Archives for the month of: février, 2010

Maintenant que tout le monde a donné son avis sur le dernier-né des studios Apple, j’ai nommé l’iPad, et que de mon côté, j’ai eu le temps d’y réfléchir un peu (j’aime bien réfléchir avant de parler, sinon je dis encore plus de conneries), je reviens avec un avis que j’espère pertinent. En tout cas, le plus objectif possible. Pour arriver à cela, pour parler de l’iPad et de son utilité, de sa conception, de son prix et de tout le reste, le plus simple est de le comparer à d’autres produits qui partagent certaines de ses utilisations.

L’iPad et l’iPhone… ou pas

Eliminons donc tout de suite la comparaison la plus oiseuse qui a été réalisée à son propos et ne comparons pas l’iPad à l’iPhone. La raison en est simple : l’iPad ne permet pas de téléphoner, l’iPad ne se glisse pas dans votre poche et ne s’emporte donc pas à tout moment partout avec vous. Bien sûr, on peut utiliser les mêmes applications sur l’un comme sur l’autre, mais c’est également le cas entre le MacBook Air et le Mac Pro. La comparaison entre les deux produits ne semblent néanmoins pas spécialement pertinente pour aucun des deux produits. Je ne crois pas que la comparaison de l’iPad avec l’iPhone le soit plus.

L’iPad et le Kindle

Une des utilisations-phare de l’iPad est la lecture de la presse et de la littérature. Il se compare là au Kindle, le lecteur d’eBook d’Amazon. Et il est clair qu’il ne soutient pas la comparaison : l’écran n’est pas à encre numérique, ce qui amènera de toute façon un confort de lecture moindre et surtout une autonomie nettement inférieure. Reste néanmoins le shop d’Apple, dont on ignore encore l’étendue de l’offre, en particulier en Europe où Amazon peine à proposer la presse et la littérature locale. C’est peut-être un domaine où l’iPad a une carte à jouer, d’autant plus que les prix proposé ont l’air agressifs. Reste le Whispernet d’Amazon qui permet de disposer de ce shop à tout moment gratuitement (enfin, le prix est compris dans l’achat de publications) ce qu’Apple ne fournit pas réellement, mais qui dans les faits risque d’être le cas, vu l’ensemble de la connectivité que propose l’appareil et les abonnements 3G « à la demande » prévu avec l’iPad. Au total, en termes de service et d’expérience utilisateur, l’iPad reste en dessous du Kindle a cause de sa conception technique (écran « classique ») mais se rattrapera peut-être sur la bibliothèque disponible. Reste évidemment le prix qui décidera toute personne sensée à la recherche d’un lecteur d’ebook pour la solution d’Amazon (ou similaire de ses concurrents).

L’iPad et le EEE PC

L’iPad est également similaire à un Tablet PC. Mais là, la comparaison est difficile à réaliser honnêtement. Parce que le marché du tablet PC est encore assez flou. La plupart de ces appareils misent encore sur l’hybridation : notebook tablet, ultraportable tablet ou netbook tablet sont bien plus courants. C’est d’ailleurs à cette dernière catégorie de produits que l’iPad peut se comparer au mieux, de part sa gamme de prix et la puissance de son hardware. Dans cette gamme, on trouve le EEE PC T91 de Asus ou l’Archos 9. Pourtant, difficile de trouver beaucoup de similitude entre ces deux produits et l’iPad. Tant le T91 que l’Archos 9 sont des solutions qui tournent sous Windows 7, et acceptent donc par nature et à priori tous les programmes susceptibles de fonctionner dans cet environnement. A priori, bien sûr, car vu le côté hardware assez limité de ces appareils, difficile d’imaginer faire tourner des jeux avancés ou logiciels de retouches photo. Même la lecture de vidéos reste limitée sur ce type d’appareil. Bref, disposer d’un environnement ouvert peut sembler être un gros avantage sur ce type d’appareil, mais il faut vraiment se poser la question de la qualité de l’expérience utilisateur qui est proposée. Et c’est cette expérience utilisateur qui va réellement déterminer la valeur de l’iPad par rapport à ces autres produits : qualité et fluidité de l’interface, stabilité, performance de l’écran tactile, toutes des caractéristiques pour lesquelles Apple a prouvé sa capacité à faire beaucoup mieux que Microsoft. Reste évidemment la grande inconnue : le confort de la saisie avec le clavier tactile de l’iPad par rapport au confort des (petits) claviers physiques des EEE PC.

L’iPad et le Gameboy

L’iPad pourrait également être comparée à une console de jeu. De la même manière que Facebook est devenu une grosse plate-forme de jeux onlines, l’iTunes Store est devenu un gros vendeurs de jeux casuals, et même pas uniquement. L’iPad promet de renforcer encore cet aspect et il a quelques atouts : l’accéléromètre et l’écran tactile au doigt offre des possibilités de jeux originaux qu’aucune autre plate-forme ne peut proposer. Maintenant, ne nous leurrons pas, l’iPad n’a pas les mêmes capacités qu’une console de jeu portable comme la PSP. Reste que dans le créneau des jeux plus casual, créneau dominé par Nintendo, l’iPad pourrait tirer son épingle du jeu. Si son prix ne le rendait pas totalement inabordable en tant que console de jeu (ouais, je répète beaucoup le mot jeu. Jeu, jeu, jeu,… Mais jeu ne suis pas égocentrique).

Au final, on le voit, il y a deux manières d’aborder cet appareil. On peut le voir comme un hybride entre plusieurs autres devices qui fait tout moins bien : un moins bon support pour livre numérique que le Kindle, un moins bon ordinateur ultra-portable qu’un netbook ou un tablet PC (ce qui reste néanmoins à voir) et une moins bonne console de jeu qu’une PSP. Mais je crois que cette manière de le voir est liée à notre manière d’aborder de nouveaux produits : par comparaison.

Or, si on prend l’iPad pour ce qu’il est censé faire, consulter des pages web et ses mails, regarder des photos, des vidéos et écouter de la musique, gérer son calendrier, ses contacts et prendre quelques notes, je pense, connaissant la maîtrise de l’expérience utilisateur de Apple, qu’on devrait avoir un objet qui prend en charge ces fonctions de manière assez exceptionnelle. La véritable question est donc de savoir si un objet destiné à ces utilisations, et uniquement celles-là, répond à un besoin. Je le crois que oui, en tout cas. A ce prix-là, encore plus.

PS : je n’ai même pas parlé de Flash ou du multitasking… Pour faire court, Flash, c’est de la merde qui sert juste aux développeurs web paresseux à ne pas devoir optimiser leur développement pour plusieurs plateformes. Et le mono-tasking d’Apple est plus rapide et efficace pour travailler sur plusieurs programmes que le multitasking de tous ses concurrents.

J’adore finir par un troll !

Je ne suis pas un Baron des textes, et pourtant, j’ai cru remarquer que j’avançais trop vite dans ce cota dernièrement. Cela explique le manque d’activité sur mon blog ces dernières semaines. D’autant plus que, vous le savez sans doute, je travaille maintenant. Je dois donc écrire pas mal de documents dans le cadre de ce boulot au sein de l’entreprise armonea, groupe leader sur le marché belge dans la gestion de maison de repos et résidences pour séniors.

Si on rajoute à cela que j’ai repris d’autres activités d’écriture, plus romancée, et vous comprendrez que mon quota de mots s’écoule plus vite que de raison. Vous ne le savez sans doute pas, mais, dans ma prime jeunesse, j’ai écrit beaucoup de textes plus « littéraires » que j’ai eu la prétention d’appeler « nouvelles ». Pour la plupart inachevées, j’ai toujours gardé une tendresse pour l’écriture qui raconte simplement des histoires inspirées de scènes de tous les jours ou qui met en scène des personnages plus ou moins auto-biographiques. De 30 lignes à 30 pages, la plupart de ces textes sont mauvais, les autres sont médiocres. Et pourtant, j’ai toujours envie d’un jour terminer l’un ou l’autre projet plus ambitieux. En tout cas, je me suis remis à y travailler, sur un nouveau texte néanmoins.

Et, au-delà des mots que cela coute, écrire prend surtout du temps, beaucoup de temps, qui, lui, est effectivement limité. C’est pourquoi ce blog n’est plus alimenté. Je dois donc trouver une formule pour continuer à ajouter du contenu sur cette plate-forme, en moins de mots, en moins de temps. Je cherche. Vous serez averti quand j’aurai trouvé.