Archives for the month of: juin, 2009

Stratégie de communication Le Routard Textile (done)
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Examen de communication corporate (done)
Défense de communication marketing (50%)
Rapport de stage (85%)
Mémoire (35%)

Ca fait plaisir de voir que ça a avancé, même si l’avancement est pas encore tout à fait satisfaisant…

On va faire d’une pierre, deux coups, en parlant du deuxième opus de Bat For Lashes en même temps que de son concert qui date déjà un peu mais qui m’a marqué, le 15 juin à l’Orangerie du Botanique.

Je ne suis pas un fan de la petite Natasha Khan, et même si j’aimais bien son premier opus Fur And Gold, je n’en ai pas fait une jaunisse quand je n’ai pas pu avoir de place pour son concert originalement programmé dans la Rotonde. Mais finalement, vu le succès de la petite dame, on la verra à l’Orangerie, et je peux me procurer la dernière place (niak niak, désolé pour ceux qui n’en ont pas eu après moi) pour aller voir son folk hippie gothique.

Et grand bien m’en a pris, je crois que j’ai assisté au meilleur concert de mes Nuits, en concurrence avec Thunderheist le lendemain. Passons sur la première partie, le pop-rock à deux guitares et voix totalement anecdotique de Dan San, pour nous concentrer sur la belle Natasha. Pas de corps, pas de visage, mais belle d’esprit. Elle rayonne sur scène, gambadant comme un faon dans la forêt, ici habitée par des icônes christiques et des idoles d’animaux. Son groupe est totalement dans le délire, l’imagerie est en place.

Je n’avais pas encre écouté Two Suns avant le concert et j’y allais donc à la découverte du nouvel album. Excellente idée, car les morceaux tirés de ce second opus m’ont paru beaucoup plus solides en live que ceux tirés du premier. A l’exception près de « What’s a girl to do » et « Horse and I« . A quoi est du cette réussite ? Assurément aux arrangements des percussions particul!èrement percutants – quelle bonne idée de renforcer les beats électroniques par une batterie acoustique, ou inversement – mais aussi grâce à la voix de Natasha Khan, qui assure sans vouloir faire la diva, ce qu’elle n’est pas.

C’est donc dans une optique résolument positive que je me suis acheté Two Suns (sur Amazon UK, 7 livres). L’album s’ouvre sur le titre « Glass« , formidable, qui place la barre très haut d’emblée. Ce qui rend la suite difficile, la balade piano/voix « Moon And Moon » n’étant pas vraiment à la hauteur. On peut ensuite citer le premier single « Daniel » qui fait le boulot, sans être aussi excellent que la version live jouée aux Nuits. La deuxième partie de l’album est dans l’ensemble plus réussie, avec « Pearl’s Dream« , « Two Planets » tout en percussions ou « Good Love« .

Mais c’est seulement après la deuxième écoute que je me suis rendu compte que cet album n’était pas un simple album de pop où chaque chanson est une fin en soi. La force de Two Suns est dans son ensemble, à mi-chemin entre les délires celtiques de Sinead O’Connor et la pop déglinguée de Björk. J’admets néanmoins être beaucoup plus sensibles aux morceaux plus centrés sur les percussions qui bénéficient décidément tant en live qu’en album d’un soin particulier.

En bref, ce n’est pas parfait, comme pour le premier opus, mais si on prend la peine de rentrer dans cet univers musical, on appréciera la cohérence de l’ensemble. J’ai en tout cas bon espoir pour la suite de la carrière de Natasha Khan, car cette musique ne fait pas que surfer sur une forme de mode, mais propose réellement un univers.

Two Suns

Bon, on va pas se voiler la face, l’étude, assez superficielle, de mon cours de communication corporate ne m’a servi à rien pour mon examen. Par contre, cela a éveillé en moi une question : quelle est la place des outils du web 2.0 dans le lobbying ?

Cette question doit être séparée en deux volets, dont le premier sera traité ici. Il s’agit tout d’abord d’étudier la place que pourrait prendre les outils du web social au sein même des structures de lobbying. Je vais surtout m’intéresser aux structures des lobbys européens, puisque ce sont les seules que je connaisse. Le second volet sera d’évoquer l’utilisation de ces outils pour une communication entre ces structures de lobbys et leurs cibles, que ce soient les institutions européennes, les médias ou le grand public.

La question de l’utilisation en interne des structures de lobbying d’outils du web 2.0 peut sembler peu pertinente. Il serait tout à fait possible de ne pas différencier cette question de celle liée à n’importe quelle organisation. Néanmoins, les structures quelques fois particulières des associations européennes de lobby soulèvent quelques considérations particulières.

Ainsi, même si on commence à remettre en cause cette manière de fonctionner, il est bon de rappeler que les principales structures de lobbys industriels sont des associations très hiérarchisées. Ce sont souvent des organismes qui rassemblent des associations professionnelles nationales, elle-même rassemblant les grandes entreprises nationales du secteur concerné. Ces méga-structure dont la seule force est la représentativité sont totalement inadaptée à l’utilisation d’outils du web social. Leur flexibilité est quasiment nulle et la nécessité de trouver de respecter une forme de hiérarchie et de trouver des compromis entre de nombreux acteurs très divers rend impossible la mise en place de wikis ou de blogs sans provoquer une guerre de tranchées. Et même si ces outils permettaient de développer des positions communes, il est fort probable que celle-ci seraient remises en cause par leur manque supposé de légitimité.

Mais ces structures monolithique ont montré leurs limites au niveau du lobbying européen et une évolution profonde est en cours dans ce milieu. On voit donc émerger des structures plus flexibles et fondamentalement différentes. Ainsi, les structures transversales et crées sur des dossiers spécifiques et temporaires deviennent petit à petit courantes. Cette forme de structure se rapproche indubitablement d’équipes virtuelles. Autours d’un sujet particulier, des experts (les lobbyistes sont fondamentalement des experts, où en mandatent pour leurs dossiers souvent très techniques) se penchent sur des solutions précises et techniques. Ils viennent d’entreprises et d’organisations différentes (industries, associations de consommateurs, ONG,…) et effectuent un travail de traitement d’information. Les outils collaboratifs de traitement de l’information devraient sans aucun doute constituer un atout formidable pour ce type de structure. Du wikis interne au partage d’informations via du social bookmarking, les outils du web 2.0 peuvent même participer à une réduction importante des coûts. La collaboration virtuelle intensive que permet ces outils va rendre les nécessités de déplacement moins importantes, mais surtout va ouvrir la porte à l’intégration d’experts extérieurs bien plus éloignés de Bruxelles au sein des réflexions qui vont animer la structure.
De plus, les problèmes très clair de Knowledge Management que posent ce type de structures temporaires pourraient en partie être traité par une utilisation intelligente des outils de collaborations de nouvelle génération et permettre une meilleure conservation et partage non seulement dans l’équipe même du projet, mais aussi avec d’autres équipes qui pourront se servir des réflexions déjà émises dans leurs propres travaux.

Bien sur, tout cela est avant tout une question d’évolution des modes de fonctionnement. Mais il semblerait que cette évolution est actuellement en cours. Et il me semble qu’il ne serait pas nécessairement stupide de réfléchir à ces nouveaux outils de collaboration qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’évolution des pratiques de lobbying vers plus d’efficacité. Peut-être que cette question n’intéresse que moi, mais si vous avez un avis, il m’intéresse énormément vu que ce que j’évoque ici sont de simples réflexions sans m’appuyer sur une quelconque expérience !

Le doute n’est plus permis, les 90’s sont de retour en grâce. Je ne parle pas de la compilation “I Love The 90’s” (quoique) mais il y a un ensemble de signes qui ne trompent pas. Les dernières sensations hip-hop comme Yo Majesty ou Thunderheist font délicieusement penser au hip-hop/électro “oldschool” de nos années 90 (Run DMC et autres Technotronic en tête). Mais plus que cela, les sons “trance” si décriés en ce début du XXIème siècles semblent eux-aussi redevenir fréquentables (ils n’ont jamais cessé de l’être pour les fans de Milk.inc). En témoigne nos compatriotes flamands de The Subs qui proposent dans leur premier album Subculture une musique en équilibre entre les sons Nu Rave/Dance Punk, french touch 2.0 et hardstyle. Un mélange original qui, si il ne fait pas dans la finesse, délivre son cota d’énergie brute.

Le titre d’ouverture “Music Is The New Religion” donne le ton avec cette montée trance, son beat un peu quelconque mais renforcé d’une rythmique assez compressée et d’une voix légèrement punk. Le clip, un brin provoquant à la manière du fameux clip de DemonYou Are My High”, renforce encore la sympathie qu’on peut avoir pour le groupe. Mais, en toute honnêteté, je ne crois pas que c’est dans ce créneau là, prolongé par le morceau “Kiss My Trance” assez explicite en terme d’influences, que The Subs délivre le meilleur. Il faut aller chercher le titre “My Punk” qui, sans oublier les petites montées acid, envoie nettement plus. Et on ne s’y trompe plus avec la reprise de “Breathe” de The Prodigy qu’ils réussissent à moderniser ce que les Prodigy eux-même semblent incapables de faire vu la qualité franchement passable de leurs deux derniers albums. “F**k That S**t” vient mettre tout le monde d’accord en trouvant le meilleur équilibre de l’album entre ses nombreuses influences.

Evidemment, Subculture est totalement dispensable et ne va pas révolutionner la musique électronique. Mais pour ceux qui, comme moi, en ont marre des sons de Justice et de la clique “Ed Bangers” et ne veulent pas du retour de la minimal (même si le dernier Guy Borrato est excellent, j’en parlerai sans doute), cet album est un oasis dans le paysage de plus en plus formaté de la musique électronique dansante.

Vous pouvez écouter des extraits de cet album sur Blip.fm (via le lecteur intégré dans ce blog)

Vidéo de « Music Is The New Religion »