Le doute n’est plus permis, les 90’s sont de retour en grâce. Je ne parle pas de la compilation “I Love The 90’s” (quoique) mais il y a un ensemble de signes qui ne trompent pas. Les dernières sensations hip-hop comme Yo Majesty ou Thunderheist font délicieusement penser au hip-hop/électro “oldschool” de nos années 90 (Run DMC et autres Technotronic en tête). Mais plus que cela, les sons “trance” si décriés en ce début du XXIème siècles semblent eux-aussi redevenir fréquentables (ils n’ont jamais cessé de l’être pour les fans de Milk.inc). En témoigne nos compatriotes flamands de The Subs qui proposent dans leur premier album Subculture une musique en équilibre entre les sons Nu Rave/Dance Punk, french touch 2.0 et hardstyle. Un mélange original qui, si il ne fait pas dans la finesse, délivre son cota d’énergie brute.

Le titre d’ouverture “Music Is The New Religion” donne le ton avec cette montée trance, son beat un peu quelconque mais renforcé d’une rythmique assez compressée et d’une voix légèrement punk. Le clip, un brin provoquant à la manière du fameux clip de DemonYou Are My High”, renforce encore la sympathie qu’on peut avoir pour le groupe. Mais, en toute honnêteté, je ne crois pas que c’est dans ce créneau là, prolongé par le morceau “Kiss My Trance” assez explicite en terme d’influences, que The Subs délivre le meilleur. Il faut aller chercher le titre “My Punk” qui, sans oublier les petites montées acid, envoie nettement plus. Et on ne s’y trompe plus avec la reprise de “Breathe” de The Prodigy qu’ils réussissent à moderniser ce que les Prodigy eux-même semblent incapables de faire vu la qualité franchement passable de leurs deux derniers albums. “F**k That S**t” vient mettre tout le monde d’accord en trouvant le meilleur équilibre de l’album entre ses nombreuses influences.

Evidemment, Subculture est totalement dispensable et ne va pas révolutionner la musique électronique. Mais pour ceux qui, comme moi, en ont marre des sons de Justice et de la clique “Ed Bangers” et ne veulent pas du retour de la minimal (même si le dernier Guy Borrato est excellent, j’en parlerai sans doute), cet album est un oasis dans le paysage de plus en plus formaté de la musique électronique dansante.

Vous pouvez écouter des extraits de cet album sur Blip.fm (via le lecteur intégré dans ce blog)

Vidéo de « Music Is The New Religion »