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Des nouvelles du front!

Juste un petit article pour vous faire part, parce que je sais bien que ma vie vous intéresse follement, que je suis occupé, au-delà de mon travail à la Commission européenne (sur lequel j’adorerais écrire, mais c’est encore un peu tôt), à deux nouveaux projets: Culinaria et Goûte mes Disques

Culinaria est un événement culinaire qui se déroule à Bruxelles depuis 2009. L’idée est simple: rassembler en un lieu et quelques jours le meilleur de la gastronomie belge, que ce soit des chefs étoilés réputés (Yves Mattagne, Bart De Pooter, Sang Hoon Degeimbre ou Pascal Devalkeneer, par exemple) ou des chefs qui montent (Damien Bouchéry, Kenny Bernaerts ou Jean-Philippe Watteyne). La soirée consiste en un repas gastronomique de 5 dégustations par des chefs étoilés, avec boissons, mise en bouche par des jeunes chefs prometteurs, dessert par des grands pâtissiers (Marcolini, Ducobu), fromage et tout le tralala. En plus de cela, vous pouvez, au cours de l’événement, profiter de pleins d’ateliers, de dégustations, d’artisan qui présenteront leur savoir-faire aux hôtes. Le thème de cette année, c’est le Festin Originel, et de ce que j’ai pu goûter à la conférence de presse, ça va envoyer du lourd. N’hésitez pas à suivre l’actualité de l’événement sur Facebook, et au plaisir de vous y croiser (même si je serais sans doute occupé…).

Goûte mes Disques est un webzine musical actif depuis 2008. On y lit des chroniques musicales, ainsi que l’actu sur le sujet, écrit par des gens passionnés et passionnant. L’envie d’écrire sur la musique a toujours été présente chez moi, mais ma production régulière est trop faible pour pouvoir animer seul un blog sur le sujet. Du coup, après un processus de sélection draconien, j’ai rejoints l’équipe des rédacteur de ce site. Vous pourrez donc lire mes avis, envies et découvertes musicales plutôt là-bas qu’ici. Et n’hésitez pas à participer à notre blind-test/thé dansant qui aura lieu le 21 juin au Mr. Wong. Ca va être bien.

Si vous êtes du genre à être trop content que le weekend se finisse pour enfin retourner au boulot et passer la journée sans voir le soleil pendant tout l’hiver, alors cet article n’est pas fait pour vous. Si, par contre, même si vous aimez bien votre travail, ça ne vous dérangerait pas que le weekend se prolonge encore un peu, alors, peut-être apprécierez-vous la playlist « Happy #NOT » que je vous ai concoctée.

Ne vous laissez pas berner par les titres, les paroles, les albums qui vous y sont présentés. S’ils prétendent tous être heureux et souriants, c’est un PIEGE! Voici un petit guide pour ne pas vous laisser avoir:

1. « Smile » de Jane Birkin et Brian Molko

« Smile, and the whole world smile with you », nous dit Brian qui a définitivement abandonné de chanter par autre chose que son nez. Ce qu’il veut vous dire, c’est qu’à part un sourire, le monde ne vous apportera pas grand chose d’autre. Top.

2. « Perfect Day » de Alys (sur l’album « Happy Days »)

Bien sûr, en termes de « Perfect Day », Lou Reed a déjà commis le pire. Pourtant, ici, pour un titre qui parle d’un jour parfait dans un album qui s’appelle « Jours Heureux », on aurait pu croire que ça transpirerait de joie sautillante. Ici, on est plutôt dans le style « le jour parfait parce que tu es parti ». Moyennement sautillant.

3. « Changes will be lost » de Girls in Hawaii

Le chanteur a beau s’égosiller « I am so glaaaad » au milieu de spoken word à l’accent anglais dégueulasse, ce n’est pas trop ce qui transparaît de sa voix, ni dans les accords mineurs, violons et autres riffs pleins d’échos.

4. « Happiness » de Venus

J’aurais aussi pu prendre le morceau « Beautiful Days » sur ce même album Vertigone. Ce qui est certain, avec Marc Huygens, quel que soit son projet, ça ne sera jamais vraiment rempli de bonheur. Vous voilà prévenu.

5. « Weeping Willow » de Sebastien Schuller (sur l’album « Happiness »)

Sebastien Schuller ne fait l’exploit de proposer un album complet sur le bonheur, sans une seule chanson joyeuse. Bel exploit.

6. « Stay » de Hurts (sur l’album « Happiness »)

Un autre album sur le bonheur. Ici aussi, peu de chansons heureuses. Heureusement, c’est du spleen qui dégouline de choeurs cheaps et de clavier « plus grandiloquent que ça, tu ne peux pas ». Du coup, on peut quand même en rire. Mais, à part si vous êtes vraiment de mauvaise fois, vous ne pouvez pas rester insensible à la complainte de ce pauvre pauvre jeune homme qui « break down when you walk away ».

7. « Chocolates makes you happy » de Xiu-Xiu

Si Xiu-Xiu a trouvé la recette du bonheur dans le chocolat, le morceau se trouve quand même sur un album appelé « Dear God, I Hate Myself ». C’est un indice.

8. « Happy Violentine » de Miss Kittin

Attention, danger! Si vous n’êtes pas attentif en voulant mettre « Happy Valentine’s day » de Andre 3000, vous pourriez lancer mar mégarde ce morceau sur la violence conjugale de Miss Kittin. « Please no flowers as they die ».

9. « 3 Minutes Happiness » de T. Raumschmiere

On sait que T. Raumschmiere n’a pas une grosse propension au bonheur béât. Ici, avec la voix de Judith Juillerat qui nous explique que « It’s always the same old story – as if nothing had happened », on peut se dire qu’on a pas envie de vivre les 3 minutes de bonheur qu’envisage Marco Haas

10. « You can be happy » de IAMX

On aimerait beaucoup croire Chris Corner quand il nous dit qu’on peut être heureux. Mais vu comment il se débrouille jusqu’ici, au vu de la teinte toujours aussi dépressivo-commerciale qu’il a mis dans les deux albums qui ont suivi celui de sa chanson, je me méfierait de ses recettes du bonheur (qui doivent consister principalement en consommer trop de drogues).

Le Critikakouatique est un personnage de Fred, dans sa série Philémon. Logés sur leur siège flottant, ils assaillent le bateau-théâtre voguant sur l’océan du A pour assister à sa représentation. S’ils ne sont pas satisfait, ils envoient par le fond le navire et les comédiens qui s’y trouvent.

incredule

Me voici donc à jouer aux critiques en direct théatralisé (puisque je ne fais qu’écouter un CD) pour en livrer les impressions, entre chaud et froid (je réagis à ce que j’entends, mais j’ai déjà écouté l’album auparavant). Une première expérience que j’estime concluante, et que j’espère refaire, un prochain dimanche!

Voici le résumé de l’heure passée en compagnie de Del Naja/Marshall et leurs amis:

Si ça vous intéresse, j’avais déjà parlé de cet album dans mon top 2010

En marchant depuis la gare de Boitsfort vers Emakina, mon iPhone en mode aléatoire m’a mis dans l’oreille le morceau d’Alain Souchon « Foule Sentimentale ». Dans cet titre, Souchon fustige la publicité qui « nous inflige des désirs qui nous affligent », alors que la foule serait attirée par « les étoiles, les voiles. Que des choses pas commerciales ». J’imagine qu’en 1993, date de sa sortie sur l’album « C’est déjà ça » (excellent album au demeurant), le texte devait être pertinent. Il ne l’est plus.

Au contraire, en 2013, la publicité est devenu un vecteur de valeurs bien plus important que la politique. La politique, dans nos sociétés démocratiques, se résume à la gestion (on équilibre les entrées et les sorties de l’entreprise-état afin que celui-ci fournisse un produit qui convienne à un maximum de personne). Et quand elle se fait porteuse de valeurs, ce sont l’exclusion, la stigmatisation, l’individualisme. C’est encore bien pire dans les dictatures et autres théocraties.

Cela a laissé le champ libre pour la publicité afin de s’approprier ce côté sentimental des foules. Dove lutte pour moins de stigmatisation du corps des femmes, Red Bull pour l’ouverture au monde et aux expériences qui sortent du cadre de nos vies gérées par l’état-entreprise. Bien sûr, ces valeurs sentimentales, les marques les promeuvent dans des buts commerciaux. Mais, comme dirait Souchon, « c’est déjà ça ».

Quand à moi, je continuerais à partager mon dégoût de cette époque, et mon pessimisme sur son évolution, via Twitter, sous le hashtag #2013.

PS : si vous voulez sentir l’époque bien mieux que je ne pourrai jamais la décrire, je vous recommande « Plus rien de m’étonne » de Orelsan ou « Mickey Mouse » et « La Violence » de Veence Hanao

Allez, un petit ensemble de news musicale toutes fraîches regroupées sans beaucoup de logique, mais avec beaucoup de coeur (c’est pour la St-Valentin).

Quelques concerts

19/03: Timber Timbre (en solo) à la Rotonde du Botanique. Ce sera mieux, c’est presque sûr, qu’aux dernières Feëeriëen.

01/05: Matthew Dear à l’AB (à 12€). Son dernier concert à la Rotonde du Botanique est le dernier live où j’ai vraiment été impressionné. Priorité absolue sur toutes les activités liées à la Fête du Travail.

17/04: Xiu-Xiu à la Rotonde du Botanique. Un des faiseurs de pop expérimentale parmi les plus allumés et les plus sensibles. On le compare parfois à Anthony & The Johnsons. Cela n’a rien en commun, et c’est beaucoup mieux.

Deux vidéos

Une mauvaise prise live de « Dear God I Hate Myself » de Xiu-Xiu, pour que vous n’y alliez pas sans savoir un peu à quoi vous attendre…

Et puis, le clip du morceau « In The Grace Of Your Love », le meilleur titre du dernier album de The Rapture, est sorti. A priori, la vidéo ci-dessous ne marche pas (bandes de cons), sauf s’ils ont modifié les paramètres entre-temps, mais vous pouvez voir le clip à cette adresse: http://vimeo.com/36427625. Heureusement que le morceau est vraiment excellent.

In the Grace of Your Love – The Rapture from Dream The End on Vimeo.

Pas grand chose à dire en introduction, pas de réflexions pertinentes sur le principe des best of, mais juste vous rappeler que cette liste comprend des morceaux que j’ai découverts en 2011 (et qui ne sont donc pas sortis nécessairement en 2011), dans un ordre relativement aléatoire, et concerne uniquement des titres (tirés parfois d’albums moyens voir médiocres). Cela dit, passons à quelques tendances de cette liste.

1. DFA is still there

Le vieux briscard James Murphy s’est retiré de l’avant de la scène avec son groupe LCD Soundsystem, reste son label DFA dont je reste assez fans. La preuve, on retrouve dans mon top pas mal de morceaux sortis de cette écurie récemment, dont un extrait du dernier « The Rapture » revenu au bercail (mais aussi du Shit Robot et du Holy Ghost!).

2. Réconciliation francophone

Est-ce un effet de la longue crise linguistico-politico-communautaire belge, mais mon top cette année comporte pas mal de morceaux en français, ce qui est rare! On retrouvera un extrait d’un des albums que j’ai le plus écouté cette année, « La Reproduction » de Arnaud Fleurent-Didier, mais également du Bashung reprenant Gainsbourg, du Nicolas Fraissinet ou l’excellent titre « Litanie » de Peau.

3. Industriel et gothique. Sombre, quoi.

Les sonorités plutôt industrielles m’ont charmé l’oreille cette année. Que ce soit du côté « rock » avec PVT ou Tarwater, electronica avec anbb et Chloé ou carrément techno avec Arnaud Rebotini et Simian Mobile Disco. Je me suis aussi laissé tenter par des sons plus grandiloquents tels Zola Jesus, Sandra Kolstad et même IAMX.

4. Quelques hits aussi.

Je n’aurai pas résisté à quelques morceaux plutôt bien médiatisés tels « The Bay » de Metronomy, « I Follow Rivers » de Lykke Li (en version original, quand même, pas l’horrible remix de The Magician) ou peut-être le meilleur single de l’année « Midnight City » de M83.

5. Où est la musique urbaine?

Alors qu’il y a de cela encore quelques années, j’aurais défendu lourdement la musique dite urbaine comme grosse source d’inspiration, on la retrouve très peu cette année dans mon top. J’ai même été jusqu’à ne pas y insérer « Yonkers » de Tyler, the Creator, pourtant un bon morceau, mais très vite oublié. La vague post-dubstep me fait chier, le grime s’est perdu, et même l’écurie anticon ne semble pas avoir fourni de quoi placer un de leur artiste dans ma liste de l’année. Ou alors c’est moi qui n’avait pas envie d’entendre cela cette année…

Pour écouter tout cela, le mieux serait sans doute que vous disposiez de Spotify et que vous écoutiez la playlist la plus complète qu’il est possible de faire (il manque quelques morceaux, dont Birdy nam Nam et Tom Vek, assez étonnamment), mais pour ceux qui ne souhaitent pas installer l’application, voilà un petit player Deezer, service qui malheureusement comporte encore plus de trous dans son catalogue…