Archives for the month of: octobre, 2009

J’ai donc assisté, comme toute la twittosphère belge, et rien qu’elle, à la troisième édition de l’AndroïdParty dans le cadre du Café Numérique mercredi dernier (28 octobre). Je vais vous en proposer un petit debriefing, même si, je vous rassure, je ne vais pas devenir le blog officiel du Café Numérique en commentant chaque édition…

Arrivé sur place, les gens sont en train de prendre un verre attablés, et l’ambiance est plutôt sympa. Les organisateurs se sont bien débrouillés avec des écrans partout qui affichent en live les tweets qui concernent l’événement. Le temps de boire quelques bières (dont le prix avait été diminué par rapport au BetaGroup), de discuter avec @janosizoltan, @gregone et @jacopogio de Storytlr, et les présentations commencent. Le public est moins importante qu’au BetaGroup, moins important qu’à la seconde édition de l’AndroidParty (mais il n’y avait pas de téléphone HTC à gagner) mais il a le mérite d’être intéressé par le sujet.

C’est @seynaeve qui nous dresse un petit historique de la téléphonie mobile et d’Androïd. Présentation sympathique pour les quelques néophytes dans la salle, même si je pense qu’ils étaient extrêmement peu nombreux.

Vient ensuite Belgacom (qui a franchement des couilles pour se pointer dans ce genre de lieu, entre l’enquête de Test-Achat et Vendetta) qui nous présente son système de paiement Ping-Ping. Il s’agit apparemment d’une plate-forme de paiement mixte via SMS mais également via des puces NFC. Je crois beaucoup plus d’ailleurs aux paiement par puces sans contacts, même s’il est clair que cela ne pourra se développer que lorsque tous les GSM seront équipés en série de ce style de puce.

Belgacom va nous présenter également une application Androïd de mesure du traffic data. Honnêtement, on s’est tous un peu demandé ce que ça foutait-là alors qu’on estime que c’est le genre de service qui doit être natif dans un appareil. Ils parleront aussi d’une application en développement et, tout ce que j’en ai retenu, c’est qu’ils utilisaient des captures d’écran d’iPhone pour montrer de quoi ça aurait l’air.

La salle se sépare ensuite en deux. Les vrais geek qui vont écouter @emich présenter le processus de développement d’une application Androïd et les faux geek (comme moi) qui vont participer à une table ronde généraliste sur les téléphones Androïd. Les représentants de Belgacom, faux geek aussi, assistaient à cette table-ronde, celle-ci a donc immédiatement dérivé sur les coûts du traffic data mobile en Belgique, ce qui n’était pas le but. Néanmoins, on a pu parler un peu marketing, un peu utilisation du net sur le mobile. Belgacom a quand même soutenu qu’ils n’étaient pas plus chers que les autres pays, que c’était la situation qui est différente, alors qu’il est quand même clair que c’est faux et qu’ils sont plus chers pour la simple raison qu’il ne vont pas baisser les prix par pure bonté d’âme !

La soirée s’est terminée pour moi en nourissant @marievh de biscuits et en quittant la discussion un peu tôt pour des raisons de réveil le lendemain. En tout cas, ce qui me semble clair, c’est que la présence de Proximus sur ce genre de lieu est dans l’ensemble assez bénéfique pour leur image, et que c’est même à se demander pourquoi les opérateurs eux-même n’organisent pas ce genre d’événements.

Comme vous devez commencer à la savoir, je cherche actuellement à offrir mes services à un employeur. Et depuis un moment, mes convictions sur la recherche d’emploi ont nettement évolués. En grande partie grâce à une formation qui se finit aujourd’hui et qui m’a fait un bien fou en même temps de m’avoir offert des compétences qui me seront utile tout au long de ma carrière. Pas de recettes miracles, mais quelques impressions qui forme peut-être un bilan.

  • La recherche d’emploi, une question de vocabulaire

Source : http://vial.david.perso.neuf.fr/SITE/Index.html

Je ne suis pas chômeur. Actuellement, je ne touche aucune allocation de chômage, grâce au formidable système des stages d’attentes. De toute façon, je ne chôme pas. Je ne suis pas non plus demandeur d’emploi. Ce sont les entreprises qui demandent les services des travailleurs, moi, je leur offre les miens. Je ne suis pas non plus chercheur d’emploi, je suis simplement un professionnel qui souhaite offrir ses services à l’entreprise qui pourra le plus en bénéficier afin de moi-même en retirer un bénéfice pécuniaire, certainement, mais pas uniquement. Au-delà de l’impact positif que ce vocabulaire peut sans doute avoir sur la perception que de l’employeur, c’est également l’utilisation de ce type de vocabulaire qui me permet de changer ma propre perception, mais également mon attitude.

  • Savoir, savoir-faire, savoir-être

Quel que soient les parcours de chacun, tout le monde développe des savoirs (les connaissances), des savoirs-faire (les compétences) et des savoirs-être (les qualités). Pouvoir s’approprier ces éléments, reconnaître leurs limites, mais également leur étendue, c’est primordial pour connaître les fonctions que l’on n’est pas capable d’exercer, mais surtout celles pour lesquelles ont a une véritable valeur ajoutée. Quand ce panorama est dressé, les métiers se déroule alors devant vous comme une évidence. Mais pour découvrir nos connaissances, compétences et qualités, cela demande une réflexion longue et profonde sur notre parcours, sur ce que l’on a pu considérer comme des échecs et sur ce qu’on pense être nos plus belles réussites, sur nos expériences négligées et nos fonctions sur-évaluées. C’est long, quelque fois douloureux, souvent frustrant, mais c’est le seul moyen pour pouvoir offrir ses services à ceux qui sont susceptibles d’être intéressés.

  • Motivation y croutons

La motivation est une nébuleuse insaisissable, et pourtant indispensable. Car entre quelqu’un qui offre ses services pour le simple fait d’en tirer rémunération et quelqu’un qui les offre car il croit réellement à ce qu’il a à donner à son employeur, la différence se mesure au taux d’embauche. Mais la motivation est multiple, et nécessite elle-aussi une profonde réflexion. Est-on motivé par une fonction, par un secteur ou par un employeur particulier ? Peut-être les trois… Et dans ce cas là, si les savoirs, savoirs-faire et savoirs-être suivent, c’est que vous êtes la personne que l’employeur doit choisir. Dommage, il ne le sait pas encore…

  • Accouchement de quinquaillerie
Source : http://lataverneabsurde.blogspot.com/2009/03/tome-1papa-poule-en-action.html

Source : http://lataverneabsurde.blogspot.com/2009/03/tome-1papa-poule-en-action.html

Il ne vous reste donc plus qu’à faire passer le message. Mais pour convaincre, votre charisme ne suffira pas, vous aurez besoin d’outils. Curriculum Vitae et lettres de motivation sont les plus connus, l’entretien d’embauche également. Pourtant, si plus ou moins tout le monde a une idée de ce à quoi ressemble ces outils, il faut en avoir manié un efficace pour se rendre compte tout l’impact que la qualité de ces outils. Comme ces tournevis qui ont tous l’air identiques, alors que certains fonctionnement pourtant nettement mieux que d’autres. Mais il faut la sortir, l’efficacité, de ce bouillonement de connaissances et compétences que vous vous êtes découvertes. L’accouchement peut être un déchirement (au sens figuré, je vous rassure), mais il vaut la peine. Car c’est la porte d’entrée vers l’entretien et le moment où, enfin, votre charisme pourra entrer en scène.

  • Google Wave attendra…

A moins que votre maîtrise des moyens de communication moderne vous évite de passer par la case CV. Je ne parle pas d’outils de collaboration très avancés, mais simplement… du téléphone ! Alors que le mail a re-popularisé la communication asynchrone, il est bon de se rappeler qu’un média riche et synchrone permet de faire passer une nettement plus grande quantité d’information. En faisant passer les bonnes, l’employeur n’a même plus besoin de se retrouver devant des feuilles dactylographiées, il en aura entendu plus que ce dont il a besoin pour avoir envie de vous rencontrer. Le téléphone est donc la clef de voûte quand un professionnel souhaite offrir ses services à un employeur, par le simple fait d’offir un contact nettement plus direct. Bien sûr, il faut passer les barrages des réceptionnistes et des secrétaires, et encore plus le barrage de sa propre timidité, renforcé par nos habitudes de communication. Mais quand la première faille dans le barrage est détectée, il faut peut d’effort pour que le fleuve de nos motivations, savoirs, savoirs-faire et savoirs-être se déverse sur l’employeur (sans le noyer, bien sûr, juste pour lui offrir la petite baignade rafraichissante dont il avait besoin…)

  • 3 semaines

Non, ce n’est pas le temps que vous mettrez pour trouver un emploi, mais le temps nécessaires pour parcourir le chemin que je viens de vous ébaucher. Cela vous semble peu ? A moi aussi, et ça l’est d’ailleurs. Ca vous semble beaucou ? Moi aussi, mais c’est l’illusion de ceux qui pensent que dans la recherche d’emploi, tout est avant tout question de chance. Alors, oui, moi, universitaire, titulaire d’un master en information et communication, j’ai passé trois semaines à apprendre comment chercher un emploi. Et j’en suis fier et heureux. Car mon emploi, je le trouverai parce que l’employeur aura vu en moi une valeur ajoutée, pas un plan d’embauche et parce que j’aurai vu dans l’employeur quelqu’un a qui j’ai envie d’offrir le meilleur de moi, pas le moyen de consommer plus. Si vous êtes intéressé, cela se passe à la guidance Recherche Active d’Emploi d’Actiris. Et si mes services vous intéressent (notamment par rapport à ce profil de fonction), n’hésitez pas à me contacter !

Je n’en ai pas beaucoup parlé, mais le Botanique nous offre un début de saison exceptionnel cette année. Entre Au Revoir Simone, We Have Band, Passion Pit et autres Grizzly Bear, les Handsome Furs de ce samedi 24 octobre peuvent passer pour des petits inconnus. C’est sans compter l’expérience de la scène évidente de la moitié masculine de ce duo, issue du groupe Wolf Parade.

Source : citypaper.com

Source : citypaper.com

Handsome Furs, c’est donc un duo à la scène comme à la ville (promis, après, j’arrête les figures de style éculées), et ça se sent (et ça se voit aussi). Il y a une complicité et un échange entre les deux musiciens qui font plaisir à voir. L’homme est à la guitare et au chant, la femmes aux clavier et machines. Sur scène, difficile de faire plus épuré : trois micros, une guitare à même le sol, un plateau de machines, tout cela respire bon l’esprit punk / Do it yourself. Cela se confirme à l’écoute de la musique : riffs de guitare sursaturée et rythmique électronique oscillant entre le martial et l’épileptique renvoie une énergie simple de bonne augure. Mais cela pourrait vite lasser (et surtout peu se démarquer de la concurrence – T. Raumshmiere entre autres) si cette énergie n’était pas dirigée par une sorte de mélodisme pop psychédélique dans les nappes de claviers et le chant, renvoyant par moment à MGMT, Metronomy ou même Klaxons. Cela donne une musique punk/pop qui peut dérouter mais qui emporte l’adhésion grâce à son évidence.

Source : thelineofbestfit.com

Source : thelineofbestfit.com

Sans compter le charisme des deux comparses sur scène : chaque morceau est accompagné de sa petite anecdote assez drôle avant de le commencer tandis que pendant qu’ils jouent, leur musique se répercutte sur leurs mouvements ce qui offre un balai assez impressionant dans la Rotonde du Botanique. On peut éventuellement regretter la relative brièveté de leur apparition (moins d’une heure), mais cela s’explique par une toute aussi relative brièveté de l’oeuvre du groupe. Et dans ces cas-là, on préfère toujours le condensé efficace à l’étirement via des reprises ou des titres inédits souvent inaboutis.

Au final, un très chouette concert où chacun y trouve son compte, des fans de mélodies pop à ceux plus branché sur l’énergie. A recommander, même si ils risquent de ne pas repasser tout de suite en Belgique, et que leur version album ne bénéficie pas de leur très chouette présence scénique qui a quand même beaucoup joué sur l’impression qu’ils ont donné.

Pour écouter : http://www.myspace.com/handsomefurs

Ce mercredi, c’était le Betagroup 13. Mais c’était aussi (ou peut-être surtout) l’ouverture inaugurale du Café Numérique. Ca suffit largement pour un post de blog, ça…

D’autant plus que cette 13ème édition du Betagroup était un peu particulière vu qu’elle se déroulait au Mirano. Cet ancien cinéma reconvertit en boite est le lieu qu’a choisi le Café Numérique pour établir son camp de base hebdomadaire le mercredi. Même si le Betagroup n’est pas amené à se donner chaque mois dans le cadre du Café Numérique, l’occasion était bonne de profiter du cadre magnifique du lieu pour tenter d’offrir un autre visage que les couloirs de l’ULB à cet événement. Un autre visage, et une autre ambiance aussi. Si certains semblent penser que le Mirano offre un cadre plus approprié au networking et aux dialogues entre entrepreneurs et inverstisseurs, d’autres regrettent le manque d’adaptation de la sono et un public moins attentif qu’à l’ULB. De l’avis de l’organisateur, il manquait un côté un peu geek buveur de bière en canette qui fait, c’est vrai, en grande partie le charme du Betagroup. Qu’à cela ne tienne, nous avons quand même pu voir en démonstration les 5 traditionelles start-up mensuelle (elles ne sont pas nécessairement dans leur ordre d’apparition, mais cela ne doit pas être loin !)

1) Symbioz
Apparemment, le créneau de la géo-localisation doit être hyper rentable, parce que le nombre de start-up se lançant dans ce business est impressionant. Symbioz fait partie de celles-ci. Ce qui est proposé, c’est une géo-localisation en temps réelle via le GPS de votre GSM sous Androïd. Ces données sont stockées sur serveurs, ce qui permet de pouvoir retrouver vos parcours mais également votre vitesse et votre altitude [edit: et ce, depuis votre inscription]. Si l’utilité du service pour un individu ne me semble pas très claire (il n’est même pas question ici de fonction sociale pour partager votre position en temps-réel avec votre réseau), le secteur visé est plutôt celui des transports routiers. Le problème, c’est que l’autonomie d’un GSM est nettement insuffisante pour permettre une utilisation professionelle et la boîte se penche dès lors pour le moment sur les possibilités de développer une sorte de « boite noire ». Mais dès lors, je ne perçoit plus nécessairement la pertinence du service par rapport à la concurrence qui ne doit pas manquer d’exister.

2) WonderGraphs
Le postulat de base de Wondergraphs est que les graphiques de Excell sont moches et compliqués à réaliser. Donc, on va proposer un service hébergé pour faire facilement de beaux graphiques. Même si le Cloud Computing devenait une tendance forte, je crois que les entreprises chercheraient néanmoins à centraliser leurs services, ne fut-ce que pour faciliter la gestion des contacts avec leur fournisseur. Et donc, disposer d’un outil uniquement pour faire des graphes me semble assez limité. Néanmoins, l’outil semble être performant et propose quelques fonctionnalités intéressantes (qu’il faudrait pouvoir tester en réel, puisqu’on a pu voir qu’une vidéo) notamment le fait de stocker vos comportements et de pouvoir proposer des mises en forme courantes en fonction du type de données des tableaux. L’interface est jolie, le résultat semble à la hauteur, il se pourrait donc même que ça marche. Souvent, ce sont les petits services qui peuvent avoir le plus de succès.

3) Babelway
Un autre « petit service », ou en tout cas destiné à un marché assez précis. Babelway propose un moyen de faciliter l’échange de donnée. Grâce à cet outil, vous pouvez formater un type de donnée transmis via un protocole particulier vers un autre type et un autre protocole. Par exemple, transposer des fiches de commandes d’un logiciel particulier envoyé sur un serveur FTP vers un format CSV classique envoyé sur un mail. Concrètement, cela permet à des fournisseurs de centraliser la réception de bons de commande sous un seul format dans un seul lieu plutôt que d’être dépendant du système de chaque client. Sans que le service soit particulièrement excitant (ni la présentation d’ailleurs), on peut supposer qu’il existe là des possibilités de développement, surtout avec une politique de pricing adapté à la taille de chaque client.

4) Getyoo
Getyoo, c’est un peu l’inverse de Babelway. C’est catchy et présenté de manière très vivante, mais cela n’a, selon moi, aucune chance de se développer. En gros, Getyoo, c’est un carte de visite électronique stockée sur une clef USB avec émetteur/récepteur de donnée NFC via une plate-forme privée. Les petits plus, ce sont l’environnement web sur lesquels sont stockées les données rapatriées, assez joli et social, mais également la possibilité de communiquer avec des tags qui serviraient à promouvoir des produits en fournissant du contenu (vidéo YouTube, bons de réduction) via la clef et le rapatriement sur l’ordinateur. Non, ce n’est pas une technologie basé sur le RFID ni Bluetooth (et donc ce n’est pas interopérable ni compatible avec d’autres systèmesen fait, ça utilise NFC, technologie qui vise à remplacer le RFID). Et puis surtout, la clef coûte 27 euros (ou 37 ?). Je vois mal comment la start-up va pouvoir atteindre la masse critique absolument nécessaire au fonctionnement de leur produit si ils se contentent de la vendre au détail. La seule issue que je vois serait de s’associer à des annonceurs ou des gestionnaires d’espaces publicitaires pour que ceux-ci financent en grande partie le déploiement de cette clef. De toute façon, cela nécessite un business model complètement différent, et même une approche différente dans la présentation du produit. Si ils visent un public pro, la présentation devrait être un peu plus professionelle (tout en gardant la dynamique). Bref, Getyoo, ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose (un peu comme The Peas Project ? Non, je suis méchant, là…)

5) Spezzle
Perdu dans Bruxelles, les deux gars de Spezzle (dont un super-geek) ont présenté leur service en dernier. Il n’aurait pas été totalement inutile qu’ils passent plus tôt pour bénéficier d’une salle plus calme et plus fraîche. Car honnêtement, je n’ai absolument rien compris de leur service (si ce n’est qu’il avait rapport au CMS Druppal). Dès lors, j’attends les explications des spécialistes afin de compléter cet article.

A part ces 5 start-ups, on a eu droit à une démonstration du « Surface » de Microsoft, une table tactile destinée au travail collaboratif mais sur laquelle il est possible de développer de nombreux autres services (celui qui nous était présenté était destiné à la chaîne de débit de boisson Belgian Beer Cafe). Je fais confiance à la machinerie marketing de Microsoft pour vous donner toutes les infos pertinentes au moment de sa sortie. Là, ils sont occupés avec Windows 7.

A côté des présentations, c’était l’occasion de revoir la clique des blogueurs belges et pouvoir discuter de plein de sujets, dont le Café Numérique qui semble disposer de forces vives pour le soutenir. D’ailleurs, ils vous donnent rendez-vous mercredi prochain (le 28 octobre 2009) pour l’AndroïdParty 3 et toutes les semaines suivantes pour un programme qui promet d’être varié (vous pouvez le retrouver ici). A part ça, on a cassé du sucre sur le dos de Proximedia (et franchement, je crois qu’on a eu raison), Mateusz a dévoilé son intention d’investir, Ramon est prêt à partir pour la Webmission à Séville et l’échevin de la Culture de Saint-Josse m’a déclaré sa flamme pour Schaerbeek. Le temps de boire quelques bières à 2,5 euros, manger l’un ou l’autre panini à 4,5 euros et se faire jeter dehors vers 11h30, et la soirée était pliée.

Cet article est lié à celui de l’ami @francbelge (http://www.francbelge.be/2009/10/21/usine-a-wave/) qui explore les aspects techniques de Google Wave. Vous trouverez sur cette page quelques prospections concernant les usages de Google Wave.

Le Pape a fait savoir il y a quelques temps ce qu’il considérait comme la plus grande révolution concernant la libération de la femme : la machine à laver. Et bien, si vous êtes un minimum attentif au web actuellement, les geeks ont nommé depuis peu la plus grande révolution du web et de la collaboration : Google Wave. Et bien, j’ai une nouvelle pour vous. Comme la machine à laver n’est pas ce que je retiens le plus dans le combat des femmes pour leur émancipation (il y a eu le droit de vote, par exemple), Google Wave n’est pas l’outil web qui va révolutionner la manière dont vous collaborez, que ce soit dans le cadre personnel ou dans le cadre du travail. Explications…

Logo Wave

Un bazooka pour abattre un cafard

Imaginons… imaginons que votre anniversaire soit dans deux semaines et que vous vouliez organiser une petite sauterie (une fête, quoi). Si vous êtes des gens bien moderne, vous allez utiliser Facebook pour prévenir vos amis via un événement où vous glisserez trois touches d’humour à deux francs , où vous inviterez 120 personnes et où une quinzaine se pointeront. Si vous êtes moins moderne, vous allez utiliser des SMS (vous en avez 10.000 gratuits tous les mois), téléphoner, envoyer des mails, des cartons d’invitation… Et bien tout ça, et les ennuis d’organisation insurmontables que cela comporte, c’est fini, grâce à Google Wave ! Car maintenant, vous allez envoyer une Wave à tous vos amis (enfin, ceux qui ont Google Wave, c’est à dire pas grand monde sauf si vous êtes un über geek qui n’a que des amis geek… bon, imaginons que ce soit le cas), intégrer un gadget permettant à chacun de confirmer sa venue et un autre permettant à tous d’obtenir l’itinéraire vers votre maison (ou la salle perdue le long d’une grand route que vous avez loué pour l’occasion, vous avez beaucoup d’amis geeks)… Et c’est tout ! Qu’est-ce que ça apporte en termes concrets à votre organisation ? Rien du tout ! Vous auriez utiliser Facebook (ou le téléphone, ou un mail, ou des cartons d’invitations) avec une carte, ça serait revenu pareil… Google fait certes beaucoup d’efforts pour faire croire que Wave va révolutionner la vie de tous les jours, mais en réalité, l’outil propose énormément de fonctionnalités qui n’ont absolument aucune utilité courante et qui se retrouve en plus de manière beaucoup plus simple d’accès et intuitive via d’autres services. Bref, utiliser pour de l’organisation personnelle, c’est comme utiliser un bazooka pour tuer un cafard : vous l’avez probablement eu, mais vous auriez utilisé du Baygon Vert, ça serait revenu au même.

Une libelluleUn bazooka pour tuer une libellule

Maintenant, certains défendent l’idée que Google Wave est avant tout un outil professionnel, que cet environnement très riche va trouver son sens dans des tâches lourdes nécessitant une forte interdépendance entre les personnes qui collaborent pour la réaliser. Peut-être bien, mais plutôt que de partir de pré-supposés, partons du concret et du quotidien de l’entreprise.

Si vous y jetez un oeil, il ne vous faudra pas longtemps pour constater ce fait très simple, la collaboration en entreprise, dans le vrai sens du terme, ça n’existe pas. Quelque fois, on peut observer un rassemblement extrêmement temporaire d’individu en vue de fournir un effort collectif. Mais c’est très rare ! Ce qui constitue la vie courante d’un bureau, c’est la rétention d’information, l’individualisme et la concurrence entre employés, souvent promue par la hiérarchie d’ailleurs. Dans cet environnement, les gens ne veulent pas partager leurs informations, leurs travaux, leurs résultats, car ils savent que ce sont ces informations qu’ils sont les seuls à posséder, ces résultats dont ils peuvent revendiquer seuls la paternité qui leur permettront de se distinguer quand l’heure de l’évaluation aura sonné.

Dès lors, l’utilisation de Google Wave me semble extrêmement compromise (au-delà du fait que le cloud computing est loin de faire l’unanimité), simplement parce que dans Google Wave, les informations qui sont partagées et travaillées en son sein perdent leur paternité, du moins dans le cadre d’une utilisation collaborative de l’outil. Il est (ou sera) tout à fait possible de l’utiliser comme un mail un peu plus riche en faisant fort attention de garder le contrôle sur ses données, mais alors on perd l’intérêt. De plus, si Google Wave venait à devenir la norme dans une entreprise en l’état, il est clair qu’il deviendrait également source de tension et de conflit. En voulant chasser la libellule de la collaboration au bazooka, il est probable que Google Wave manque sa cible beaucoup trop rapide,et abatte à la place quelques espèces en voie de disparition en dégât collatéral.

Mais au-delà de la situation, l’outil même rend quasiment impossible son utilisation en condition réelle (pas deux geeks qui collaborent pour écrire un article de blog croisé). Deux raisons principales à cela : sa modularité incontrôlable et l’impossibilité de modérer.

Là où Google Wave est impressionnant, c’est dans sa capacité unique à offrir des possibilités de messages très riches (images, sons, vidéos, cartes, programmes javascript,…) ou très pauvres (text-only) mais également synchrones et/ou asynchrones. Cette modularité a potentiellement le pouvoir d’amener des solutions très intéressantes pour la collaboration (en particulier dans le cadre des équipes virtuelles). Le problème, c’est que cette totale liberté dans la modularité implique de trouver un consensus sur la manière de l’utiliser. Quand on voit qu’il est déjà impossible d’obtenir un consensus sur la manière d’utiliser le mail (et pourtant, c’est quand même très basique, le mail), on se rend compte qu’il est impossible d’en trouver pour Wave. Concrètement, sans terrain d’utilisation commun, cela va donner naissance à des conflits et à une contre-productivité totale de l’outil.

Ce manque d’un terrain commun d’utilisation est encore plus renforcé par l’inexistance d’outils de modération. La comparaison avec le wiki est ici intéressante. A l’heure actuelle, plus aucun wiki, et encore plus dans un cadre de travail, n’est totalement ouvert. Il existe des « super-utilisateurs » qui sont les seuls à pouvoir modifier certains articles fondamentaux. C’est très clairement indispensable afin de garder une base de travail saine et donc de permettre à tous les collaborateurs de progresser dans la même direction. Avec Google Wave, c’est structurellement impossible, car il n’y a pas moyen de définir des droits sur les utilisateurs. Si la fonction read-only va probablement être implémentée, elle va concerner des waves et éventuellement des blips, mais ne sera pas dépendante des utilisateurs. Elle tue donc le principe même de collaboration. Sans cette possibilité de créer des droits pour les utilisateurs d’un blip, il n’y aura pas moyen de garantir des bases stables à la collaboration, la confiance tout en garantissant une efficacité dans la collaboration.

En bref, voilà encore un outil de collaboration d’utopistes communistes armés jusqu’aux dents avec des bazookas qui nécessitera beaucoup de maturation technique et une révolution culturelle mondiale.

PS : Cet article a été préparé à l’aide de Google Wave. L’esprit de contradiction !

Une conversation Wave

Vous le savez, je suis actuellement à la recherche d’un boulot. Depuis une semaine, je prends plus de recul par rapport à cette recherche notamment grâce à une formation donnée par la guidance Recherche Active d’Empoi d’Actiris. Déjà après 4 jours de travail, je vois plus clair dans mes compétences et dans ce que je peux offrir comme services à un employeur. Pour continuer ce travail de recherche, je vais de temps en temps poster sur ce blog un profil de fonction pour lequel j’ai un intérêt et pour lequel j’ai une valeur ajoutée à fournir. Le premier profil que j’ai choisi est le profil de Community Manager dans une entreprise de l’industrie culturelle, en particulier une maison de disque, et pour l’exemple, PIAS. Ce profil est bien évidemment fictif, mais si vous voyez passer quelque chose de similaire ou si vous recherchez vous-même quelqu’un pour ce type de fonction, n’hésitez pas à me contacter !

Employeur
[PIAS] Entertainment Group, département marketing, service communication

Fonction
Assistant Community Manager

Tâches à réaliser

  • Organiser la veille pour PIAS et rendre compte de l’évolution de l’image de PIAS sur Internet.
  • Développer la communauté autour de PIAS et de ses artistes.
  • Animer cette communauté en créant un dialogue avec ses membres au travers d’outils web et d’événements.
  • Favoriser le bouche-à-oreille autours de PIAS et ses artistes.
  • Mettre en place des actions de communication sur Internet.
  • Tenir informé le Communication Manager de l’évolution de la communauté.
  • Participer à l’élaboration et à la réalisation des objectifs du service de communication et du département marketing.
  • Participer à la maintenance et à l’évolution de la plateforme Internet de PIAS.

Profil

  • Minimum bachelier en communication/marketing/informatique.
  • Une première expérience concluante dans le domaine du community management ou du marketing sur Internet.
  • Trilingue Français/Anglais/Néerlandais.
  • Connaissance approfondie des outils web et des outils bureautiques. Une connaissance de l’HTML, du CSS, de Javascript et des CMS est un plus.
  • Organisé, dynamique, résistant au stress, communicatif, orienté client.

Conditions

  • CDI à temps-plein.
  • Horaires flexibles, prestations possibles pendant les week-end et les jours fériés.
  • 1900-2100 euros brut.
  • Chèques-repas, smartphone, assurance hospitalisation, remboursement des frais de transport.

Voilà donc un premier profil de fonction pour lequel j’ai une grande affinité mais également les compétences nécessaires. Je suis passionné par la musique et par l’industrie musicale, travailler dans le cadre d’un label de musique indépendant, mais également simplement d’une entreprise dans le secteur du divertissement m’intéresse tout particulièrement, notamment parce que je trouve que le marketing de ce type de produits est un défi mais aussi un travail valorisant.

En tant que titulaire d’un master en communication des entreprises et des organisations, j’ai acquis une vision globale et des compétences globales en communication marketing. Par ailleurs, tout au long de mes stages, de mes activités bénévoles et de mon mémoire de fin d’étude, je me suis particulièrement formé dans le domaine des outils du web social. De la promotion et l’animation d’une communauté pour le Cercle de Journalisme et Communication à la mise  en place d’un processus de veille et la rédaction d’une analyse pour l’entrée de Carrefour Belgium dans le web social, j’ai approché la plupart des tâches liées au Community Management.