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On ne peut pas le nier, “Les Ardentes” est devenu un jalon important des festivals belges, et ce en seulement 4 éditions. Réputation méritée et soutenue par le cru de cette année ? Je suis allé vérifier cela lors de la journée du samedi.

A l’arrivée, petit tour du site, vraiment très aéré. Un peu trop dans l’après-midi, il donne l’impression d’être vide, seulement occupé par de très nombreux stands de sponsors et de vendeurs de nourriture très variée. On a parfois l’impression d’être à une foire au boudin, avec accessoirement l’un ou l’autre concert dans un coin.

Mais venons-en à la musique justement. Mes premiers émois sonores viendront d’une découverte : “John & Jehn”. C’est que ce duo guitare/basse est assez accrocheur. Il n’y a rien à faire, une fille qui joue de la basse, ça a beaucoup de classe. La musique post-punk “d’époque” marche pas mal sur certains titres. Dommage qu’un batteur n’accompagne pas le duo de cordes, cela donnerait sans doute plus d’énergie à un live tout à fait maîtrisé.

Je rejoints ensuite la foule nombreuse pour écouter « Yoav« . L’artiste multinational donne ce qu’on attend de lui : une perfection technique et des jolies chansons. Je reste pourtant assez froid par rapport à cette démonstration de maîtrise impressionnante, mais qui trouve sa place plutôt dans mon salon que sur une scène.

Je quitte donc avant la fin pour rejoindre « Joakim« . En live, il joue plutôt rock et il est particulièrement habile pour “faire foirer” ses titres. Des morceaux qui commencent de manière classique mais finissent généralement en délires électro-rock kitsch et surchargés. C’est jouissif et original, même si le manque de communication avec le public qui s’attendait de toute évidence à autre chose empêche l’ambiance de décoller.

Je cours ensuite assister au concert de ma tête d’affiche de la journée : “Peaches”. Pour ma première rencontre en live avec la plus si jeune dame, elle n’a pas failli à sa réputation. Elle donne un show certes pseudo-sulfureux mais certainement pas pseudo-énergique, se lançant dans la foule et sur mes lunettes dès le troisième titre. Musicalement ? Rien de plus que sur les albums. C’est basique, un peu provoc’ et ça marche.

Juste le temps de passer écouter la fin du set de « IAMX » qui ne surprend plus personne (si ce n’est peut-être par son état pitoyable sur scène), et je dois reprendre le dernier train vers Bruxelles en maudissant la SNCB de me priver du live de Tricky.

En résumé, une chouette découverte (John & Jehn), une confirmation (Joakim), un bon show (Peaches) et beaucoup de déjà vu pour un festival qui va malheureusement trop souvent piocher des artistes qui ont beaucoup tournés et qui manquent peut-être d’originalité.

Un petit tour d’horizon musical :

Découvrez la playlist Ardentes avec Peaches

Les photos du concert de Peaches par @Kmeron :

Je viens de mettre la main sur l’album de remix de Thom Yorke, sorti principalement au Japon comme le Com Lag de Radiohead. Et je me dis que je vous en parlerais bien, parce qu’on y trouve malgré tout des morceaux pas inintéressants. Mais les allergiques à la voix du bonhomme peuvent passer leur chemin !

Un album de remix, c’est toujours difficile à évaluer. Faut-il le comparer à l’original ? Faut-il tenir compte de la qualité des morceaux de base ? En tout cas, ici, difficile de juger sur la cohérence, vu les origines très variées des remix proposés.

L’album s’ouvre en effet sur un remix de “And it rained all night” réalisé par Burial et se referme sur une version par Cristian Vogel de “Black Swan” en passant par Modeselektor ou Four Tet. On remarque néanmoins une tendance vers des styles aux basses puissantes renvoyant vers le dubstep et le trip-hop.

Le morceau de Burial a à priori l’air alléchant, d’ailleurs, Burial étant quand même une valeur sûre de la nouvelle scène anglaise. Et point, disapointement total, pas de sub-basses qui explosent tout et, à la place, une section rythmique très sèche en avant-plan, qui devient vite très pompante. Bon, on voit qu’il tente d’installer une ambiance, pourquoi pas, mais bon, à par justement servir de fond sonore, on voit pas trop dans quelle situation écouter le titre.

Heureusement, les deux morceaux suivants rattrapent le coup. D’une part, Surgeon qui renforce de façon assez simple le sentiment d’urgence du titre “The Clock”, d’autre part The Bug qui explose “Harrowdown Hill” en section rythmique et voix de Yorke échoïsée. Un peu rétro, pas méga-original, mais de bonne facture.

Arrive ensuite le remix de “Skip Divided” par Modeselektor, qui devait bien ça à Thom depuis qu’il était venu poser sa voix sur le titre “The White Flash” de leur deuxième album. Aux premiers beats, on ne peut pas se tromper, on retrouve réellement le style de Modeselektor, et ça fait plaisir, parce que du coup, le morceau a vraiment un style et une âme.

S’en suit les inévitables Four Tet, groupe qui a sans doute des mérites, mais pas celui de me plaire, avec tous ces instruments… J’ai l’impression que ça finit toujours par sonner comme une fanfare. C’est suivi du morceau “Cymbal Rush” revu par un certain The Field, nouvelle sensation du label Kompakt apparemment, et qui réussit à rendre le morceau mortellement chiant, genre le pire de la minimal !

Les trois derniers morceaux sont assez pénibles, si ce n’est le remix de Various, qui est un de ceux que je préfère de la scène dubstep anglaise, justement parce qu’ils ne se limitent pas au dubstep. Le titre est coincé entre les deux versions de “Black Swan” par Vogel, qui sont assez lourdingues. La première est totalement inintéressante, où Vogel rajoute du bruit derrière le morceau original, la seconde a le mérite de proposer une autre version de la chanson, mais sans réussir à rendre ça juste bien. C’est prise de tête, pour le fait de l’être.

Au final, un album de remix relativement moyen, sauvé par quelques titres (le Modeselektor, le The Bug, le Various et dans une moindre mesure le Surgeon) mais qui ne fait rien d’autre que creuser le sillon tracé déjà bien profondément par l’album original.

En musique :

Découvrez la playlist The Eraser RMXS avec Thom Yorke

[Vu la demande frénétique du monde entier, et surtout de ma colocataire adorée, je poste ici les différents articles que j'ai écrit dans le cadre d'un concours pour le télé-moustique. Veuillez donc excuser le décalage temporel de ces articles.]

Dans le monde merveilleux du cinéma, il est primordial de ne pas sous-estimer l’importance des bandes-annonces. Car si des films assez moyens bénéficient d’une très bonne audience grâce à un teasing réussi, certains films sympathiques peuvent rater leur public à cause d’une bande-annonce loupée. Ce sera sans doute le cas du premier film de Riad Sattouf (dessinateur de bande dessinée), “Les Beaux Gosses”.

Car non, ce long métrage adolescent n’est pas une simple version française des buddy movies américains à la “American Pie”, ce qui serait une entreprise vouée à l’échec. C’est pourtant ce que le film promo peut laisser croire. L’idée est de suivre les péripéties amoureuses de deux ados boutonneux de 14 ans. Alors, forcément, cela donne des scènes gags de l’ado qui s’entraîne à “rouler des pelles” devant son miroir ou encore des scènes typiques de lycée. Mais heureusement, “Les Beaux Gosses”, cela n’est pas que cela.

Alors, oui, il faut le reconnaître, les personnages sont caricaturaux, taillés pour se transformer en blagues ambulantes. Vincent Lacoste (Hervé) et Anthony Sonigo (Camel) campent d’ailleurs avec beaucoup de réussite les deux anti-héros losers du film. On se serait néanmoins vite lassés si le réalisateur n’avait pas réussi à insuffler une sorte de réalisme dans ses situations et surtout une évocation puissante des sentiments adolescents. On ressent et on croit à cet idéalisme de jeunes gens autant qu’on souffre de la cruauté dont ils peuvent faire preuve. S’il est difficile de s’identifier aux personnages trop caricaturaux, on pourra néanmoins se sentir proche de ce qu’ils ressentent, de leurs questions et de leurs difficultés, car nous les avons traversées et nous ne les avons pas toujours dépassées.

Maintenant, on n’est pas face à un chef-d’oeuvres de l’image cinématographique, et une vision DVD pourra contenter les plupart des cinéphiles, mais il est a noter que la musique par le groupe Flairs est très réussie, autant sous influence pop sixties que french touch à la Air.

Certes, on peut regretter que les personnages féminins n’aient pas bénéficié du même traitement que les personnages masculins (le point de vue du film est tout a fait centré sur celui des “garçons”). Mais cette comédie dépasse largement la moyenne des comédies françaises en allant bien plus loin qu’une série de gags que laissait présager la bande annonce. Dans ce film, vous ne trouverez pas un humour comparable au controversé “Bienvenue Chez les Chtis”. On peut espérer que cela en réconciliera certains avec les comédies issues de l’Hexagone.


La fameuse bande-annonce :

Comme vous aurez pu le constater (ou pas), je n’ai pas été très actifs ces derniers temps sur ce blog. C’est un doux euphémisme pour dire que je n’ai rien foutu. Mais j’ai des circonstances atténuantes…

J’ai passé le mois dernier à écrire un mémoire de fin d’étude, mémoire que j’ai terminé et rendu hier, en grande pompe. Ce mémoire traitait de l’utilisation des outils du web 2.0 (ou web social si vous préférez les termes qui ne sont pas galvaudés) au sein des équipes virtuelles (et plus particulièrement afin d’améliorer la gestion de conflits). Sujet ô combien essentiel à la survie de l’humanité… Mais j’en ai tiré une certaine satisfaction et quelques conclusions que j’ai l’arrogance de considérer comme pas complètement stupides. Si ça vous intéresse, vous pouvez me contacter, je vous en fournirai une copie (électronique, entendons-nous bien). Par ailleurs, je risque de recycler certaines parties intéressantes de ce travail sur ce blog, sous la forme de quelques billets. Vous m’en excuserez à l’avance.

Donc, vous pourriez croire que je suis de retour et que mon rythme de publication frénétique (hum…). Que nenni ! Car je me prépare à partir en vacances dès ce vendredi, dans les contrées calcinées de la Provence. Mais bon, j’espère reprendre un rythme de publication plus régulier dès le début du mois de septembre, après mon déménagement, non plus sous le statut d’étudiant en communication des entreprises, mais sous celui de chercheur d’emploi dans ce même domaine. Ca promet !

En attendant, bonne vacances !