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L’exercice de cette année est beaucoup plus compliqué pour moi qu’il n’y paraît. Parce que je suis loin de m’être enthousiasmé pour les disques présentés comme les meilleurs de l’années par d’autres blogueurs ou critiques. Sans compter que comme chaque année, j’ai encore beaucoup de disque à rattraper ! Du coup, la justification de mes choix doit être beaucoup plus travaillée et réfléchie pour offrir une critique un minimum construite.

Vous l’aurez donc compris, chez moi, pas d’Animal Collective, pas de Grizzly Bear, Passion Pit, The Horrors, Florence & The Machines, WhoMadeWho, The XX ou Fever Ray. Pas que j’ai détesté ces albums (bon, à part Merriweather Post Pavillon qui m’emmerde, oui), mais la plupart m’ont semblé moyens. Et même si l’année est assez moyenne, je n’ai pas envie de consacrer des albums moyens dans mon top. Du coup, il sera assez court et reprendra des albums peut-être moins branchés mais que j’ai énormément appréciés, surtout pour leurs défauts d’ailleurs !

Pour info, j’ai cette année écouté 91 albums sortis en 2009 (presque 2 par semaine donc) sur les 8 jours de musique que j’ai acquis en 2009 (hors podcast). Le nouveau titre (acquis en 2009) que j’ai le plus écouté est « Cheap and Cheerful » de The Kills (44 écoutes) et les albums que j’ai le moins aimé sont No Line In The Horizon de U2, Years of Refusal de Morrissey, It’s ot me it’s you de Lilly Allen et The Fame de Lady Gaga. Mon meilleur live est celui de themselves à la Rotonde du Botanique. Maintenant, place au classement…

7. Archive Controlling Crowds

On m’a dit que cet album était inégal, qu’il manquait totalement d’originalité, qu’Archive ne faisait que répéter ce qu’il a déjà fait. C’est peut-être même vrai ! Mais bon, à un moment, il faut arrêter de rigoler. Quand un album comprend des titres aussi ambitieux et réussis que « Controlling Crowds« , « Dangervisit« , « Collapse Collide » / « Clones« , « Bastardized Ink » et « Razed to the Ground » (et encore, je n’ai pas écouté la quatrième partie de l’album qui vient de sortir), je vois difficilement comment on peut ignorer si superbement cet album. C’est vrai, ce n’est peut-être pas meilleur que You All Look The Same To Me, mais c’est loin d’être identique, et c’est certainement devant « Noise » et « Lights« , les deux précédents opus. Bref, un grand album d’un groupe qui a un son bien à lui, cela suffit largement à me contenter cette année !

http://www.myspace.com/archiveuk

6. Peaches I Feel Cream

Encore un album largement snobé par les classements de fin d’année, le dernier opus de Peaches est pourtant d’une qualité plus atteinte depuis longtemps par celle qui a popularisé le mouvement riot girl. Avec I Feel Cream, on a non seulement une collection de singles en puissance (les 4 premiers titres de l’album, de « Serpentine » assez proche de ses meilleurs titres du premier album à « Talk To Me », où Peaches joue à Beth Dido) mais on profite en plus d’une grande cohérence sonore, d’une production impeccable (bien qu’assez réduite) et d’une efficacité qui ne faillit jamais. Bien sûr, écouter Peaches en 2009, c’est pas très in, plus très branché et sans doute pas subversif comme au début de la carrière de la chanteuse. Mais bon, moi, tant que la musique est bonne (bonne, bonne, bonne !), je suis prêt à passer pour un ringard…

http://www.myspace.com/peaches

5. Moderat Moderat

J’ai été assez étonné de ne voir nulle part cet album repris dans les tops de l’année… A le ré-écouter, je me rends compte que ma première impression et le souvenir que l’album m’avait laissé était meilleur que la musique. Néanmoins, il y a de très bonnes choses dans ce LP commun de Modeselektor et Apparat (qui vont apparemment continuer ce projet). A commencer par l’excellence du travail sur les nappes typique d’Apparat et les grosses basses breakées qu’on attribue facilement à Modeselektor. Il est vrai que la composition n’est pas toujours à la hauteur des compétences des deux bonshommes ce qui donne certains titres un peu faibles (c’est à dire juste agréable). Reste néanmoins des morceaux marquants (Sick With It, d’une évidence pop insolente, Porc #1 et #2 envoutants et déroutants, Rusty Nails assez émouvant) et surtout un album qui propose une musique très abordable sans sacrifier son âme, qui se danse mais passe très bien dans son salon. J’attends impatiemment de voir ça en live !

http://www.myspace.com/moderat

4. Clark Totems Flare

Cet album de Clark, pour moi, c’est d’abord la découverte du single « Growls Garden » qui est une tuerie parfaite pour donner envie d’aborder cet album sans craindre la même difficulté que pour son opus précédent Turning Dragons. Une bonne introduction, mais pas une image très honnête de l’ensemble de l’album qui reste assez aride pour celui qui n’apprécie pas la musique électronique qui verse dans l’expérimental. Pourtant, moi qui suis généralement peut sensible au travail sonore torturé de Warp, je dois avouer que le travail de Clark garde une forme d’efficacité qui me plait beaucoup. En gros, même si les titres se perdent parfois dans des délires sonores compressés, ils gardent une ligne directrice. Maintenant, ce n’est pas le genre d’album que j’écouterais tous les soirs, mais ce LP a eu le mérite de me réconcilier avec la musique électronique plus « intelligente ».

http://www.myspace.com/throttleclark

3. Gui Boratto Take My Breath Away

Je ne suis pas un grand fan du mouvement techno minimal, mais le brésilien Gui Boratto avait réussi à me convaincre que je pourrais même apprécier des artistes de l’écurie Kompact avec son premier excellent album Chromophobia. Il remet le couvert de la meilleure façon avec son deuxième album. Le son a évolué vers quelque chose de plus électro, avec des nappes plus vintage. Ca tend même par moment vers l’ambiant même si l’album se termine sur quelques morceaux dans la veine techno. Il y a vraiment quelque chose de particulier qui se dégage de cette musique qui la rend différentes de certains de ses comparses que je trouve très ennuyant. L’évolution de style n’y a rien changé : on retrouve cet âme électronique qui habite les beats millimétrés de Boratto. Je ne suis toujours pas entièrement réconcilié avec la minimale, mais avec cet album, j’ai enfin pu combler le vide entre Ricardo Villalobos et Richie Hawtin

http://www.myspace.com/guiboratto

2. The Juan MacLean The Future Will Come

L’année 2009 a été un grand cru pour James Murphy et son label DFA avec des compilations et des rééditions de grande qualité mais également des productions originales très réussies comme le deuxième album de Juan MacLean. Avec son premier opus Less Than Human, on avait un brouillon riche mais souvent casse-gueule. Ici, on s’est recentré sur quelques éléments, et ça donne un résultat beaucoup plus abouti entre électro-pop et punk-funk si cher au label DFA. En plus, il y a vraiment des titres forts : « The Future Will Come », « No Time », « One Day », « The Simple Life », « Happy House » sont tous des morceaux excellents. On peut regretter que la folie du premier album se soit estompée au profit de l’efficacité, mais cela ne nous empêchera pas de nous dandiner sur le rythme des lignes de basses formidables du disque. Prochaine étape de DFA, le troisième véritable album de LCD Soundsystem l’année prochaine !

http://www.myspace.com/thejuanmaclean

Pochette Bat For Lashes

Pochette Bat For Lashes

1. Bat For Lashes Two Suns

Et oui, c’est la gentille Natasha Khan qui se retrouve à la tête de mon top album de 2009. Et pourtant, on en m’accusera pas d’être un fana de pop folk. Mais cet deuxième opus de Bat For Lashes n’a eu aucun mal à me transporter. Cela uniquement grâce au travail rythmique formidable sur certains titres dont l’ouverture « Glass » et « Two Planets ». Cet album est facile et s’est imposé comme une évidence cette année, et c’est ce qui me plait le plus. Mais il garde cette classe pop que Florence & The Machine est loin d’offrir, notamment grâce à un univers onirique qui colle particulièrement bien à cette musique.

http://www.myspace.com/batforlashes

PS : A l’heure où j’écris cet article, je suis en train de jeter une oreille attentive à l’album de St-Vincent, qui est assez sympathique, en fait. Ce qui me pousse à revenir à mon top 2008 pour un prochain article.

Après les plus grandes déceptions musicales de l’année 2009, on passe aux albums les plus kitschs de l’année écoulée. Ne comprenez pas kitsch comme (nécessairement) mauvais, au contraire. Mais il faut bien avouer qu’il sera difficile de détrôner le formidable gagnant de la catégorie l’année dernière, Neon Neon. Reste que certains candidats sérieux se bousculent au portillon…

5. Calvin Harris « Ready For The Weekend »

Cet album aurait pu se trouver dans mes déceptions de l’année, c’est vrai. Car j’attendais beaucoup du deuxième album de Calvin Harris après son excellent « I Created Disco » déjà assez kitsch. Sauf que dans le premier cas, il y avait une forme de second degré qu’on retrouvait dans la production un peu branque qui donnait une subtilité. Celle-ci manque fondamentalement dans ce deuxième opus. Car en plus de pomper les sons des années 90 (oui, y compris les horribles voix de la house européenne que nous avons dû supporter tout au long de nos enfances), il pompe aussi la production tsoin-tsoin typique de cet époque. Bref, un exemple type de kitsch qui tourne au mauvais goût. On pourra quand même sortir quelques titres du lot (sans doute les singles dont « I’m not alone » qui illustre parfaitement mon propos mais réussit à rester efficace), mais Calvin Harris nous offre aussi l’exemple parfait de ce qui ne faut pas faire dans le créneau « rempompage des 90’s ».

4. Pet Shop Boys « Yes »

On ne peut pas parler de kitsch sans parler des papes du kitsch, les Pet Shop Boys, qui ont ressorti un album. Difficile d’égaler leur niveau, il ne mérite néanmoins que la 4ème place car ils se renouvellent peu ! On ne peut pas dire que l’album « Yes » se démarque fortement de son précédent « Fundamentalism« . Comme d’habitude, on a quelques singles qui marchent vraiment bien (surtout un, systématiquement en première plage de l’album), et le reste, on le supporte. Mais les pépés de la variété anglaise tournent toujours (ils sont au Lotto Arena début de l’année prochaine) et j’ai pu assister à leur concert pour me rappeler que, quand même, « West End Girl« , « Suburbia » et « It’s a sin » sont des monuments de mélodies électro-pop.

3. Simian Disco Mobile « Temporary Pleasure »

Un autre deuxième opus attendu au tournant. Les compositeurs du titre « Never Be Alone » qui a permis à Justice de devenir mondialement connu avaient en effet réussi un excellent premier opus (« Attack, Decay, Sustain, Release » que je trouvais personnellement supérieur à celui de Justice). Eux aussi se sont donc plongés dans la vague nineties, avec un peu plus de succès que Calvin Harris. D’abord, parce qu’ils se sont entourés pour cet album. Gruff Rhys (Super Furry Animal, Neon Neon) a déjà l’expérience de composition kitschissime et le morceau d’ouverture est tout à fait dans la lignée de ce qu’il a fait avec Boom Bip pour Neon Neon. Beth Dido (Gossip), de son côté, assume sans problème le rôle de diva house 90’s et rend crédible un morceau qui, sans sa voix, aurait été insupportable. Jamie Liddel réussi le morceau le plus travaillé de l’album avec Alexis Taylor (Hot Chip). Bref, si on retrouve effectivement les sons hyper synthétiques, kitschs et maintenant désuets de la pop/house des années 90, on est face à un album qui réussit à rester dans son temps malgré tout. Pas parfait, mais mieux que ce que la plupart des critiques en ont dit.

2. Patrick Wolf « The Bachelor »

Attention, ici, c’est du lourd ! Patrick Wolf est français, et je ne sais pas si il est lié à Laurent Wolf qui commet dans la musique électro commerciale, mais en tout cas, Patrick Wolf fume de la bonne. Il suffit de voir la pochette de son dernier album « The Bachelor » où il place dans des images très travaillées tiré de l’univers heroïc-fantasy des éléments assez improbables. C’est psychédélique, ça fait mal aux yeux, et bizarrement, c’est attirant. un peu comme la musique de l’album, avec violon tuné (sa marque de fabrique) et voix grandiloquente débitant des textes qui le sont tout autant. Difficile de le comparer à quoi que ce soit, difficile également de dire que c’est bien, vu que c’est quand même sur la tangente du bon goût. Mais en tout cas, c’est kitsch à en mourir, et rien que pour ça, ça vaut la peine d’y jeter une oreille !

1. The Golden Silvers « True Romance »

Honnêtement, on aurait pu penser que plus kitsch que Patrick Wolf, ce n’était pas possible. Encore moins dans la veine « années 80 » déjà surexploitée. Et bien, détrompé vous, les anglais n’allaient pas laisser un français s’emparer du trophée si facilement et nous ont pondu un groupe qui ne peut exister que là-bas. Les Golden Silvers, c’est le condensé des années 80 anglaises (New Order, Cure, Duran Duran,…) repris dans leur forme originale au premier degré. La chanson titulaire de l’album est inimitable, tout comme le clip franchement marrant ! Et en plus, comme c’est plutôt bien produit, on pourrait presque apprécier (pas tout, il y a des morceaux qu’on ne peut simplement pas supporter jusqu’à la fin). Bref, même si le revival des années 80 est sur la fin, on attend encore les bonnes production estampillées années 90 pour détrôner les grosses lignes de basses et les claviers vintages. Merci à l’équipe de 5 Heures pour la découverte, et on finit sur la vidéo formidable du premier single « True Romance »

Nous sommes entrés dans le mois de décembre. Et comme sur tous les blogs qui traitent de musique, il est temps de se lancer dans la rétrospective de l’année écoulée à l’aide du moyen formidable que vous connaissez tous : les tops ! Si je compte bien, il nous reste 5 semaines avant l’année 2010, j’écrirai donc 5 tops, même si je ne sais pas encore lesquels (bon, à part le classique « meilleur album » la dernière semaine). Je précise que mes tops sont totalement subjectifs, composés d’un nombre non déterminés d’éléments, porte sur des albums de 2009, mais également de 2008 et parfois même avant.

Mais aujourd’hui, et pour commencer en fanfare, je vous propose le top des albums les plus décevants de l’année.

6. Birdy Nam Nam « Manual For Successful Rioting »

Birdy Nam Nam est un groupe français qui a la cote en live. Il faut admettre que leur technique aux platines est assez impressionante et qu’il réussise à rendre leurs concerts assez explosifs. Malheureusement, il n’avait pas réussi à rendre ça dans leur premier album plus rétro-jazzy et assez décevant, non pas en termes de production, mais simplement en termes de propos. Leur second album (qui n’a PAS été produit par Justice, uniquement le dernier morceau) change donc son fusil d’épaule en tentant un propos beaucoup plus dansant et direct, dans l’air du temps et… identique à tous les autres ! Si le propos est maintenant beaucoup plus efficace, on est triste de ne pas entendre la différence entre des gens qui composent sur ordinateurs et des pros de la platines. Bref, il manque le petit supplément d’âme nécessaire pour sortir du lot. Peut-être que ce sera pour le troisième opus ?

5. Animal Collective « Merryweather Post Pavillon »

Vous vous en souvenez peut-être, mais au début de l’année, une déferlante musicale est apparue sur les blogs : le nouvel album de Animal Collective était un chef d’oeuvre. Les expériences précédentes que j’avais eues avec le groupe (l’album Sung Tong) m’avaient fait jurer de ne plus jamais exposer mes oreilles à ces bricolages sonores qui m’exaspèrent au plus haut point. Mais les nombreux articles parlant d’un album plus accessible et vantant ses immenses qualités ont eu raison de ma résolution. Grand mal m’en a pris : « Merryweather Post Pavillon » est un album d’Animal Collective avant tout. Il provoque des crises d’épilepsie (Brother Sport), fait passer une bonne nuit (In The Flowers) où donne juste le mal de mer (Taste). J’ai même poussé le vice jusqu’à écouter leur concert au festival de Dour. J’ai bien dormi. C’est décidé, je n’aurai plus jamais le moindre espoir concernant ce groupe.

4. Fischerspooner « Entertainement »

Comment Fischerspooner a pu tomber aussi bas? C’est vrai, son premir album recelait de véritables perles, une quasi-concurrence au Homework de Daft Punk. Et puis, plus rien. Un deuxième album assez nul. Et l’attente. Alors, quand on annonce un nouveau Fischerspooner, l’espoir renaît. On se dit que le duo va peut-être remonter la pente. Quand on voit que malheureusement, le lancement se fait à l’aide du support du label Kitsuné (qui place deux titres dans deux compilations), on prend déjà peur. Fischerspooner est donc au niveau des « dernières sensations musicales branchouilles ». Et en fait, c’est même moins bien que ça. L’album est inécoutable, oscillant entre Pet Shop Boys de seconde zone et pseudo-expérimentation sonore. Encore un groupe qu’il va falloir oublier (et oublier les horribles titres en français dont il a affublé ses chansons).

3. Depeche Mode « Sound of the Universe »

J’ai une petite faiblesse pour Depeche Mode. Mais j’ai aussi remarqué que j’apprécie généralement plus les albums les moins reconnus par la critique. Je ne fais pas exception ici encore, puisque le dernier DM a été accueilli assez positivement, et que je ne l’aime pas trop. Autant j’avais adoré le précédent, autant le côté très pop synthétique des arrangements de celui-ci me dérange. Entendons-nous bien, ce n’est pas la catastrophe, et certains titres sont excellents (Wrong en premier, In Chains également), mais dans l’ensemble, l’album me plait beaucoup moins tout comme le choix des singles après Wrong. Je reste néanmoins friand du groupe mais j’attends la suite avec une petite pointe d’anxiété…

2. Lady Sovereign « Jigsaw »

Encore un de mes talons d’achille : le hip-hop anglais. J’avais beaucoup aimé le premier album de Lady Sovereign et ses titres formidables comme Tango, Love me or Hate Me, Random,… Je m’attendais donc à une montée en gamme de la jeune dame sur son deuxième opus. J’ai bien vite déchanté. Certes le morceau d’ouverture « Lets Be Mates » est franchement catchy et marrant (I’m weird, you’re weird, let’s be mates), mais la suite s’embourbe dans une électro-pop sans saveur ni finesse qui correspond en plus très peu au côté très « rentre-dedans » de la jeune dame « qui-rote-qui-pète ». Dommage, elle vient rejoindre ainsi nombre de star du hip-hop anglais en recherche de nouveauté et de progression (Skepta, Dizzee Rascal, Wiley,…)

1. N.A.S.A. « Spirit Of Apollo »

Cet album-là est une véritable déception. Comment est-il possible de réussir à ramener (attention, c’est parti) Spank Rock, M.I.A., Santogold, Kanye West, Lykke Li, George Clinton, DJ Qbert, The Cool Kids, David Byrne, Tom Waits, Kool Keith, RZA, KRS-One et encore plein d’autres sur un même album et faire quelque chose de plutôt moyen. Certains titres fonctionnent plus ou moins comme Watchadoin? mais dans l’ensemble, c’est loin d’être la fête. En plus de manque d’unité dans l’album, problème que l’on peut encore accepter, l’écriture des morceaux laisse à désirer et la production est extrêmement plate. Ce n’est pas inécoutable, mais ce n’est pas terriblement bon non plus. Or, avec des invités de cette prestance, c’est le minimum qu’on puisse demander, le terriblement bon…

On aurait pu également trouver dans cette liste le dernier U2 ou le dernier Lilly Allen qui sont très mauvais, mais je n’avais aucune attente vis-à-vis de ces albums.