Archives for the month of: novembre, 2009

Après le Café Béta lors du lancement du Café Numérique il y a de cela quelques semaines, nous avons pu hier assister à un Café Numérique particulier également, puisqu’il s’agissait de fêter les 5 ans de la « première web TV belge », le site Misteremma.com. Ah oui, il s’agissait aussi, paraît-il, de la 7ème édition du Yulbiz bruxellois…

Donc commençons par ce qui a pu marquer les esprits hier soir au Mirano, lieu de rencontre hebdomadaire entre les geeks les plus passionnés et les curieux au sujets des technologies numérique. Le site internet Misteremma.com fêtait ses 5 années d’existence. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce site propose des séquences vidéos de rencontres entre le proprio et différentes célébrités avec lesquelles il parle de tout et surtout de rien. Le site propose également depuis peu des séquences cinémas dans lesquelles Mister Emma critique en compagnie de Nicolas Gilson quelques sorties cinés avec l’objectif en 2010 de s’axer sur le cinéma belge.

Il a ensuite été aussi question de gagner des cadeaux : des packs Nivea, des t-shirts GTA, des bons d’achats J & Joy et sans doutes d’autres délicieux cadeaux que j’oublie. Tout ça comment ? Grâce à un blind test sur les jeux vidéo. Je suis parti avant ce moment d’anthologie, mais selon l’organisateur, cela fut assez bordélique. Par ailleurs, en guise de premier prix d’un concours de baiser de cinéma, il était également possible de gagner un GSM Nokia avec abonnement Cherry. A part ces concours, on a pu jouer au nouveau GTA, on a pu boire du Malibu et se dandiner sur de la musique commerciale qui allait trop fort.

Après cette description, vous vous demandez peut-être ce que cet événement avait comme rapport avec le Café Numérique. Et bien, relisez mon premier paragraphe. Il s’agissait également d’une soirée Yulbiz ! Le Yulbiz, comme l’a très bien expliqué Vincent de 1MD malgré le brouhaha ambiant, c’est une rencontre informelle de blogueurs, d’entrepreneurs du web et de passionné de ces nouveaux outils de communication. L’événement est originaire de Montréal mais s’est à présent exporté dans le monde entier.

C’est sans doute pour cette raison que, dans la salle, en plus des serveuses Malibu « barely legal » (je ne sais plus de qui est l’expression, qu’il se manifeste si il veut se la voir attribuée) selon eMich et les « peoples » (ou pas) qui tentaient de rivaliser, il y avait aussi des gens, un peu perdus, qui étaient là pour échanger plus que des mondanités mais aussi des expérience en tant que blogueur (ou lecteur de blog), des conseils plus techniques ou plus littéraires. Il faut bien avouer que cet objectif n’a pas été atteint, l’ambiance ne s’y prêtant guère…

Qu’à cela ne tienne, le Café Numérique ne peut pas toujours réussir tous ses événements ! Mais le retour à une formule plus classique la semaine prochaine (2 décembre) sera certainement l’occasion pour tout un chacun de faire la connaissance avec l’organisation. On y parlera en effet des cadeaux de Noël, depuis le choix du cadeau (un smartphone est-il un bon cadeau de Noël ?) jusqu’à son achat sur la plate-forme Ebay (avec Julien Brasseur, un représentant de l’entreprise pour un exposé peut-être plus théorique mais également un exposé plus pratique de Quentin De Meuter, rédacteur sur Enchères et en Blog). Le 9 décembre, le sujet sera la loi Hadopi et le droit d’auteur. Vous pouvez de toute façon suivre l’actualité de cet événement sur leur site internet.

Le hip-hop est un style musical particulier. Si à une époque, les DJ’s semblaient tenir la vedette aux côtés des MC’s, à l’heure actuelle, c’est plutôt les producteurs qui les ont remplacés. C’est ainsi qu’une personne aussi peu charismatique que Timbaland a pu devenir une star planétaire grâce à la production de quelques stars du hip-hop puis de la pop. La comparaison n’est pas gratuite quand on s’attaque à Diplo. Si le bonhomme est loin d’avoir atteint la même notoriété que son bon ami américain, il suit une trajectoire montante qui pourrait l’amener au même point. Petit retour sur quelques projets du monsieur…

Mixtape et solo

En 2004, Diplo sort un album solo après quelques mixtapes. Cet album, Florida, est un véritable manifeste de son style, un croisement entre le hip-hop américain et baile funk brésilien. Il a réellement contribué à la popularisation des styles sud-américains aux US. Personellement, je trouve le résultat pas spécialement accessible et assez inégal, même si on sent une richesse et surtout un son personnel et novateur.

M.I.A.

La carrière de Diplo va réellement décoller en 2005 lorsque la chanteuse Sri-lankaise M.I.A. va l’approcher et lui demander de produire sa musique. En deux albums, Diplo va pouvoir faire connaître au monde son style, d’abord à la critique par le premier album de M.I.A resté assez confidentiel, ensuite au grand public avec le second album qui a pu en plus profiter de la notoriété du film « Slumdog Millionaire » qui met en avant son titre « Paper Plane ». A partir de là, Diplo va être invité à mixer le numéro 24 de la célèbre compilation Fabric.live et va être fort demandé pour remixer de nombreux artistes plutôt indépendants (Hot Chip, Spank Rock, Daedalus, CSS…) ou mainstream (Kanye West, Gwen Stephany, Justin Timberlake,…).

Mad Decent

Fort de ces petits succès et disposant apparemment encore de temps, il lance son propre label, Mad Decent, où il invite indifférement des artistes brésiliens de baile funk et des rappeurs américains indépendants. Avec ce label, il produit des podcasts et des mixtapes ainsi que des compilations tout en essayant de donner une visibilité à certains artistes pas nécessairement connu.

Santogold et Amanda Blank

Pas de quoi remplir les caisses, d’autant plus qu’il participe très régulièrement à des actions caritatives. Diplo va pourtant pouvoir profiter de quelques collaborations très fructueuses. La première qui vient en tête est évidemment Santogold qui prend la place de M.I.A. dans les révélations de l’année. On peut quand même admirer Diplo qui a placé M.I.A. dans le coeur des critiques en 2008 et leur refait le coup en 2009 avec Santogold ! Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Diplo produit également l’album d’Amanda Blank, une dame surtout connue pour ses apparitions dans les disques d’un peu tout le monde. Il sort là un album beaucoup plus assagi, beaucoup plus commercial, mais toujours très efficace.

Major Lazer

A côté de ces projets de production plus « mainstreams », Diplo se lance également dans un projet en duo avec son comparse Switch sous le nom de Major Lazer. Il s’agit ici de quitter un peu le brésil pour se rendre en jamaïque et pondre un album reggae/dub/electro/hip-hop très inspiré par la couleur locale. Le résultat est assez dansant, déroutant de vulgarité par moment, mais pas désagréable. En 2009, il sort également une compilation de ses remixs qui manque un peu de consistance malheureusement (entre un remix de Britney Spears et de Spank Rock, difficile de faire le lien).

Et après ?

Difficile de savoir vers quoi va se tourner notre ami Diplo pour la suite. On sent une envie de rester honnête au travers de projets comme MadDecent ou Major Lazer, mais on voit aussi poindre le moment où Madonna lui demandera de produire son album. Je suivrai donc avec plaisir la suite de sa carrière (sur Twitter par exemple) sans idolatrie mal placée mais avec une petite tendresse pour ce producteur encore hors normes.

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Début septembre, certains membres du gouvernement français et une partie de la population trésaillaient : le jeu sur navigateur allemand pennergame débarquait en version française sous le nom clodogame.fr. Comme le nom l’annonce, le jeu vise à vous mettre dans la peau d’un SDF parisien qui va tout faire pour gagner du fric et devenir le plus grand SDF de la ville des lumières. Cynique, vulgaire, dégradant ? J’ai pu tester longuement le site et je me dois de modérer ces propos.

L’idée sous-jacente dans les principales critiques du jeu sont liée à l’idée que le jeu se moquerait du sans-abris, maintiendrait des amalgames douteux entre pauvreté et vol et saperait le travail de sensibilisation d’associations de terrain (voir ici et par exemple).

Or, si le jeu rend en effet la vie de SDF plus drôle qu’elle ne l’est en réalité, elle la rend aussi complètement irréaliste. Le jeu n’a pas pour but d’offrir une simulation réaliste du triste destin des personnes à la rue. Les mécanismes de jeu sont assez simples et adaptés à plein de situation, le choix du décor est purement esthétique (et marketing), ce qui amène des situations rocambolesques. Un personage de clodogame gagne principalement sa vie en ramassant des tickets de métro, avec lesquels il va pouvoir se payer une girafe et un petit château à Versaille ! L’absurdité de la simulation devrait déjà écarter toute les critiques liées à une quelconque moquerie des SDF : il est impossible de ne pas se rendre compte que les personnages de clodogame n’ont absolument rien en commun avec le vécu d’un SDF.

Maintenant, c’est vrai que certaines actions du jeu peuvent renforcer certains stéréotypes : les autres manières de gagner de l’argent pour un personnage de clodogame sont de commettre des délits (là aussi, assez irréalistes) ou d’attaquer d’autres personnages. Si il est vrai qu’on ne peut pas généraliser cette criminalité du SDF, il faut quand même reconnaître que la petite criminalité (vol et racket par exemple) est souvent liée à la pauvreté. C’est tout à fait logique et je ne vois pas en quoi il est révoltant de reconnaître ce lien. Cela ne veut pas dire que tous les pauvres ou les SDF sont des criminels, bien évidemment, mais l’existence d’une criminalité plus forte dans les milieux défavorisés me semblent être une vérité acquise.

Dès lors, plutôt que de tenter de lutter contre ce jeu, pas toujours de très bon goût, mais loin d’être aussi choquant et dérangeant que certains médias et hommes politiques l’ont présenté, pourquoi ne pas profiter de cette vitrine pour sensibiliser à la problématique des sans-abris. L’éditeur du jeu le fait déjà en Allemagne où il incite les joueurs à effectuer des dons à des associations d’aide aux sans-abri. Il a promis de prendre la même direction sur sa version française si le jeu trouve son public. S’il y a bien un domaine où l’Etat devrait agir, c’est en forçant un peu la main de l’éditeur dans cette direction afin de faciliter la collaboration entre cet éditeur alemand et les ASBL françaises qui pourraient profiter de la notoriété de la plate-forme pour améliorer la leur.

Quand au jeu lui-même, il est loin d’être parfait : traduction française assez approximative et incomplète, des erreurs de codage, une interface pas très claire et assez moche douclée d’un mécanisme de jeu qui n’est absolument pas original. On ne peut même pas dire qu’on attache tant d’importance que ça au contexte choisi. C’est typiquement le genre de jeu où vous jouez par habitude, sans y penser, qui demande peu d’investissement tout en vous permettant de progresser suffisamment vite et en vous offrant des objectifs à sufisamment long termes pour que vous restiez accroché. Rien de transcendant donc, mais pas plus mauvais que la plupart de ces « jeu de navigateurs ».

Je viens d’échouer pour la quatrième fois à l’examen pratique pour l’obtention de mon permis de conduire. J’ai donc maintenant acquis une certaine expérience de ce type d’examen. Et une révélation m’est apparue : réussir son permis de conduire, c’est un peu comme réussir une campagne de communication marketing.

Une question de détails, pas de chance

La première chose que m’a dite mon instructeur après l’annonce de mon échec, c’était quelque chose comme « putain, je comprends pas pourquoi on arrive pas à la réussir, ce permis, quand je vois tous les pains qui réussissent ». Il a ensuite évoqué quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la malchance. Mais moi, je ne crois pas à la malchance. Je crois à la maîtrise. C’est un peu la même chose en communication marketing : tu peux lancer une campagne sans avoir une idée très claires des objectifs, des cibles et des moyens pour arriver à toucher cette cible pour atteindre tes objectifs. Tu peux faire une campagne en te disant que ça a l’air pas mal et qu’avec un peu de chance, ça va cartonner. En fait, tant que tu ne maîtrise pas les détails et les moindres tenants et aboutissants, tu n’arrives à rien. C’est vrai que les paramètres à évaluer et régler sont tellement fins et tellement nombreux que régler au point juste cette myriades de variables se rapproche de ce qu’on appelle la chance. Il s’agit en réalité d’una maîtrise magistrale avant tout.

Comme pour le permis, en fait. Bien sûr, la petite vieille arrêtée au bord du passage pour piéton que te ne laisse pas passer aurait pu s’engager comme toute personne normale, ou elle aurait pu être 50 mètres plus loin, mais elle était là, et tu dois t’arrêter. C’est ce genre de mini-détail qui dépendent de beaucoup de variables, effectivement, qui conditionnent la réussite d’une examen de permis de conduire.

Une question d’argent

Mais en fait, tout cela est finalement une belle réflexion qui s’éloigne de la réalité et du paramètre le plus important : l’argent. En communication marketing, même si l’ingéniosité peut éventuellement compenser le manque de moyen, on sait que la présence de gros moyen compense à coup sûr (ou presque) le manque d’ingéniosité. Quand on peut dépenser des millions pour des spots télé et de l’affichage géant, bien sûr, on préfère que ce soit réglé au millimètre. Mais même si ça ne l’est pas, on sait que ça marchera. Parce qu’avec le nombre d’exposition auquel tu vas soumettre ta cible, tu peux être certain qu’elle va mémoriser et peut-être même comprendre ton message.

Le permis de conduire, c’est la même chose. Tant que tu as de l’argent pour repayer ton passage de permis, la voiture de ton auto-école et les heures supplémentaires qu’on t’oblige à prendre pour avoir le droit de repasser, tu peux y aller et le passer autant de fois que tu veux. Il y aura bien une fois où la petite vieille se sera arrêtée pour parler à une amie 20 mètres avant. Certains diront que c’est injuste (beh oui, là, je dois être à 2000 euros de frais pour passer mon permis, tout le monde les a pas), et je ne les contredirais pas. Mais bon, en même temps, un système d’évaluation unilatéral sans aucune possibilité de recours et de défense comme c’est le cas à un examen de conduite, c’est par nature injuste.

Une question de résultats supericiels

Là, on arrive à ce qui m’énerve vraiment, en fait. Que ce soit dans le marketing ou le permis de conduire. Dans le marketing, la résultat d’une campagne est généralement très mal mesuré. En particulier les campagnes web. On mesure l’exposition, le nombre d’impression, le nombre de clics et éventuellement l’influence sur la perception de la marque, dans les meilleurs cas. C’est vrai que pour le client, dire que ton film viral que tu as payé pas trop cher a été vu 200.000 fois, c’est cool. Que ça n’ai eu aucune influence sur les ventes, sur la circulation en point de vente ou même sur les intentions d’achats, ça, on ne soulève pas trop la question.

Pour le permis de conduire, c’est la même chose. A chaque fois, tu peux faire un examen « pas mauvais », tu peux « ne pas avoir de problème à maîtriser ton véhicule », tu peux « ne pas du tout être dangereux », ce qui compte, au final, c’est que tu te sois arrêté pour la petite vieille qui de toute évidence n’allait pas s’engager sur le passage pour piéton. Peu importe le résultat final (que tu ne sois pas dangereux pour toi et pour les autres), ce qui compte, c’est le respect de règle. Quand on voit les dangers publics sur la route, qui ont eu leur permis au premier essais, on peut se poser des question sur ce système d’évaluation.

Bref, vous l’aurez compris, je suis pas spécialement content. Même si je reconnais mes erreurs, je commence réellement à l’avoir mauvaise. D’autant plus que je ne suis loin d’être un fervent défenseur de la voiture en ville et que je souhaite principalement obtenir mon permis pour faciliter ma recherche d’emploi. En tout cas, mon permis, il m’aura couté plus que mon premier hypothétique salaire…

Les médias sociaux, Facebook et Twitter les premiers, attirent depuis maintenant de nombreux mois les projecteurs des médias. Il semble donc logique que le regard des entreprises finissent par s’enflamer pour ces nouveaux outils de communication. Le salon Cocoon fait partie de ces entreprises belges au faîte des tendances. Mais est-ce que l’utilisation de ces outils est optimale ? Analysons…

Il faut bien avouer que Cocoon ne fait pas les choses à moitié : des grands panneaux publicitaires dans tous le pays avec, en bas du panneau, la phrase « suivez twitter.com/cocoonexpo et gagnez ». Pas écrit très grand, mais immanquable de la fenêtre de ma chambe. Il me semble, mais je peux me tromper, qu’il s’agit pour la Belgique de la première campagne d’affichage grand format qui mette en avant un compte Twitter. J’entends déjà les évangélistes du web glousser de bonheur. Mais il serait intéressant de prendre un peu de recul par rapport à cette stratégie.

Selon le dossier envoyé aux candidats exposants, le salon a accueilli plus de 90.000 visiteurs en 2008. Le nombre de compte actif sur Twitter en 2007  était estimé à 2000. En comptant une augmentation de 500% en 2 ans (c’est envisageable, même si c’est peut-être optimiste), on arriverait à l’heure actuelle à 10.000 comptes Twitter actifs en Belgique. On peut donc se demander si l’utilisation d’une plate-forme qui accueille environ 10% en nombre de l’objectif de fréquentation du salon est une bonne idée. Quand bien même la population de Twitter serait particulièrement dans la cible du salon, généralement, on utilise des supports de communication électronique susceptibles de toucher plus de gens que notre cible. Néanmoins, l’idée de faire suivre le compte pour offrir des cadeaux me semble une assez bonne idée : les gens choisissent de dialoguer avec vous parce qu’ils savent qu’ils peuvent y gagner quelque chose.

Bref, je suis très curieux de connaître la réflexion stratégique qui a poussé à indiquer le compte Twitter sur l’affichage du salon. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et jetons un coup d’oeil au résultat concret. Et là aussi, on peut se poser quelques questions… Tout d’abord, les chiffres : 16 following / 20 followers / 26 tweets. C’est négligeable ! Quand au contenu, il est principalement néerlandophone (2 tweets sur 26 en français) et renvoie principalement à la page Facebook. Pas de dialogue, pas de concours pour gagner quoi que ce soit, contrairement à ce qu’annoncé sur l’affiche. On peut pas dire que la présence sur Twitter soit un point fort du salon. Du côté du compte Facebook, par contre, c’est un peu mieux. La possibilité de venir gratuitement un jour au salon en s’inscrivant à un événement, un compte qui répond aux questions qui lui sont posées sur son Wall, du contenu régulièrement posté,… Ca reste assez néerlandophone, mais c’est plus équilibré, et les contenus importants sont traduits (même si il est clair que le compte est géré par une ou des personne(s) néerlandophone(s) uniquement). Bref, on se demande pourquoi ne pas avoir fait la promotion du compte Facebook (qui bénéficie en plus tout à fait des nouvelles adresses personnalisées) plutôt que du compte Twitter sur les affiches, d’autant plus que c’est le cas sur le site de l’événement.

C’est bien beau de critiquer, me direz-vous, mais quoi améliorer alors. Il est d’abord important de se demander si le choix de Twitter était pertinent. Personellement, vu la développement actuel du marché en Belgique, je ne crois pas. Néanmoins, je crois au potentiel de Twitter comme support de dialogue et de promotion d’événements. Mais celui-ci doit alors s’accompagner d’une présence sur l’événements, d’un rappel du compte et d’un hashtag destiné à l’événements de façon a inciter les visiteurs à mettre en ligne leurs propres contenus et avis. Le compte peut ensuite servir à entamer le dialogue avec les visiteurs, à promouvoir certains contenus intéressants. Là, on est réellement dans une utilisation sociale du média alors qu’on est resté plutôt dans une utilisation type « espace publicitaire » dans ce cas-ci. Cela peut encore convenir pour Facebook, mais avec 600 fans de l’événement, on est encore loin du succès de foule et d’un aspect véritablement communautaire…

Malgré toutes ces critiques qui montrent que cette présence sur Twitter est peut-être loin d’être optimale, le fait qu’une entreprise ou qu’une agence se soit intéressée à l’outil et ai décidé à un moment de lui donner une place importante dans sa stratégie (même si cela n’a pas été assumé par la suite – d’autres exemples de ce type suivront prochainement sur ce blog à mon avis) est un signe qui montre que le service Twitter va finir par devenir un support sur lequel on finira par déployer des stratégies marketing pour y capter l’audience et la transformer en clientèle. Prêt pour la déferlante ?

Avant toute chose, ceci est (sensé être) un post sponsorisé par Buzz Paradise.

Je n’ai pas l’habitude de réaliser des articles de commandes, mais j’ai trouvé le sujet suffisamment intéressant pour m’y attarder. On m’a en effet demandé de commenter la dernière campagne des sacs Eastpack. Et comme je trouve la marque Eastpack intéressante d’un point de vue marketing et la réalisation de cette dernière campagne pas trop mal, je crois que j’ai de quoi écrire un petit article…

Pour ceux qui l’ignoreraient, Eastpack est une marque principalement de sacs à dos qui s’est construite une image de marque très forte en grande partie grâce à la consistance de sa stratégie. Construite autours de l’excellent baseline « Built to Resist », les campagnes d’Eastpack se sont depuis toujours déclinées autours de ce concept de manière très efficace.

Depuis 3 ans, c’est en compagnie de zombies que les sacs Eastpack montrent qu’ils résistent vraiment à tout. Et le succès de la campagne (apparemment) pousse la marque à continuer dans cette voie en la déclinant sous une forme plus sociale : c’est la campagne Zed & The Party Belt.

Une campagne donc principalement sur le net, basée sur un mini-site créé pour l’occasion (http://www.party-belt.com) soutenu par un groupe Facebook (http://www.facebook.com/partybelt) qui a l’air de pas mal marcher, un compte Twitter (http://twitter.com/zedpartybelt) qui ne marche absolument pas et surtout par une vidéo musicale que voici :

Le son ne vous fait pas penser à quelque chose ? Même si cela ne m’est pas venu immédiatement, une fois qu’on le dit, l’évidence apparaît. Le titre a été produit par John Stargasm, le leader du groupe belge Ghinzu. Les claviers, les voix, la batterie, tout fait en effet penser à un titre de Ghinzu. Cela donne au final un titre original de suffisamment bonne qualité pour valoir un coup d’oreille.

Si on peut se demander ce qui a poussé Stargasm a produite le titre de Eastpack (disponible sur iTunes et distribué par [PIAS], le plus gros distributeur belge indépendant), il faut bien admettre que cela donne une classe particulière à la campagne, et un petit attachement nationaliste au résultat. Par ailleurs, le profil Facebook est géré assez bien par la marque (même si avec à peine 4000 fans, c’est pas encore le succès total) tandis que Eastpack se retrouve associé à pleins de valeurs positives : bons sons, proximité et toujours dans la mouvance du « Built To Resist ».

Bref, une campagne sympathique de laquelle j’ai pris plaisir à parler.

Edit : On me souffle dans l’oreillette (merci @kedis) que John Israël dit Stargasm, dont le premier métier est la communication avant la musique, aurait comme premier client de sa boite la marque Eastpack. Cela explique beaucoup de chose…