Bon, voilà que je vais chroniquer l’album belge le plus attendu depuis fort longtemps, d’un de mes groupes favoris par ailleurs. Difficile de rajouter à ce que mes nombreux confrères ont déjà dit sur ce troisième opus de Ghinzu. Je vais néanmoins tenter de trouver les mots pour décrire au plus juste ce à quoi vous devez vous attendre à l’écoute de cet album.

De façon globale, là où « Blow » était un album rempli d’idées géniales relativement mal exploitées, « Mirror Mirror » est nettement moins riche en idée, mais les quelques unes qu’on y trouve sont extrêmement bien exploitées. Pas de chanson comme Blow, ‘Till you faint, The Dragster Wave ou Mine, qui souffrent à les ré-écouter de plus près de grosses lacunes de production tout en restant géniales, mais des titres qui trouvent leur force dans l’efficacité de leur production.

Ainsi, le titre d’ouverture est à mille lieux de la richesse de Blow, mais réussit grâce à sa ligne de basse et sa batterie rentre dedans, son équilibre entre voix, piano et sons plus électroniques, à convaincre qu’on est fasse à une bombe. Passe ensuite un Take It Easy qu’on comparera volontiers à The Strokes, en beaucoup plus pop, et auquel je reconnais des qualités de compositions sans pour autant accrocher plus que cela. J’admets d’ailleurs qui Ghinzu m’a toujours beaucoup plus plu par son énergie que par ses mélodies, et c’est sans doute la raison pour laquelle je suis assez emballé par le troisième opus. D’ailleurs, le titre titulaire de l’album, Mirror Mirror, est une bombe dancefloor potentielle, avec sa basse rebondie légèrement funky, ses riffs de guitares rageurs et la simplicité de sa composition. Il s’enchaîne directement avec The Dream Maker qui emporte l’adhésion grâce aux coeurs très kitsch (fait par leurs potes, les Vismets si je ne m’abuse) et par la montée en puissance finale qui rappelle les bons moments de l’album précédents. S’en suis les titres The End Of The World et This Light, le premier étant tout à fait un single qui pourrait prendre la place de Do You Read Me et que je trouve assez insupportable, le second faisant trop attendre sa montée pourtant assez réussie.

S’en suit This War Is Silent très dEUS qui passe en force et grâce à une production parfaite. Le morceau suivant fera sans doute encore longtemps débat, Je T’attendrai, entre le second degré de la voix et des choeurs et l’instrumentation pied au plancher. Pour moi, la cause est acquise, il s’agit d’un morceau remarquable que je rêverais de voir en live. L’album se termine sur deux morceaux franchement passable, Kill The Surfer étant franchement trop peu travaillé pour pouvoir l’apprécier tandis que l’Interstellar Orgy de 6 minutes en dure trois de trop.

En bref, quelques morceaux très réussis et quelques autres qui passent à l’énergie, on pourrait croire que je suis déçu. Il n’en est rien, tant on ne peut pas attendre grand chose de plus du spécialiste de la com’ qu’est Stargasm, qui se branle en public, en est fier, et nous aussi. Une jouissance courte et éphémère, mais c’est tellement bon !

Mirror Mirror