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Je vous reproduis ici un statut Facebook qui vient d’être publié.

A DONNER : 3 enfants de 13, 12 et 6 ans. La raison ? Adoption d’un animal, manque de place et de plus mon animal est allergique aux gosses et les enfants ca se dispute et ça crie…
Quoi? C’est grave? Ça vous choque? Pourtant chaque jour, des dizaines d’annonces sont publiées dans le sens inverse et ça ne choque pas grand monde !! Pour continuer à lutter contre l’abandon des animaux de compagnie, Publiez !!!

Quand je lis ça, j’ai juste envie d’adopter trois chiots et de les balancer du haut d’un pont.

Temps d’écriture: 8 minutes

J’ai donc eu l’opportunité d’assister à la seconde édition du #CMBE ce lundi soir à Anvers Malines. Merci à la dame qui l’organise (Saskia) et à la dame qui m’en a soufflé l’organisation (Marie).

Je ne vais rien écrire de très circonstancié, juste quelques notes des points importants qui sont ressortis des discussions autour du sujet « Kickstarting of a community » (introduit de manière claire et très bien résumée par Kristof).

  • Les concours, c’est bien, mais non, en fait: on le sait tous, mais comme on veut faire du chiffre pour vendre au client/manager/responsable, on en fait quand même. Pourtant, les concours, ça ramène des membres qui en ont rien à foutre de ce que tu as à raconter. A faire pour animer une communauté mais pas pour recruter, et certainement pas au lancement d’une communauté.
  • Know your tools: et donc, connais bien Facebook pour ce qui concerne la plupart des communautés. Que ce soit les subtilités de l’algorithme , les options de gestion de pages, les like-box, like-button et autres Facebook Connect, cet outil offre énormément de possibilités pour recruter et développer une communauté. Beaucoup trop de personnes amenées à utiliser de façon professionnelle FB connaissent leur outil beaucoup trop mal (d’autant plus qu’il évolue vite).
  • Go offline: que ce soit pour du cross-media, pour du RP ou pour du street-marketing, il faut ancrer une communauté offline. Une communauté sur le web devrait d’ailleurs commencer idéalement par des rencontres de visu, et ces rencontres de visu devraient en tout cas faire partie intégrale du métier. Faute de possibilités, utilisez le offline pour valoriser un maximum les personnes les plus actives de votre communauté.
  • Small is beautiful: la segmentation d’une communauté permet de maintenir des contenus et des interventions de haute-qualité sur les sujets abordés. Quand votre communauté devient trop grande pour que le plus petit commun dénominateur soit autre chose que le temps qu’il fait, c’est qu’il est temps de la diviser.

Evidemment, ces 4 points ne rendent pas honneur à la richesse des échanges qui se sont tenus. Et donc, si vous êtes des professionnels du community management et que vous avez du contenu à apporter, contactez Saskia et on se donne rendez-vous au retour de vacance pour la 3ème édition de cet atelier.

PS: retrouvez le compte-rendu de Florence sur son blog

Temps d’écriture: 20 minutes

J’adore la presse. Vraiment. Elle se surpasse tous les jours dans sa médiocrité, dans son éloignement de la réalité, dans le colportage des fantasmes contemporains. Ca n’a rien à voir avec de l’information, mais c’est quand même fort divertissant (même si je ne paierai jamais un centime pour ça).

Le truc qui va marcher aujourd’hui, dans la presse et dans les blogs à audience, c’est d’expliquer, avec capture d’écran à l’appui, comment désactiver la reconnaissance faciale sur Facebook. Et bien, je vais faire mieux, je vais vous expliquer comment NE PAS désactiver la reconnaissance faciale sur Facebook. Et en plus c’est beaucoup plus simple, tout ce que vous avez à faire, c’est NE RIEN FAIRE.

Quoi? Des dangers pour la vie privée? Ma petite dame, vous mettez votre vie privée bien en danger toute seule, sans que Facebook ait besoin de reconnaissance faciale pour cela. Entre vos commentaires aux relents racistes, vos propos de soutien à la peine de mort, votre partage de vidéo de Justin Bieber et les photos de vous en train d’allaiter votre bébé, je crois que l’information que vous diffusez volontairement sur Facebook apporte bien plus que votre nom sur une photo.

Mais pour vous rassurer, je vais quand même vous expliquer ce que fait cette reconnaissance faciale de Facebook: elle suggère à vos amis de vous taguer sur les photos qu’il publie où le système vous reconnaît. En gros, ce système va servir presque uniquement à taguer des photos de famille lors du goûter de communion du petit Kevin avec les noms de tous les membres qui sont présents, une coupette de mousseux bon marché à la main. Bien sûr, il y a peut-être des photos où vous ne souhaitez pas être tagué qui pourront l’être plus facilement par vos amis (même si, honnêtement, je ne crois pas que cela va augmenter sensiblement le nombre de ces cas de figure). Si vos amis sont suffisamment cons pour vous identifier sur une photos où vous êtes à poil en train de tirer une pipe à leur chien, sachez que Facebook vous propose de ne jamais rendre visible les photos sur lesquelles vous êtes tagué, pour personne. Sachez que vous pouvez vous désidentifier de n’importe quelle photo et que vous recevez une notification à chaque fois que vous apparaissez sur une nouvelle photo. Et enfin, sachez que si vous apparaissez sur une photo où vous préféreriez éviter d’être identifié, et bien, il vaut mieux simplement qu’elle ne soit pas sur Facebook.

Bref, s’il y a quelque chose à faire pour la vie privée sur Facebook au niveau des photos, c’est bien dans les réglages de confidentialité plus que dans des suggestions de noms pour l’identification.

Temps d’écriture: 22 minutes

Vous vous en rappelez peut-être, il y a quelques mois, je jouais (plus ou moins) le jeu d’une opération destiné à promouvoir un shampoing anti-pelliculaire via les blogueurs (relire l’article). Même si je me moquais doucement de la mise en scène qui m’a été demandée, je crois que j’ai largement fait la part de boulot qui m’était demandée. Voici maintenant le temps de la critique.

Je suis relativement partisan, dans l’absolu, de ce type d’opération, lorsqu’elle sont bien faites. Pensons à l’événement pour les télé 3D de Samsung qui a plutôt bien marché ou encore l’opération « Start a Party » de J&B qui a elle aussi été pas mal répercutée. Pourquoi donc cette opération de la marque Nivea n’a-t-elle donc pas été un grand succès?

Tout d’abord, je crains qu’une part de l’échec peut être attribué au produit lui-même. Le shampoing anti-pelliculaire, c’est non seulement pas très sexy, mais c’est surtout associé à un besoin négatif, à une lutte contre un désagrément. On choisit le produit parce qu’on est bien obligé, plus que parce qu’on en a vraiment envie. Certaines catégories de produits ont réussi à sortir de ce problème (on peut penser aux déodorants qui ne sont plus des produits pour lutter contre nos mauvaises odeurs corporelles mais constituent un véritable trait de personnalité) mais c’est loin d’être le cas des shampoings anti-pelliculaires. Dès lors, la pertinence d’une opération blogueur peut être largement mise en doute. Il va quand même s’agir de donner envie à des gens de parler de votre produit, de prendre du temps, de s’impliquer,… Il semble évident que c’est plus compliqué pour un produit comme celui-là. Tout est pourtant possible si on réalise une campagne de très bonne qualité.

Et c’est là que malheureusement, il y a à redire. Si on se base sur le mailing reçu, c’est l’agence plutôt de graphisme Arthur N’ Pix qui s’est occupé de la campagne (leur site web est ici, il est encore est toujours en construction). Pour être honnête, je trouvais le concept sympathique en soi, pas non plus époustouflant d’originalité, mais pas non plus honteux. La réalisation, par contre, laissait à désirer.

Tout d’abord, le ciblage. Dans une opération destiné aux blogueurs, il me semble très important de cibler de manière très fine les personnes qui seront invitées à participer. Il s’agit non seulement de personnes susceptibles d’être reconnue comme fournissant un contenu intéressant en rapport avec le produit ou le service, mais également disposant d’une audience significative (directe ou indirecte). Quand on voit le contenu et les statistiques de mon blog, on peut réellement se demander pourquoi et comment les organisateurs de cette opération en sont venus à me proposer de participer.

Ensuite, la qualité des supports utilisés m’a laissée assez dubitatif. Dès le mailing, je me suis posé des questions. Les couleurs immondes choisies, le texte assez mal rédigé, le sujet un peu « spam » du message n’était pas une bonne entrée en matière. Si la valise était bien délivrée et que son contenu était correct, de nouveau, la finition typographique et le copywriting m’ont semblé médiocre (vous pouvez le voir sur les photos de mon article précédent). Ca a l’air anodin, mais je crois que c’est pourtant primordial. Quand vous demandez aux gens de prendre des photos ridicules pour un shampoing anti-pelliculaire, vous avec intérêt à maîtriser à mort votre message si vous voulez les motiver! Ici, le message n’était pas suffisamment drôle pour le prendre au second degré et clairement pas assez mis en avant pour le prendre au sérieux. Résultat: une motivation proche de zéro.

Enfin, et c’est pour cela que mon article sur ce sujet vient seulement maintenant, le suivi de l’opération a été assez mauvais. Pas de commentaire sur l’article de mon blog, pas de remerciement en mail et une « récompense » promise aussi « naze » que l’ensemble de l’opération (sérieusement, nous envoyer des bouteilles de shampoing anti-pelliculaire, WTF?) et surtout très tardive. Si les résultats de l’opération n’ont sans doute pas été à la hauteur des attentes, foirer le suivi ne peut qu’enfoncer encore plus les commanditaires et les personnes l’ayant réalisée.

Bref, si l’intention et l’idée créative derrière l’opération n’était pas mauvaise, le manque de pertinence de ce type d’approche vis-à-vis du produit combiné à une réalisation médiocre tant dans le ciblage que dans le copywriting et le graphisme ainsi qu’à un suivi quasiment inexistant en font quand même un gros ratage. Dommage…

Temps d’écriture : 75 minutes

Voilà, depuis quelques jours, j’occupe une autre fonction dans un tout autre domaine de la communication. J’en parlerai sans doute, à l’occasion, mais j’aimerais plutôt revenir sur les 9 mois passés au sein d’armonea en tant que communication officer.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, armonea est une entreprise privée qui gère une cinquantaine de maisons de repos et résidences pour seniors en Belgique. Elle est le leader belge en termes de nombre d’établissements et de places disponibles. L’entreprise est issue de la fusion de deux groupes (Restel Résidences et le groupe Van den Brande) et a des établissements partout en Belgique (depuis Messancy jusqu’à Oud Turnhout en passant par Comines-Warneton).

En 9 mois passé dans l’entreprise, j’ai pu affiner certaines de mes compétences, en développer de nouvelles et évaluer un peu mieux les défis à relever dans ce type d’entreprise.

De manière assez similaire à Carrefour Belgique, où j’avais effectué un stage, armonea doit faire face aux difficultés des entreprises décentralisées. Pour 2800 collaborateurs et 4700 résidents, les services centraux sont constitués de moins de 100 personnes (peut-être même une cinquantaine) et le département communication de (théoriquement) 3 personnes. C’est peu pour gérer la communication de 50 établissements en deux langues. Et cela dans un secteur qui a une image assez mauvaise et sans compter toute la communication interne, les relations presse, le développement d’une identité visuelle pour un groupe fusionné. Bref, pas mal de défis que j’ai trouvé très intéressant à relever.

J’ai donc pu, dans ce cadre, améliorer mes compétence de communication dans des groupes décentralisés et donc ma capacité à fédérer des directeurs d’entités externes autours d’un projet de communication commun, développer une nouvelle identité pour les publicités de certains produits (tant au niveau du copywriting que de l’identité visuelle), rédiger et gérer la publication et distribution d’un journal destinés aux collaborateurs, développer des déclinaisons de publications destinés à nos clients, créer une newsletter interne, superviser le développement de sites web pour chacun des établissements du groupe, aider à l’organisation d’événements internes, rédiger des publications, traduire,… Toute une série d’expérience riche et que je suis loin de regretter malgré le côté peu « sexy » du secteur. J’ai eu beaucoup de mal à convaincre mes amis et mes connaissances de l’intérêt de mon boulot, pourtant, il ne s’est jamais démenti.

Depuis quelques jours, j’ai pris un titre de fonction plus branché dans un secteur plus tendance. J’en suis très heureux, simplement parce que le contenu de ce boulot, j’ai envie de le faire depuis longtemps. J’en parlerai sans doute de temps en temps, parce que je crois qu’on dit beaucoup de chose qui nuisent à la perception du Community Management et que je veux apporter ma petite pierre à l’édifice pour que ce métier sorte du ghetto des buzz words.

En attendant, si vous cherchez du boulot en communication et que vous vous sentez suffisamment bilingue pour traduire du néerlandais au français, ils cherchent un remplaçant : http://jobs.armonea.be/index.php?id=48

Temps d’écriture : 52 minutes

J’ai été invité, surtout en tant qu’accompagnant, à une conférence de presse pour les blogueurs belges (surtout bruxellois). Il s’agissait pour la marque Samsung de présenter sa gamme de télévision 3D. Je ne suis généralement pas de la partie dans ce genre d’événements (vu les stats de mon blog, c’est logique), et j’ai donc découvert le principe. A cette occasion, j’ai entendu de nombreux commentateurs se posant la question de l’efficacité réelle de ce type d’événement. Question intéressante à laquelle je vais tenter d’amener des éléments de réponses ci-dessous.

Comme pour chaque canal ou moyen de communication marketing, ce qui fait sa réussite est son adaptation au produit et à la cible. On ne fera pas mieux qu’un spot télévisé avant la météo de RTL pour une voiture : tout le monde est concerné et la voiture représente maintenant une valeur émotionnelle forte qui gagne dès lors à la force de l’image télévisée. Il y a des produits pour lequel une conférence de presse à destination de blogueur peut se révéler intéressante.

Ces produits sont nombreux, en fait, puisqu’il y a des blogueurs pour plus ou moins tout. Mais il faut bien admettre que les produits high-tech, les jeux vidéos, la musique ou le cinéma sont des sujets souvent traités dans les blogs, ce qui rends les produits de cette catégorie à priori assez intéressante pour les blogueurs. La difficulté pour Samsung et sa télé, c’est que son produit est certes high-tech, mais il est aussi associé au fameux « électroménager » (vous savez, Vandenborre et son « TV-vidéo-Hi-Fi-, vous avez bien choisi). Ce qui ne passionne pas du tout les blogueurs. Ainsi, je crois qu’une partie non négligeable des personnes présentes étaient loin d’être des gros consommateurs de télévision, accroc comme ils le sont au web. Le choix d’un event blogueur était donc peut-être dans ce cas-là assez contestable.

D’autant plus que le public-cible est beaucoup plus large, à mon sens, que celui des blogs en Belgique. Certes, au début, Samsung va essayer de toucher les early adopters, mais je connais très peu de blogueurs technos et de lecteurs attentifs de ces blogs, de personnes qui fréquentent Twitter, qui se soit précipité sur les écrans plats LCD, sur le Blu-Ray et sur le home-cinema. Bref, j’ai quelques réticences vis-à-vis du choix de ce canal pour cet événement.

Reste que dans une stratégie multi-canal à gros budget (ce qui, vu les affiches qui ont commencé à fleurir sur les abribus, semble être le cas ici), le coût représentant une conférence de presse ou un event blogueur est ridicule. Et les retombées peuvent être intéressante auprès d’un public-cible particulier. Celles-ci ne se mesure pas uniquement au nombre d’article de blog et de messages sur Twitter. Les blogueurs sont des gens généralement sociable, qui vont parler de leur expérience, donner leur avis directement à leurs connaissances nombreuses, et un event pour blogueur peut réellement participer au lancement d’un bouche-à-oreille au sujet d’un produit.

Bref, même si dans le cas de Samsung et ses télés 3D, je ne suis pas entièrement convaincu de l’adaptation parfaite du canal « conférence blogueur » au produit et à la cible, le coût de l’opération étant tellement minime par rapport à une campagne média traditionnelle qu’il serait dommage qu’ils s’en soient privé…

Temps d’écriture : 28 minutes