eux aussi de toute façon de plus en plus chers). Tandis que les riches peuvent payer des parkings très chers et les amendes qui vont avec pour renflouer les caisses des communes (et des entreprises privées qui gères les horodateurs et parkings couverts).

Et là, je n’ai même pas parlé des transports de nuit avec le formidable projet des taxis Collecto (ou on paye 24 euros à trois une course qui coute normalement 15 euros), des travaux incessants avec interruption de ligne, de Cambio au prix réellement prohibitif (70 euros si je l’utilise une fois pour une sortie, 60 euros pour une journée. A ce prix là, je préfère louer la voiture à un loueur « classique »).

Vive la politique de transport bruxelloise.