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Avant toute chose, je ne suis pas friand du travail de Kourtrajmé et de Romain Gavras. Néanmoins, après avoir vu le clip Born Free tourné pour M.I.A et en ayant les souvenirs vagues du clip précédent ayant déclenché les mêmes passions (Stress pour Justice), j’ai tout de suite voulu écrire un article sur le sujet. Parce que, contrairement à ce que je lis beaucoup, je ne trouve pas que Born Free est dans la continuité de Stress. Au contraire, je le considère plutôt comme un changement d’approche.

Dans le clip Stress, Romain Gavras filme des jeunes gens noirs et beurs dans des scènes de violence urbaine totalement gratuites. Le clip finit par l’agression de l’équipe du film sur fond de bagnole brûlée. Ce clip est totalement apolitique et amoral, il n’y a strictement aucun point de vue, à mon sens, il est plus une expression concrète d’un fantasme de la violence extrême. L’accoutrement et les références à certains autres clips musicaux violents (Come To Daddy d’Aphex Twin) rende ce clip principalement cosmétique (ce que je considère être le cas de la plus grande partie du travail de Kourtrajmé).

C’est assez différent pour Born Free de M.I.A qui, derrière le trick des roux (autre manière de situer la scène dans le fantasme, comme pour les vêtements dans Stress), on ne peut nier la connotation politique assez forte du clip. Les militaires sont américains, les scènes sont tournées dans des lieux qui pourraient être Bagdad ou l’Afganistan. La violence n’y est pas gratuite mais bien dirigée vers un but. Au vu de tout cela, je trouve qu’on peut difficilement comparer Born Free qui est un véritable film politique avec Stress qui ne joue que sur des aspects visuels. Je ne doute pas que M.I.A y soit pour quelque chose, elle est nettement plus engagée que Justice. A l’époque, ce dernier groupe avait réfuté toute volonté politique, et c’est ce qu’on lui avait reproché. Ici, je ne doute pas que M.I.A ne réfutera pas la volonté de dénonciation des dernières guerres américaines.

Je n’ai pas contre pas d’avis sur la musique ou les qualités esthétiques du film. Mais j’attends avec beaucoup plus d’impatience le travail de M.I.A que celui de Justice (et je me fous de Gavras)

Temps d’écriture : 22 minutes

Dans la grande famille de Hot Chip, on connaissait bien le fils, Metronomy, et je viens de faire la connaissance avec le petit fils lors des Nuits du Botanique, hier. Il s’appelle Tanlines et bizarrement, il ressemble beaucoup à l’arrière grand-père, Liquid Liquid. Je n’irai pas jusqu’à dire que la boucle est ainsi bouclée. Ce serait d’une part accordée sans doute trop d’importance à un groupe dont la vertu est principalement hédoniste. D’autres part, c’est peut-être moi qui, dans une poussée de fièvre, a cru déceler dans le chant et la structure des morceaux les traces de leurs ancêtres cultes. Confirmation après écoute de leur CD.

http;//www.twitter.com/tanlines

Je ne parlerai pas de Piano Club, c’est la scène belge, et j’écrirai bientôt un article sur la scène belge. Comprenez en cela que ce n’est pas positif.

J’avais déjà vu We Have Band à leur précédent concert au Bota, et ils m’avaient laissé un souvenir agréable. Ici, ma bonne impression s’est encore accentuée. On les compare aussi à Hot Chip, et je trouve ça ridicule. D’abord, les 3 membres du groupe ont beaucoup de charisme, ce qui n’est pas le cas de Hot Chip qui a autant de présence sur scène qu’une huitre. C’est sans doute un détail, mais ça change tout au live. Ensuite, We Have Band est un groupe beaucoup plus simple. Truffé de bonnes idées dans la construction de leur morceau et dans le choix de leurs sons, mais sans aucune ambition révolutionnaire, sans aucun concept si ce n’est de réussir leur montée dansante. D’ailleurs, en réalité, le résultat est très différent. Hot Chip fait des chansons avec des mélodies assez construite, We Have Band fait plutôt des morceaux plus proche d’une construction techno. Bref, We Have Band se prend moins la tête, et comme ça fonctionne, on en redemande !

http://www.twitter.com/wehavebandtwitt

Temps d’écriture : 37 minutes (dont 10 minutes de visionnage de vidéo)

Je n’ai, je crois, jamais parlé de Lady Gaga sur ce blog. Je vais rattraper ce manquement inacceptable. Non pas pour des raisons musicales, l’album de la star est extrêmement mauvais. L’écriture, la production  et l’interprétation sont pitoyables, et je ne vois même pas comment il est possible d’en disconvenir. L’intérêt de Lady Gaga est bien ce qu’elle fait voir plutôt que ce qu’elle fait entendre (ça tombe plutôt bien, non ?).

Il y a deux aspects dans cette dernière phrase, double aspect lié au double sens du mot intérêt. Lady Gaga est intéressante en tant que produit marketing de l’industrie musicale et elle est intéressante en tant que produit culturel de l’industrie du divertissement.

Ce deuxième aspect est visible dans ses nombreux clips (6 singles pour un album, c’est beaucoup). La plupart agissent en grande partie comme une auto-parodie de la société du divertissement. Les costumes ridicules, les références à la culture pop, même les mots vulgaires cachés derrière un bip alors que des femmes à moitié nues se trémoussent à l’écran forment, je trouve, un corpus visuel déroutant, intriguant, et qui me captive assez bien. Je ne me lasse ainsi pas du clip Telephone (avec la présence étonnante de Beyoncé dont l’image est pourtant assez éloignée de celle de Lady Gaga et de celle reflétée dans ce clip) et ses références à l’industrie du divertissement américaine à répétition (de Tarantino à Michael Jackson). C’est évidemment un pur plaisir hédoniste, je trouve ce clip très drôle, et je ne pousse pas la réflexion jusqu’à croire y déceler une quelconque réflexion, ce qui rend d’ailleurs la chose encore plus appréciable. Mais je ne peux pas croire que le résultat final n’est pas empreint d’un minimum de second degré, sans doute pas entièrement calculé.

Le premier aspect, par contre, est lui issu d’un calcul très malin. La place de Lady Gaga dans le marketing est tout à fait particulière, à mon sens. Elle a été développée comme produit marketing, clairement, pour faire face au vieillissement des publics de Madonna et autres Britney Spears, pour toucher un segment de marché plus jeune. Cela a très bien marché, je crois que cela n’a même jamais mieux marché (Britney Spears n’a jamais pu accéder à l’adhésion critique qu’a reçue Lady Gaga). Au point que Lady Gaga est passé en très peu de temps du statut de produit au statut de canal. Lady Gaga n’est plus tellement un produit qu’on doit vendre mais un moyen de faire vendre des produits. J’image très bien la manière dont la production d’un de ses clips est préparée : on fait un tour de table des annonceurs qui veulent investir et, en fonction de cela, on détermine un budget et on construit un scénario autours des produits à placer. C’est très visible également sur le clip Telephone (qui synthétise assez bien Lady Gaga, je trouve). D’un point de vue marketing, c’est évidemment génial tant que ça marche, puisqu’un moyen de promotion d’un produit (qui a un coût) comme le clip devient un revenu additionnel : Lady Gaga est payée pour faire sa propre pub (et celle des autres en même temps). C’est en réalité une forme de co-branding, mais très clairement à l’avantage d’une partie. Bref, je vous recommande de regarder ce clip et voir l’essence même de l’industrie du divertissement.

Temps d’écriture : 32 minutes


Le chanteur sans cotte de maille mais avec la police immonde (source : xyzmagazine.co.uk)

Le chanteur sans cotte de maille mais avec la police immonde (source : xyzmagazine.co.uk)

Ce qui marque en première lieu quand on pénètre dans la Rotonde du Botanique le mardi 27 avril 2010 pour le concert de These New Puritans, c’est la police de caractères de leur banderole : avec son style pseudo-métal fondu, elle est hideuse, tout simplement. Pour un grande qui est supposé accorder une importance à l’esthétisme, ça dénote. D’autres éléments viennent confirmer le doute qui s’installe à ce moment : le chanteur porte une cotte de mailles et a un brillant à l’oreille, c’est une espèce de Vampirella façon « Within Temptation » qui se met derrière le clavier et il y a des grosses chaines accrochées pour servir de percussion. C’est clair, on est dans le démonstratif, et pas celui du meilleur goût. On va a servi une musique avec des élans mythologiques médiévaux, le décorum sera à cette image.

Et la musique me direz-vous ? Commençons par le positif: la batterie. Elle est puissante comme sur l’album, et le batteur reproduit de manière assez fidèle et précise les volées syncopées de l’album. Pas beaucoup d’originalité, pas beaucoup de finesse et surtout pas beaucoup de variation, mais bon, le job est rempli. Ce qui n’est pas le cas de tous le reste, en particulier la voix. Dans l’ensemble, aucun son, aucun instrument (il n’y en a pas beaucoup, l’ordinateur et quelques samplers, une guitare sur deux ou trois morceaux, et le clavier) ne parvient à passer au dessus de la batterie. C’est en particulier vrai pour la voix. J’aurais pu croire que cela était dû à des mauvais réglages sonores, mais j’en doute. D’abord parce que l’ingénieur son de la Rotonde fait de manière générale de très bon travail, ensuite parce que toute les percussions étaient remarquablement bien  mises en son. Je suis convaincu qu’il s’agissait d’un choix du groupe, soit parce qu’ils ne sont pas assez bons (ce qui est le cas de la voix, pour le peu qu’on a pu l’entendre, ainsi que de la guitare jouée de temps en temps par le leader), soit parce qu’il n’ont pas grand chose d’autres à proposer pour reproduire leur musique en live que des samples pré-enregistrés et qu’ils n’ont pas trop envie de mettre cela en avant. Les seuls moments où on a presque entendu un groupe étaient les deux ou trois morceaux de leur premier album. Il y avait de grandes faiblesses dans ces morceaux, mais c’étaient moins pire que les titres du second album, complètement ratés (pourtant, on ne pourra pas dire que c’est par manque d’exercice, il font les premières partie de la tournée de The XX). Toujours est-il qu’une heure de batterie, c’est fatigant, et qu’à moins qu’ils sortent un troisième album encore bien meilleur que leur Hidden, leurs concerts se feront désormais sans moi.

Temps d’écriture : 20 minutes

PS : d’autres qui parle de These New Puritans en live : XYZ Magazine, The Houlala Company

Deux ans plus tard…

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

Deux ans plus tard, MGMT n’a pas tellement changé, ou a beaucoup changé, c’est selon. Si certains considèrent le deuxième album du groupe, Congratulation, surprenant, d’autres trouvent au contraire que le groupe s’est peu renouvelé, finalement. Moi, je m’en fiche, je trouve simplement le nouvel album mauvais. Il faut dire qu’en s’inspirant de la pop 60′s et psychédélique, ils étaient mal parti pour me séduire. L’album m’ennuie simplement, encore plus la frénésie qui a entouré sa sortie.

Mais je suis bon joueur, la dernière fois que j’ai dit ça, c’était il y a deux ans, à l’écoute de l’album Oracular Spectacular, je suis revenu sur mes paroles un an après en trouvant finalement beaucoup de qualité au premier opus et son immédiateté absolue (en particulier « Electric Feel« ). J’ai néanmoins beaucoup plus de doute pour le délire d’auto-Congratulation.

Par contre, il est des albums dont on n’attend pas grand chose, rien en fait, et qui s’avère constituer une bonne surprise. Une très bonne surprise, même, une excellente surprise, on ne s’en remet pas. Et quelle est cet album…

Je reviens, je prends un verre de vin…

Source : Indiemusicfilter.com

Source : Indiemusicfilter.com

C’est l’album Swim de Caribou. Caribou, magnifique animal aux bois majestueux, s’avère être le nom d’un petit artiste sympathique, peu connu (il joue au Beurschouwburg, c’est vous dire !) et qui mérite sa place au panthéon de l’électro-pop. Certains en ont parlé comme d’une réminiscence plus indie de Hot Chip, j’en parlerais plutôt comme une version apaisée des expérimentateurs sonores de Warp. Une sorte de Jon Hopkins sans éléments classiques. Avec des morceaux comme Odessa, Found Out ou Sun, on tient un album solaire tout en gardant le côté froid mystérieux de la musique des machines. Un album de paradoxe, et donc un album indispensable.

Sinon, au rayon des nouvelles branchées, l’album de LCD Soundsystem est en écoute intégrale sur leur site (ça a l’air pas mal) et M.I.A. est de retour avec deux titres en prélude de son album annoncé pour le 29 juin. Un premier sorti il y a quelques semaines avec un clip psychédélique mais très moderne sur une espèce de balade électro-hip-hop mutante indubitablement sorti des studios Diplo / Switch et ses potes. Le second n’a pas encore été écouté par mes soins dans une qualité correcte, mais la vidéo est de Romain Gavras, ce qui promet un clip « choc » et surtout violent. Bref, je ne cache pas que j’ai hâte d’entendre ces deux albums (quoi qu’en dise cet article navrant de médiocrité de Fluctuat)

Temps d’écriture : 30 minutes

Maintenant que tout le monde a donné son avis sur le dernier-né des studios Apple, j’ai nommé l’iPad, et que de mon côté, j’ai eu le temps d’y réfléchir un peu (j’aime bien réfléchir avant de parler, sinon je dis encore plus de conneries), je reviens avec un avis que j’espère pertinent. En tout cas, le plus objectif possible. Pour arriver à cela, pour parler de l’iPad et de son utilité, de sa conception, de son prix et de tout le reste, le plus simple est de le comparer à d’autres produits qui partagent certaines de ses utilisations.

L’iPad et l’iPhone… ou pas

Eliminons donc tout de suite la comparaison la plus oiseuse qui a été réalisée à son propos et ne comparons pas l’iPad à l’iPhone. La raison en est simple : l’iPad ne permet pas de téléphoner, l’iPad ne se glisse pas dans votre poche et ne s’emporte donc pas à tout moment partout avec vous. Bien sûr, on peut utiliser les mêmes applications sur l’un comme sur l’autre, mais c’est également le cas entre le MacBook Air et le Mac Pro. La comparaison entre les deux produits ne semblent néanmoins pas spécialement pertinente pour aucun des deux produits. Je ne crois pas que la comparaison de l’iPad avec l’iPhone le soit plus.

L’iPad et le Kindle

Une des utilisations-phare de l’iPad est la lecture de la presse et de la littérature. Il se compare là au Kindle, le lecteur d’eBook d’Amazon. Et il est clair qu’il ne soutient pas la comparaison : l’écran n’est pas à encre numérique, ce qui amènera de toute façon un confort de lecture moindre et surtout une autonomie nettement inférieure. Reste néanmoins le shop d’Apple, dont on ignore encore l’étendue de l’offre, en particulier en Europe où Amazon peine à proposer la presse et la littérature locale. C’est peut-être un domaine où l’iPad a une carte à jouer, d’autant plus que les prix proposé ont l’air agressifs. Reste le Whispernet d’Amazon qui permet de disposer de ce shop à tout moment gratuitement (enfin, le prix est compris dans l’achat de publications) ce qu’Apple ne fournit pas réellement, mais qui dans les faits risque d’être le cas, vu l’ensemble de la connectivité que propose l’appareil et les abonnements 3G « à la demande » prévu avec l’iPad. Au total, en termes de service et d’expérience utilisateur, l’iPad reste en dessous du Kindle a cause de sa conception technique (écran « classique ») mais se rattrapera peut-être sur la bibliothèque disponible. Reste évidemment le prix qui décidera toute personne sensée à la recherche d’un lecteur d’ebook pour la solution d’Amazon (ou similaire de ses concurrents).

L’iPad et le EEE PC

L’iPad est également similaire à un Tablet PC. Mais là, la comparaison est difficile à réaliser honnêtement. Parce que le marché du tablet PC est encore assez flou. La plupart de ces appareils misent encore sur l’hybridation : notebook tablet, ultraportable tablet ou netbook tablet sont bien plus courants. C’est d’ailleurs à cette dernière catégorie de produits que l’iPad peut se comparer au mieux, de part sa gamme de prix et la puissance de son hardware. Dans cette gamme, on trouve le EEE PC T91 de Asus ou l’Archos 9. Pourtant, difficile de trouver beaucoup de similitude entre ces deux produits et l’iPad. Tant le T91 que l’Archos 9 sont des solutions qui tournent sous Windows 7, et acceptent donc par nature et à priori tous les programmes susceptibles de fonctionner dans cet environnement. A priori, bien sûr, car vu le côté hardware assez limité de ces appareils, difficile d’imaginer faire tourner des jeux avancés ou logiciels de retouches photo. Même la lecture de vidéos reste limitée sur ce type d’appareil. Bref, disposer d’un environnement ouvert peut sembler être un gros avantage sur ce type d’appareil, mais il faut vraiment se poser la question de la qualité de l’expérience utilisateur qui est proposée. Et c’est cette expérience utilisateur qui va réellement déterminer la valeur de l’iPad par rapport à ces autres produits : qualité et fluidité de l’interface, stabilité, performance de l’écran tactile, toutes des caractéristiques pour lesquelles Apple a prouvé sa capacité à faire beaucoup mieux que Microsoft. Reste évidemment la grande inconnue : le confort de la saisie avec le clavier tactile de l’iPad par rapport au confort des (petits) claviers physiques des EEE PC.

L’iPad et le Gameboy

L’iPad pourrait également être comparée à une console de jeu. De la même manière que Facebook est devenu une grosse plate-forme de jeux onlines, l’iTunes Store est devenu un gros vendeurs de jeux casuals, et même pas uniquement. L’iPad promet de renforcer encore cet aspect et il a quelques atouts : l’accéléromètre et l’écran tactile au doigt offre des possibilités de jeux originaux qu’aucune autre plate-forme ne peut proposer. Maintenant, ne nous leurrons pas, l’iPad n’a pas les mêmes capacités qu’une console de jeu portable comme la PSP. Reste que dans le créneau des jeux plus casual, créneau dominé par Nintendo, l’iPad pourrait tirer son épingle du jeu. Si son prix ne le rendait pas totalement inabordable en tant que console de jeu (ouais, je répète beaucoup le mot jeu. Jeu, jeu, jeu,… Mais jeu ne suis pas égocentrique).

Au final, on le voit, il y a deux manières d’aborder cet appareil. On peut le voir comme un hybride entre plusieurs autres devices qui fait tout moins bien : un moins bon support pour livre numérique que le Kindle, un moins bon ordinateur ultra-portable qu’un netbook ou un tablet PC (ce qui reste néanmoins à voir) et une moins bonne console de jeu qu’une PSP. Mais je crois que cette manière de le voir est liée à notre manière d’aborder de nouveaux produits : par comparaison.

Or, si on prend l’iPad pour ce qu’il est censé faire, consulter des pages web et ses mails, regarder des photos, des vidéos et écouter de la musique, gérer son calendrier, ses contacts et prendre quelques notes, je pense, connaissant la maîtrise de l’expérience utilisateur de Apple, qu’on devrait avoir un objet qui prend en charge ces fonctions de manière assez exceptionnelle. La véritable question est donc de savoir si un objet destiné à ces utilisations, et uniquement celles-là, répond à un besoin. Je le crois que oui, en tout cas. A ce prix-là, encore plus.

PS : je n’ai même pas parlé de Flash ou du multitasking… Pour faire court, Flash, c’est de la merde qui sert juste aux développeurs web paresseux à ne pas devoir optimiser leur développement pour plusieurs plateformes. Et le mono-tasking d’Apple est plus rapide et efficace pour travailler sur plusieurs programmes que le multitasking de tous ses concurrents.

J’adore finir par un troll !