Aujourd’hui, j’ai cliqué sur un banner pour le nouveau Samsung Wave (vous savez, l’iPhone killer sans l’App Store). Je me suis même inscrit à leur concours et j’ai donc reçu un mail dont je vous reproduit le texte ci-dessous :

Yann,

Tu viens juste d’attraper une qualité dans le banner Samsung. Tu peux trouver les autres qualités sur le site où vous entendez les infos en première.
Lorsque tu auras attraper toutes les qualités tu pourras tenter ta chance de gagner un Samsung Wave.

Bonne chance !

Samsung

Je n’ai rien contre Samsung, ils m’ont donné des belles lunettes 3D la dernière fois, mais là… Je sais, c’est la crise, et payer deux personnes en communication, c’est dur. Mais bon, ce texte a été de toute évidence écrit ou traduit par un non-francophone, et il ne ressemble à rien. En plus de la faute d’orthographe grosse comme un camion, de l’alternance entre le tutoiement et le vouvoiement, le choix du mot « qualité » sonne très mal en français et l’absence de ponctuation rend le message quasiment illisible. En tout cas, il ne contribue pas à améliorer l’image du Samsung Wave. S’ils mettent autant de soin à concevoir leurs appareils qu’à les faire acheter, on est en droit de douter de la qualité finale du périphérique.

Le pire dans tout ça, c’est que n’importe lequel de mes anciens collègues étudiants en communication pourrait garantir un résultat nettement supérieur. Je trouve très triste de constater que c’est au dernier échelon que les économies sont faites, pour un produit qui a couté beaucoup d’argent a développer, à lancer et qui apparaît comme stratégique pour Samsung. C’est d’autant plus dommage que c’est souvent ce dernier échelon qui est décisif dans le processus d’achat !

Bref, acheter pour des centaines de milliers d’euros d’espaces publicitaires et les remplir avec un contenu de mauvaise qualité, c’est ce qu’on constate souvent en communication, et cela m’étonne à chaque fois par la stupidité du choix. Mais bon, je dois être un jeune idéaliste, je suppose.

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