Pour être honnête, il a plus que 10 ans, cet album. Mais bon, la constatation est la même. On ne peut nier qu’on aime ou pas le style néo-punk de Prodigy que cet album aura marqué les esprits.

Du point de vue de la musique d’abord, évidemment. Des titres comme « Smack My Bitch Up« , « Breathe« , « Firestarter » ont marqué dans les mémoires collectives. En réalité, c’est le son général de l’album qui a réussit à s’imposer, plus que des titres. Ce qui fait que beaucoup de gens serait capable de reconnaître un morceau de « The Fat Of The Land« .

Comment un si gros son est parvenu à devenir populaire. On a des grosses basses puissantes, un BPM franchement haut, quelques sons trance bien marquant et des éructations vocales passées dans toute sorte de machine. Je crois que cette musique est tellement primaire, fait ressortir tellement de pulsions brutes chez l’auditeur, qu’il y adhère immédiatement. C’est moins le cas des albums suivants ou précédents qui touche moins à l’animal qui est en nous.

Et puis, il y a toute l’imagerie qui accompagne le groupe. C’est sans doute la plus grande différence avec Massive Attack qui a précédé dans ce dossier. Difficile pour un quidam de définir une image du groupe de trip-hop. Par contre, pour Prodigy, on voit des gens à crêtes roses éructant sur scène, on voit le clip « Smack My Bitch Up ». On voit ce crabe sur la plage qui semble totalement décalé par rapport au contenu de l’album (en plus d’être très moche). Je crois sincèrement que la réussite de « The Fat Of The Land » tient autant à la musique qu’à l’imagerie qui accompagne le groupe devenu finalement gentillet dans son dernier album mais qui a réussit à capitaliser sur cette image de dur moderne pour continuer à faire venir le public à ses shows.

En attendant, « Serial Thrilla » repasse dans mes enceintes, il est temps pour moi d’abandonner le clavier pour quelques bons épileptiques…